mercredi 26 juillet 2023

Le 126e régiment d'infanterie (1944-1945)

Créé en octobre 1944 à Brive, le 126e RI est placé sous les ordres du commandant Maurice Passemard, avec le chef de bataillon Antoine Chassaing comme chef d'état-major. Au 12 janvier 1945, Passemard est toujours à la tête de ce corps qui a quitté la Corrèze pour l'est de la France, avant de céder son commandement au lieutenant-colonel Louis Godefroy. 

L'état-major sera complété par le commandant Louis Lorre, chef d'état-major, le médecin-commandant Apollon Mathey, les capitaines A. Chassaing, Paul Roux, Joseph Soleilhavoup et le lieutenant Albert Manneville.

Le 1er bataillon a été formé par un bataillon de marche du 26e RI parti le 21 décembre 1944 de la caserne Bugeaud (Périgueux) pour la caserne Brune (Brive-la-Gaillarde). Officier d'active venu de Dordogne, le commandant Jean Poumarède, 33 ans, est le chef de bataillon. Il est secondé par le capitaine adjudant-major Xavier Vial. La 1ère compagnie a été formée par le groupe Collic, de Dordogne Sud. Elle est commandée par le capitaine Guy de Clarens. Le groupe Cerisier (32e bataillon) de Dordogne Sud se transforme en 2e compagnie (lieutenant Jean Forie). L'ordre de bataille du I/126e RI est complété par la compagnie de bataillon (capitaine puis lieutenant Gustave Robillard, issu du II/126e RI), la 3e compagnie (lieutenant Yves Villemin), la 4e compagnie (capitaine FTP Claude Bordichon) et la 5e compagnie (lieutenant Lucien Nigg).

Dans sa première formation, le II/126e RI est sous les ordres du commandant André Mansuy, qui a pour adjoint le commandant Henri Brochet. Les compagnies sont commandées par le lieutenant Charles Rondo (compagnie de commandement), les capitaines Jacques Boivert (1ère), J. Soleilhavoup (2e) et André Roussel (3e), le lieutenant Maurice Collet (4e) et le capitaine Georges Montbazet (5e). Puis le jeune commandant Serge Asher, 24 ans, prend la suite de Mansuy. Il s'agit du fameux colonel Ravanel. Le capitaine Jezequel est adjudant-major, le lieutenant Mas commande la CB, le capitaine Kubler la 6e compagnie, le capitaine Lianas la 7e, le capitaine Rousseau la 8e, le lieutenant Boisvert la 9e, le lieutenant Montbazet la 10e.

Le commandant Besse est d'abord à la tête du 3e bataillon. Le commandant Guérin et le capitaine Parisot sont ses adjoints. La compagnie de commandement est dirigée par le lieutenant Bergman, la 1ère compagnie par le capitaine Gros, la 2e par le lieutenant Trousse, la 3e par le capitaine Pons, la 4e par le capitaine Meunier et la 5e par la capitaine Chrétien. Puis Besse passe comme capitaine adjudant-major sous les ordres du commandant Raoul Berenguer, la CC étant confiée au lieutenant Guérin, la 11e compagnie au sous-lieutenant Gros, la 12e au lieutenant Chrétien, la 13e au sous-lieutenant Pons, la 14e au capitaine Forestier, la 15e au lieutenant Trousse. 

Séjour en Alsace

6 janvier 1945 : la 3e compagnie du I/126e RI quitte Brive-la-Gaillarde pour le Nord-Est.

12 janvier 1945 : les effectifs du régiment sont de 2 286 hommes.

31 janvier 1945 : la 5e compagnie (I/126e RI) arrive à Sélestat.

3 février 1945 : le régiment est rattaché à la 1ère DMI, et cantonne à Heidolsheim, Ohnenheim et Sélestat.

30 mars 1945 : le III/126e RI est relevé à Marckolsheim par le II/35e RI, avant de prendre part à la Campagne d'Allemagne.

