
Ci-contre : Dans cette page publiée par la Ville de Paris, la fameuse photo montrant la rencontre entre le général de Lattre et Serge Gras, mort en héros en Allemagne à l'âge de 16 ans.
Un coup de projecteur sur les unités de l'armée française mises sur pied avec les anciens maquisards...

1er régiment de Franche-Comté. Chef : lieutenant-colonel Sarrazac-Soulage (« Lagarde ») puis lieutenant-colonel Albert Sarda de Caumont (« Rosette »). Organisation : 1er bataillon (1er groupe d’escadron du Jura) : capitaine Pierre Patoor, enseignant au collège de Salins-les-Bains. 2e bataillon : commandant Edouard Filarder (« Duchêne »), futur général. 3e bataillon : capitaine Puccinelli (« Ponthieu ») puis commandant Chennevier puis capitaine Ravereau ("Franck"). Mis sur pied au Valdahon (Doubs). 10 septembre 1944 : le I/RFC, de Salins-les-Bains (Jura), est rattaché à la 3e DIA avec laquelle il opère dans les Vosges. 12 octobre 1944 : le régiment est rattaché à la 5e DB, hormis le 1er bataillon qui reste attaché aux spahis algériens de reconnaissance. 19 novembre 1944 : la 2e compagnie (Billet) du I/1er RFC entre dans Gérardmer. Le 20, des éléments occupent le col de la Grosse-Pierre. 3 décembre 1944 : le I/RFC fait 43 prisonniers au Hohneck, où il a occupé l’hôtel éponyme et repoussé une contre-attaque. Au 6, relevé par le I/4e RTT, le RFC aura perdu deux tués, trois disparus, trois blessés. Compte 1 288 hommes au 31 décembre 1945. 19 février 1945 : mis à la disposition de la 2e DIM, il est intégré dans le 27e RI, formant les noyaux et I et II/27e et les unités régimentaires. Note : le 10 décembre 1944, le "bataillon de renfort de Saint-Etienne" (capitaine Ravereau) rejoint le régiment et devient III/1er RFC.
Groupement du Lomont. Importante formation FFI sous les ordres du commandant américain « Paul » qui tient le plateau et le fort du Lomont jusqu’à la liaison avec l’armée B le 6 septembre 1944. Il comprend les unités suivantes :
. 4e bataillon du Lomont. Chef : capitaine Ernest Bleyer. Rattaché à la 9e DIC. Participe à l’offensive de la boucle du Doubs : le 18 novembre 1944, il est à Mandeure.
. 5e bataillon du Lomont. Rattaché à la 5e DB.
. 6e bataillon du Lomont. Chef : commandant Victor Harnisch. Ex-3e bataillon. La 1ère compagnie occupe Courcelles le 18 novembre 1944.
Ce Régiment du Lomont, constitué de trois bataillons, totalise 1 096 hommes au 15 février 1945. Dissous le 31 mars 1945, il forme le I/121e RI le lendemain.
Les FFI du Lomont forment également la compagnie du capitaine Sartout, qui a intégré les FFI du corps-franc « Tito » (lieutenant Henri Bourlier). Cette unité donne naissance, le 14 octobre 1944, au groupe d’escadrons portés du RICM.
7e bataillon de marche du Doubs. Intègre la 16e compagnie du Lomont. Devient I/60e RI en février 1945.
1er bataillon de marche de la Haute-Saône. Chef : commandant Pierre Bertin (« Bermont »), capitaine d’active, chef départemental FFI de la Haute-Saône. Créé comme bataillon de marche n°9 le 20 octobre 1944, totalisant 670 hommes. La compagnie de commandement est aux ordres du capitaine Le Danois, les compagnies sont respectivement commandées par les capitaines Boigey, Miaille, Menigoz, Reuchet et Jarrot. Positionné le 12 novembre dans le Doubs pour assurer la garde de la ligne Paris-Besançon. A Noël, part à la chasse d’éventuels parachutistes allemands. Devient 1er bataillon de marche de la Haute-Saône le 1er janvier 1945. Part quelques jours plus tard relever le 8e bataillon de Saône-et-Loire dans ses missions de garde de la frontière suisse. Devient II/ 60e RI le 1er février.
1er bataillon du Jura. Chef : commandant Le Henry, chef de l’Armée secrète du Jura. Après la libération de Lons-le-Saunier, rejoint la 4e demi-brigade alpine. Devient I/159e RI mi-décembre 1944.
Les volontaires de la région Rhône-Alpes (14e région militaire) rejoignent majoritairement les cinq demi-brigades alpines de la 1ère division alpine FFI, qui donnera naissance à la 27e division alpine. Ils prendront part aux opérations du secteur des Alpes (septembre 1944 – mai 1945). D’autres, après la libération de Lyon, se grefferont à la 1ère armée française et constitueront une brigade FFI de la 1ère division de marche d’infanterie.
AIN
1er Bataillon ORA de l’Ain. Chef : commandant Faivre (André). Formé dans la région de Bourg-en-Bresse, fort de cinq compagnies. Renforcé en septembre 1944 par les compagnies Dulac, Narval et Mazaud. Compte 468 hommes en octobre 1944. Appartient à la 5e demi-brigade alpine du lieutenant-colonel de Sury d’Aspremont. Versé dans le 99e RIA.
1er bataillon AS de l’Ain. Chef : commandant Maurice Colin. Appartient à la 5e demi-brigade alpine. Devient I/99e RIA le 16 décembre 1944.
2e bataillon AS de l’Ain. Chef : capitaine Noël Perrotot (Montréal), ex-chef du groupement Nord de l’Ain. Appartient à la 5e demi-brigade alpine. Relève le I/1er RTM dans le Briançonnais le 4 décembre 1944. Devient III/99e RIA le 16 décembre 1944.
5e escadron de reconnaissance. Chef : capitaine Martignon. Formé par des éléments ORA de l’Ain. Unité de la 5e demi-brigade alpine. Versé au 5e dragons.
5e groupe d’artillerie d’appui direct. Formé par le 4e bataillon FTP de l’Ain (commandant Depierre) et le bataillon Ravignan (capitaine Deschamps, dit Ravignan). Unité de la 5e demi-brigade alpine.
ARDECHE
1er bataillon AS de l’Ardèche. Chef : commandant Robert Fauveau. Appartient à la 4e demi-brigade alpine. Devient II/159e RIA le 16 décembre 1944 (ce régiment, intégré dans la 27e DA, commence à faire mouvement le 17 janvier 1945 pour rejoindre le Nord-Est de la France. Puis il participera à la prise du fort de Larche.)
2e bataillon FTP de l’Ardèche. Chef : commandant Augustin Ollier (Ravel). Appartient à la 4e demi-brigade alpine. Devient IV/159e RIA le 16 décembre 1944.
3e bataillon de l’Ardèche. Mis à disposition à partir du 28 décembre 1944 de la 27e division alpine.
DROME
1er bataillon FTP de la Drôme. Chef : commandant Fayardot, dit Fifi. Appartient à la 2e demi-brigade alpine du lieutenant-colonel de Lassus.
2e bataillon AS de la Drôme. Chef : commandant Bonnot. Appartient à la 2e demi-brigade alpine. Devient III/159e RIA le 16 décembre 1944.
3e bataillon (AS) de la Drôme. Chef : commandant Bernard. Formé par le 4e bataillon FTPF de la Drôme (commandant Morvan). Appartient à la 2e demi-brigade alpine. Forme les unités régimentaires du 159e RIA.
4e bataillon (FTP) de la Drôme. Chef : commandant Félix Germain (Morvan). Appartient à la 2e demi-brigade alpine.
5e bataillon FTP de la Drôme. Chef : capitaine Giry. Appartient à la 2e demi-brigade alpine. Défend Termignon qu’il perd le 16 octobre 1944, laissant six tués, 26 blessés, quinze disparus. Dissous le 18 octobre 1944. Versé au 4e bataillon FTP.