La campagne d'Allemagne

Rattaché à la 9e division d'infanterie coloniale, le 126e RI passe le Rhin à partir du 3 avril 1945. En fin d'après-midi du 4 avril, il est à Karlsruhe. Deux jours plus tard, le soldat André Vaillant (3e compagnie) est mortellement blessé par une patrouille ennemie. Le 7 avril, le caporal Corentin Guegueirat (4e compagnie) meurt, touché par deux balles de pistolet-mitrailleur. Il y a des victimes également à Thomasof. Le 8, le sous-lieutenant Amédée Parentin (5e compagnie du 1er bataillon) est blessé par un tir de mortiers, tandis que le soldat Pierre Fernand tombe à son poste de combat.

Le 9 avril 1945 est un jour de deuil pour le régiment : le III/126e RI perd sept tués, deux disparus et seize blessés en attaquant Spessart, qui n'est occupé que le lendemain. Les soldats Jean Peuch, Jean Recondo, Marcel Rouanne, Charles Sardenne, Stéphane Stroywass, ainsi que les nommés François Roughie et Segarro (selon le JMO du bataillon) sont les victimes de cet affrontement. D'autres éléments du régiment ont pris, le même jour, Langensteinbach (où René Flon, est mortellement blessé) et Spielberg

Puis, les 11 et 12 avril 1945, le régiment prend une part active à la conquête de Rastatt, objectif de la 9e DIC et du 81e RI. La ville est furieusement défendue. Le journal des marches et des opérations de la 5e compagnie du I/126e, commandée par le lieutenant Lucien Nigg, rend compte, à la date du 11 avril 1945 : "A midi, nous rentrons à Muggensturm où la population était sur les portes et fenêtres en agitant des mouchoirs blancs." Puis ces soldats poursuivent leur progression en direction de Rastatt : "vers 20 h, le pont est sauté, nous nous formons en point d'appui fermé sur l'autostrade." 

Le lendemain, "vers 8 h, tout le [1er] bataillon fait mouvement et nous occupons Niederbuhl." A la 5e compagnie, le sergent Pierre Berroyer a été mortellement blessé, les soldats Jean Gouzilh et Charles Barrou ont été blessés. Le JMO de la 3e compagnie du I/126e RI rapporte ainsi l'attaque de Rastatt : "Installation à 14 h sous un violent barrage de mitrailleuses. 17 h : la 3e et la 2e section font un nettoyage d'un côté de la ville, la 3e section se fait sérieusement accrocher. Nombreux tirs de canons, mortiers, mitrailleuses." Les combats du jour ont coûté au I/126e RI deux tués et 23 blessés (dont le capitaine Baudiche, commandant la 4e compagnie), mais Rastatt est prise. En nettoyant les bois environnants, la compagnie Villemain fait 37 prisonniers.

Puis, le 15 avril 1945, le I/126e RI se porte sur Baden-Baden.

A l'issue de la Campagne d'Allemagne, ce régiment de Corréziens et de Périgourdins déplore 21 tués et 130 blessés.  

Sources : archives du 126e RI, GR 12 P 22, Service historique de la Défense.

Etat des morts du 126e RI (1945)

Adjudant-chef Lucien Lestienne, 27 ans, le 5 mars 1945 (blessures). 

Charles Arenz, 20 ans, le 17 février 1945 ; Jean-Louis Tarzia, 24 ans, le 24 février ; Félix Laval, 22 ans, le 21 mars ; Georges Delezoide, 23 ans, le 1er avril ; Heinrich Leroux, 19 ans, le 5 avril ; Paul Mauconduit, 20 ans, le 5 avril (blessures) ; André Vaillant, 19 ans, blessé à mort le 6 avril ; Louis Bessou, 25 ans, le 7 avril ; Marcel Bissaud, 21 ans, le 7 avril ; Pierre Chaumeil, 22 ans, le 7 avril ; Antonio Hernandez, 23 ans, le 7 avril ; caporal Corentin Guegueniat, 24 ans, le 7 avril ; Fernand Pierre, 18 ans, le 8 avril ; Raymond Gire, 17 ans, le 8 avril ; Jean Peuch, 22 ans, Jean Recondo, 21 ans, Marcel Rouanne, 21 ans, Charles Sardenne, 21 ans, Stéphane Stroywass, François Roughie, et Segarro, le 9 avril ; René Flon, 23 ans, blessé à mort le 9 avril ; Jean Nuques, 20 ans, le 9 avril (blessures) ; capitaine Fernand Taurisson, 32 ans, le 9 avril (blessures) ; Jean-Marie Cazal, 22 ans, le 11 avril ; Roland Le Bars, 19 ans, le 11 avril (blessures) ; Pierre Denoyer, 21 ans, le 11 avril ; René Allin, 21 ans, le 13 avril ; Pierre Lagueyrie, 17 ans, le 13 avril (blessures) ; Henri Theyssier, 22 ans, le 16 avril (par accident) ; Jean Mathivaud, 21 ans, le 24 avril (blessures) ; Marcel Auton, 20 ans, en avril ; André Buge, 19 ans, le 2 mai (accident)

mardi 30 mai 2023

Le 67e régiment d'infanterie devant Dunkerque et Saint-Nazaire (février-mai 1945)

Historique du régiment d'après les informations recueillies pour l'écriture du tome 2 de "Volontaires de l'an 1944", Lionel Fontaine, 2021. 

1er février 1945 : création officielle du 67e RI avec trois bataillons mis sur pied sur le territoire de la 2e région militaire (Picardie), sous les ordres du lieutenant-colonel Augustin Bern :

. I/67e RI (commandant Amédée Bouquerel) créé le 1er septembre 1944 à Compiègne (Oise) sous les appellations de Bataillon de sécurité n°67/1 puis de Bataillon 1/2 d'infanterie légère. 

. II/67e (capitaine Louis Pruvot), issu des bataillons 8/2 et - en partie - 9/2.

. III/67e RI (capitaine Auguste Le Pape), formé avec des volontaires des bataillons 3/2, 6/2 et 9/2.

Le régiment sera dispersé entre les Poches de Dunkerque et de Saint-Nazaire.

4 février 1945 : arrivée à Nantes des II et III/67e RI.

8 février 1945, Saint-Nazaire : le III/67e relève le 17e BCP dans le sous-secteur de Saint-Etienne-de-Montluc.

10 février 1945, Saint-Nazaire : le II/67e, venu de Sedan, relève les I et II/93e RI.

11 février 1945 : alors cantonné à Bernay (Eure), le I/67e monte en ligne devant Dunkerque. 

17 février 1945, Saint-Nazaire : "au cours d'une patrouille effectuée par la 14e compagnie sous le commandement du sous-lieutenant Lemoine, le caporal Christian Bocquet et le soldat Roland Brocheton sont mortellement blessés par l'explosion d'une mine. Le sergent Eugène Coqueret est également blessé" (JMO du régiment).

25 février 1945, Dunkerque : "Au cours d'une patrouille conduite par le lieutenant Moizard, commandant la 3e compagnie, dans la direction de Notre-Dame-des-Neiges, dépendant de la commune de [Téteghem], la pointe de la patrouille composée du lieutenant Moizard, de l'adjudant Alfred Dehaye et du caporal Pierre Choutt a été violemment prise à partie par les éléments ennemis retranchés dans une ferme isolée. Le lieutenant Moizard ayant été blessé à la cuisse de deux balles dès le début de l'engagement, l'adjudant Dehaye et le caporal Choutt s'employèrent à protéger la retraite de leur commandant de compagnie. Peu après, l'adjudant Dehaye était vu tué d'une balle dans la tête et le caporal Choutt ne pouvant être retrouvé était porté disparu" (JMO du I/67e RI).

23 février 1945, Saint-Nazaire : les adjudants Marcoux et Lebegue, le caporal-chef Marcel Devulder, du III/67e RI sont grièvement blessés par l'explosion d'une mine. Devulder décède à l'hôpital de La Perverie.

2 mars 1945, Saint-Nazaire : deux sections de la 1ère compagnie (lieutenant Jean Spicer) du III/67e RI relèvent deux sections de la compagnie Viguié du I/32e RI dans le sous-quartier de La Folaine (Cordemais).

3 mars 1945, Dunkerque : le capitaine Robin, commandant la 5e compagnie du I/67e RI, est blessé.

. Saint-Nazaire : Jacques Rousseau (13e compagnie du III/67e RI) est tué par l'explosion d'une mine au Temple-de-Bretagne.

5 mars 1945, Saint-Nazaire : trois soldats de la 11e compagnie du III/67e RI sont tués ou mortellement blessés au cours d'une patrouille au Temple-de-Bretagne, André Lourdez, Ernest Masseaux et Lucien Cottez, tous trois âgés de 19 ans.

6 mars 1945, Saint-Nazaire : violent bombardement du PC du III/67e RI au Temple-de-Bretagne. Les caporaux-chefs Antoine Lamotte et Christian Dumontier sont tués, le lieutenant Joseph Simon et cinq ssoldats sont blessés.

13 mars 1945, Saint-Nazaire. Décès à Machecourt de Serge Peronne, âgé de 17 ans et un mois. Deux sections de la 15e compagnie du III/67e RI sont relevées par une compagnie du II/32e RI.

14 mars 1945, Saint-Nazaire. Relevé par le I/93e RI, le II/67e RI gagne Rouans.

20 mars 1945, Saint-Nazaire. Relève du III/67e RI par le II/32e RI.

22 mars 1945. Décès à Machecoul de Robert Maqua.

25 mars 1945, Dunkerque. Le soldat Léonard Hognard est tué d'une balle de mitraillette à Coudekerque-Branche.

4 avril 1945, Saint-Nazaire. Les soldats René Baudet et Fernand Grimont, de la 3e compagnie du III/67e RI, sont tués dans un bombardement à Plessé.

5 avril 1945. Le III/67e RI relève les 5e et 6e bataillons des Forces françaises de Loire-Inférieure à Plessé.

7 avril 1945. Des éléments du II/67e RI commencent à monter en ligne au Temple-de-Bretagne.

12 avril 1945, Dunkerque. Le lieutenant André Calderon (2e compagnie) est mortellement blessé lors d'un bombardement au 88.

18 avril 1945. Le II/67e RI relève le 5e bataillon des FFLI dans le sous-secteur de Plessé.

19 avril 1945. Décès accidentel, à Plessé, de Joseph Narduzzi.

28 avril 1945, Saint-Nazaire. Le lieutenant Bernard Dupuis (7e compagnie) est mortellement blessé lors d'une reconnaissance.

1er mai 1945. Le chef de bataillon Cécil Goiran prend contact avec le II/67e RI dont il va prendre le commandement.

10 mai 1945. Les capitaines Martin, Sueur et Barriquand, le lieutenant Moizard, sont les "premiers à pénétrer dans Dunkerque" (JMO du I/67e RI).

Sources : archives du 67e RI, SHD, GR 12 P 14.

mardi 1 mars 2022

Le Régiment de Bourgogne


Le 35e RI (issu de la fusion du Régiment de Bourgogne, du 1er régiment de volontaires de l'Yonne et du Bataillon du Charollais) défile devant le colonel Coué. Illustration parue dans l'historique de la 14e division d'infanterie.


Le 27e régiment d'infanterie, ou 2e régiment du Morvan, est mis sur pied en septembre 1944 après la libération de Dijon, avec les FFI de Côte-d'Or. Il est confié au commandant René Alizon, dit Guy, chef départemental FFI.

Initialement, le régiment comporte quatre bataillons, respectivement commandés par le commandant Maurice Marandet, le capitaine Georges André, le capitaine Lucien Rebouillat et le capitaine Michaut. Au 11 octobre 1944, ses effectifs sont de 90 officiers, 16 aspirants, 243 sous-officiers et 2 145 gradés et hommes de troupe. Au 3e bataillon (Rebouillat), le lieutenant Radouan commande la 9e compagnie, le lieutenant Vregille la 10e, le capitaine Forêt la 11e.

Le 27e RI commence à quitter la Côte-d'Or le 30 septembre ou le 1er octobre 1944. Il se porte dans le Doubs, perd un premier tué (accidentel) le 11 octobre, puis assure des opérations de nettoyage.

Puis, fin octobre 1944 (le 28, selon certains documents), il est réduit de quatre à deux bataillons, sous l'appellation de Régiment de Bourgogne. Le capitaine Paul Loquin, qui était adjoint au 2e bataillon, devient chef du 1er bataillon (1ère compagnie, capitaine Jean Nasica, 2e compagnie, lieutenant Bernard Giraud, 3e compagnie, capitaine Henri Rejenet, 4e compagnie, capitaine René Chenevier). Ancien délégué militaire régional de la région D1, le commandant Jacques Davout d'Auerstaedt ("Ovale") est à la tête du 2e bataillon (5e compagnie du capitaine Henri Serré de Rivière, 6e compagnie du capitaine Jean-Michel Forêt, 7e compagnie du capitaine Max Forêt, 8e compagnie du capitaine Armand Salade). Le capitaine Rebouillat lui succédera. Enfin, le capitaine (ex-commandant) Marandet est à la tête de la compagnie anti-chars et du groupe-franc.

Rattaché à la 2e division d'infanterie marocaine (chaque compagnie renforce un bataillon de tirailleurs), le Régiment de Bourgogne se bat en Franche-Comté, en Alsace (il est très éprouvé à Bourbach-le-Bas), avant de former, le 20 janvier 1945, les 1er et 2e bataillons du 35e RI (Régiment FFI Bourgogne-Yonne). A l'issue des combats de la Poche de Colmar, il aura perdu 111 tués, 234 blessés et seize disparus. Puis ce sera la campagne d'Allemagne, au sein de la 14e division d'infanterie. 

Sur cette unité FFI, lire également le livre que lui a consacré le regretté Gilles Hennequin, "Le régiment de Bourgogne". 

Sources : archives du 27e RI et du Régiment de Bourgogne, Service historique de la Défense. 


lundi 3 janvier 2022

Sixième compagnie, 2e bataillon du 21e régiment d'infanterie coloniale, novembre-décembre 1944


Le soldat Jacques Dezavelle, capturé le 3 décembre 1944, évadé. (Photo DR).


La 6e compagnie du II/21e RIC n'a existé que durant moins de deux mois. Mise sur pied à partir du 4 octobre 1944 avec des engagés volontaires de Franche-Comté, des Vosges, de la Côte-d'Or, ou de la Haute-Marne, elle a disparu le 3 décembre 1944 lors d'une contre-attaque allemande dans la forêt de la Hardt, au lieu-dit Pont du Bouc. Selon le journal des marches et des opérations du régiment, les pertes, ce jour-là, ont été de treize tués, 137 disparus et 21 rescapés. Soit un effectif de 171 officiers, sous-officiers, gradés et hommes de troupe, auxquels s'ajoutent les cinq victimes des combats de novembre 1944. 

Grâce aux témoignages de trois vétérans de cette compagnie (Jacques Dezavelle, André Vaudois, Martial Villemin), nous avons essayé d'établir la composition de cette unité au moment de l'offensive dans le Doubs. Sauf mention particulière, ces hommes ont été tués, blessés ou pris le 3 décembre 1944.


1ère section

Sous-lieutenant Maurice Peltier (blessé, rescapé, tué en Allemagne).

Sergent-chef Joseph Damour (tué 21-11-44), sergent Arrighi (pris), sergent André Pierron (tué), sergent Lucas (pris)

Roger Barbier (pris, évadé, tué en Allemagne), caporal Bouard, Jacques Dezavelle (pris, évadé), Georges Ducouloux (tué 21-11-44), André Florentin (tué), Marc Turin (tué), André Vaudois (blessé, pris)...

2e section

Lieutenant Alain Ichon (pris, évadé)

Adjudant-chef Darraillans, sergent Malleux, caporal Jean Kuntz (tué), Oscar Techer (tué)

Bernard Arnicot (tué), Léon Balanche, Bauge, André Beliard (blessé, pris), Bême (rescapé), Pierre Boiteux (tué), Jean Caillier (tué 8-11-44), Courtot, René Dalla Corte (pris), Gros Gojat, Robert Guinchard (tué), Pierre Guy, Guyot, caporal-chef Larrandart (pris), Jacques Lemercier (pris), Marcel Marguier (pris), André Parent (blessé, pris), caporal André Petro (blessé, pris), Wendling...

3e section

Aspirant Fernand Philippe (blessé)

Adjudant Joseph Gaudin (tué), sergent Manuel Alcaraz (blessé, pris)

Robert Aubry, Abel Baby (tué), Barret, Bernard Beaufils (blessé en novembre 1944), Jacques Bernard (blessé, pris), Roger Blandenier, Geoffroy (blessé), Marcel Goujat (blessé, décédé), Roland Haberthur (tué), Gilbert Julliard, André Lacour (blessé, pris), René Leymarie (blessé, pris), Longet, Alcide Lorette (blessé, décédé 5-12-44), André Mention, Roger Narcon (tué), Jules Rousset, Gustave Saintaubin, Raymond Simard (tué), Jean Simonet, Jack Sire, Jacques Thiebault, Jean Tholy, fonctionnaire caporal Martial Villemin (blessé, pris), Maurice Vermot, Michel Vougé (tué selon Mémoire des hommes)...

Autres sections

Capitaine Maurice Brissaud (blessé, rescapé), lieutenant Deschalliers (blessé, pris), aspirant Max Vella (pris, évadé), aspirant Michel Zeller (tué).

Adjudant Bernard, sergent-chef Bourrat (blessé), sergent Carrère (blessé), sergent-chef Costa (SME, disparu), sergent Gérard Franck (rescapé, tué en Allemagne), sergent Joseph Plouguerne (tué), sergent Royer.

Manuel Acosta (pris), Sylvain Barral (tué 21-11-44), Jean Bettinelli (rescapé), Samuel Bitoun (section de commandement), Boix, Henri Bouchard (blessé, pris), Gaston Brenet, Marcel Brûlebois (blessé, pris, évadé), Maurice Cagnant (blessé, pris), Césaire Chambelland (rescapé), Raymond Chirol (pris, tué 4-12-44), Jean Coulardot (blessé), Roger Dantung (tué), Della Santa (rescapé), René Donadel (tué), Jean-Marie Galmiche (blessé, pris), Garnier, André Garret, Roger Girardet, André Goster, Gourmet (blessé, pris), Roger Guigon, Louis Grattard (tué), Jean Henriet, Higy, caporal Guillaume Hubert, André Jullien, Koenig, Jean Lapoire (tué), Lucien Liblanc (pris), Pierre Lothaire (blessé, pris), Henri Maurice, Mercet (pris), Morel, Daniel Olle (SME, pris), Raymond Péchin (blessé, pris), Henri Ramo (tué), Jean Rein, caporal-chef Ernest Rietsch (tué), Jacques Roger (pris), Denis Rollin, Maurice Souvegrain, Roger Vacelet, Varlet, Georges Weishaar (tué), Emile Will (tué).

Sources : Lionel Fontaine, "De la vallée de la Marne aux sources du Danube", 2020.

jeudi 23 décembre 2021

Le tome 2 des "Volontaires de l'an 1944" est paru


 

Après un premier volume de 375 pages consacré aux unités FFI ayant combattu au sein de la 1ère armée française, le tome 2 des "Volontaires de l'an 1944" est paru début janvier 2022.

En 332 pages, nourries par les journaux des marches et des opérations des régiments et les comptes-rendus d'officiers conservés par les archives de l'armée de terre, cette étude se propose d'évoquer, au jour le jour, les activités des bataillons FFI ayant servi devant les Poches de l'Atlantique, entre fin août 1944 et mai 1945 : Dunkerque, Lorient, Saint-Nazaire, La Rochelle, Royan et la Pointe de Grave. Elle n'oublie pas les combattants du secteur des Alpes. 

Sont notamment relatés, au fil des pages :

. les combats du moulin de Spycker, près de Dunkerque, impliquant les hommes des 51e et 33e régiments d'infanterie (RI), en avril 1945 ;

. les opérations du 118e RIM (volontaires du Finistère et du Morbihan) devant Lorient ;

. les patrouilles des 63e RI (volontaires de Haute-Vienne) et 67e RI (engagés de Picardie) dans la Poche de Saint-Nazaire ;

. la mort de plusieurs officiers de la Brigade Charles-Martel, toujours devant Saint-Nazaire ;

. les actions offensives allemandes contre les positions du 93e RI (FFI de Vendée) et du 114e RI (Deux-Sèvres) dans le secteur de La Rochelle ;

. la participation des Lorrains du 150e RI, des Charentais et Limousins du 107e RI, des Pyrénéens du Régiment de Bigorre à la conquête du camp retranché de Royan ;

. la difficile progression des Aquitains et Lot-et-Garonnais du 34e RI, des Champenois du 131e RI dans la Pointe de Grave ;

. l'attaque des Périgourdins (et Creusois) des 13e RI et 108e RI en direction de La Rochelle, etc. ;

. mais également les opérations des 99e, 141e et 159e régiments d'infanterie alpine, du 5e régiment de dragons, du 24e bataillon de chasseurs alpins pour prendre le col de Larche, à la frontière franco-italienne, en avril 1945.

"Les volontaires de l'an 1944", tome 2, est disponible au prix de 20 euros (+ 8,64 euros de frais de port). Tirage limité. Ecrire à l'auteur : Lionel Fontaine, 14 bis, rue de Châteauvillain, 52000 Chaumont.

mercredi 1 décembre 2021

Officiers du 151e régiment d'infanterie, campagne d'Allemagne (1945)

 Chef de corps : lieutenant-colonel Paul Gandoet, 43 ans (3e DIA)

Etat-major : lieutenant-colonel Henri Rol-Tanguy, 37 ans (FFI), commandant Clément (chef d'état-major), médecin-commandant du Buit, capitaine Vigier (blessé le 2 avril 1945).

Unités régimentaires : commandant Gaillard (blessé le 2 avril 1945).

. Compagnie anti-chars : capitaine Jean Ridoux, 22 ans (Brigade Fabien)

. Compagnie de canons d'infanterie : capitaine Delahaye ?

. Compagnie de dépôt : commandant Lucien Bernand


1er bataillon, commandant René Cuenoud (blessé le 11 avril 1945)

. adjudant-major : capitaine Chevallier (Brigade Fabien)

. 1ère compagnie : capitaine André Dubroca

    Sous-lieutenant Bosque, sous-lieutenant Gay (blessé le 2 avril 1945), sous-lieutenant Roger Bouthmy, chef de section Pascual.

. 2e compagnie : capitaine Pierre Valadoux

    Lieutenant Alfred Leygues (tué le 2 avril 1945), aspirant Talovici

. 3e compagnie : lieutenant Léon Delmar

. compagnie d'accompagnement : capitaine Pierre Tréguier, 33 ans (4e RTM)

. compagnie de bataillon : lieutenant André Pouchonneau

    Lieutenant Gaston Wiessler, dit "Dalsace" (Brigade Fabien), médecin-lieutenant Ferry

. autres officiers : sous-lieutenant Mathieu Berger, 49 ans (tué le 7 janvier 1945), sous-lieutenant Georges Flament (tué), lieutenant Léon Mazeyrat (tué le 1er avril 1945)


2e bataillon, commandant Bernard Cunin, 45 ans

. 5e compagnie : lieutenant Joseph Rodriguez

    Lieutenant Antoine Calligaris (FTP de la Loire), lieutenant Marcel Servat (FTP de la Meuse)

. 6e compagnie : lieutenant Marcel Petit (FTP de la Meuse)

. 7e compagnie : capitaine Pierre Lescourret

    Lieutenant Simon, chef de section Tardy

. compagnie de bataillon : lieutenant Roger Navarre

    Lieutenant Guigon (corps-franc)


3e bataillon, capitaine de Linarès (blessé le 3 avril 1945), puis capitaine Quincy, puis commandant Edmond Alix

. adjudant-major : capitaine Dunan

. 9e compagnie : lieutenant Henri Lucas, 41 ans (tué le 3 avril 1945), lieutenant André Chappelier 

. 10e compagnie : capitaine Raymond Comte (blessé le 4 avril 1945)

. 11e compagnie : capitaine Emile Arno (1er bataillon de l'Aveyron)

. compagnie d'accompagnement : capitaine Quincy, sous-lieutenant René Darse

    Sous-lieutenant Crommer

. compagnie de bataillon

    Médecin-lieutenant Monnerot

. autres officiers : lieutenant Fareza, lieutenant Boyer, lieutenant Noell.


Auparavant (janvier - février 1945), le 151e RI avait la composition suivante :

    Chef de corps : colonel Claude Jaeger (Michelin), 28 ans

    Chef d'état-major : commandant Clément

    Officiers : commandant Richard, commandant Maurice Bichon

    1er bataillon : capitaine Chevallier puis commandant Vaillant

    2e bataillon : commandant Vidal

        5e compagnie, lieutenant Victor Fleischl

        6e compagnie, sous-lieutenant Léonce Georges

        7e compagnie, capitaine Marcel Petit    

        CA, capitaine Imbert puis lieutenant Jacques Raoult puis lieutenant René Veron

        CB, lieutenant Rolland

    3e bataillon : commandant B. Cunin puis commandant Vittori

        10e compagnie, lieutenant René Caillaux   

         CA, René Bouderlique

        CB, Cne Henri Bellomo puis R. Bouderlique

    unités régimentaires : commandant Gaillard

    CHR : capitaine Peyronnet

    Train : capitaine Lachowsky

    Santé : commandant Du Buit


Sources : Lionel Fontaine, "Les volontaires de l'an 1944", 2021.


mardi 30 novembre 2021

Le II/146e RI dans la libération de Forbach

 Nous avons déjà évoqué ici la participation du 146e RI (ex-151e RI) à la libération de la Moselle. Voici quelles furent les activités du 2e bataillon (commandant Martin) le 2 mars 1945, selon son journal de marche :

"La 5e compagnie (capitaine FFI Mathieu) à la disposition du III/274e (RIUS) - PC Behren - mission : participer à l'attaque sur le quartier Est de Forbach et procéder au nettoyage.

La 6e compagnie (capitaine FFI Gigleux) à la disposition du 276e (RIUS) - PC Forbach - mission : attaque de Glashutte le lendemain.

La 8e compagnie (capitaine FFI Lascombe) à la disposition du II/274 - PC Etsling - mission : attaque de Stiring-Wendel et nettoyage.

La 6e compagnie et le détachement de pionniers (...) (partent) brillamment à l'attaque à 8 h 17. A 10 h, elle a atteint complètement son objectif, Glasshutte, faisant 87 prisonniers.

Les pertes sont de deux tués : Raymond Bontemps, Bernard Godet. Onze blessés : lieutenant Robert Schneider, caporal-chef Roland Boyard, caporal-chef Marcel Laurent, 2e classe Gilbert Gallaert, Maurice Marin, Georges Nagel, Maurice Schoirfer, Bernard Raulet, G. Petitdemange, Roger Largnier, Maurice Gardechaux.

Les ambulancières de la Croix-Rouge française stationnées à Forbach pour aider la population civile n'hésitent pas à aller relever nos blessés sous le feu et durant cette journée font l'admiration du 146e (Mmes Trois, Desanges, Faguet, Langrenon, Chavanne, etc.).

A 21 h, la 6e compagnie est relevée par une compagnie du 276e et passe en appui immédiat avec le III/276e.

Les 5e et 8e compagnies préparent en détail l'attaque du lendemain et occupent leurs positions de départ..."

Le 4 mars 1945, la compagnie Mathieu fait 27 prisonniers, et la compagnie Lascombe, 51 prisonniers, au prix d'un tué (Edmond Zoezi) et quatre blessés. Le lendemain, le II/146e RI déplore encore deux tués, le sergent-chef Jean Smitges et René Mellet. A la fin des opérations (le Rhin a été atteint le 26 mars), ses pertes sont de six tués, 26 blessés et un disparu.

Sources : "Les volontaires de l'an 1944", Lionel Fontaine, 2021.