2e escadron de reconnaissance. Chef : capitaine Pierre Challan-Belval. Formé par le maquis Pierre. Unité de la 2e demi-brigade alpine. Devient 3e escadron du 5e dragons.
ISERE
Bataillon de Chambaran. Chef : capitaine Marcel Mariotte. Unité du secteur 3 de l’Isère. Entre dans Vienne le 1er septembre 1944, dans Lyon le lendemain. Appartient à la brigade volante de la 1ère DMI. Combat dans le secteur de Ronchamp. Versé début octobre 1944 – ou le 1er novembre 1944 - dans le Bataillon de marche 4 à Moffans, constituant notamment la 2e compagnie (capitaine Charles Morel).
Bataillon Vercors. Chef : commandant Roland Costa de Beauregard (Durieu). Issu du 6e BCA du maquis du Vercors recréé officiellement le 15 juillet 1944. Reconstitué au quartier Bayard, à Grenoble. Appartient à la 3e demi-brigade alpine du lieutenant-colonel Le Ray. Occupe le quartier de Termignon (vallée de l’Arc) le 10 novembre 1944. Reçoit la compagnie Gonnet (Ain). Devient officiellement 6e BCA.
Bataillon de l’Oisans. Chef : capitaine René Grand. Appartient à la 3e demi-brigade alpine. Se bat dès le 29 septembre 1944 en Névachie. Relève le bataillon Morvan le 11 novembre 1944. Devient 11e BCA le 11 décembre 1944. Enlèvera le Mont-Froid le 5 avril 1945.
Bataillon Belledonne. Chef : commandant André Lecoanet. Occupe le quartier de Charmaix (vallée de l’Arc) le 10 novembre 1944. Appartient à la 3e demi-brigade alpine. Devient 15e BCA qui entrera à Turin le 3 mai 1945.
3e escadron de reconnaissance. Chef : capitaine Guyot. Dit escadron Chartreuse. Forme le 4e escadron du 5e dragons.
3e groupe d’artillerie d’appui direct. Dit groupe « Taillefert ».
Bataillon de Grande-Chartreuse. Chef : commandant de Loisy. Unité de l’AS Isère. Entre dans Lyon le 2 septembre 1944. Mis à la disposition de la 3e DIA au cours du mois. Intégré au II/13e RTS (II/23e RIC) le 5 octobre.
11e régiment de cuirassiers. Chef : commandant Narcisse Geyer (Thivollet). Reconstitué dans le maquis du Vercors, où il est recréé officiellement le 13 juillet 1944. Composé d’escadrons à pied (Bourgeois, Bagnaud, Roland, etc.). Après la chute du Vercors (23 juillet 1944), se réorganise et entre dans Romans. Reconstitué comme groupement FFI Thivollet, fort de huit escadrons, intégré le 15 septembre 1944 dans la 3e brigade « volante » de la 1ère DMI. Transformé en régiment de soutien porté le 1er novembre 1944.
1er bataillon de marche du Grésivaudan. Chef : capitaine Etienne Poitau, dit Stéphane. Formé le 25 août (ou en septembre) 1944 en réunissant les compagnies Maurois, Ribeill, Sotty et Stéphane. Opère en Maurienne durant un mois, puis est versé dans le bataillon Belledonne (futur 15e BCA).
1er bataillon d’infanterie coloniale. Chef : capitaine R. Grand. Unité de l’AS, opère dans le Briançonnais. Versé début octobre 1944, au fort Rabot (Grenoble), dans le bataillon de l’Oisans.
Bataillon de l’Oisans. Chef : capitaine Clair. Unité AS, versée début octobre 1944 dans le Bataillon de l’Oisans, avec également les maquis FTP d’Allevard et de La Tour-du-Pin.
LOIRE
1er bataillon AS de la Loire. Chef : capitaine Gérard Maury. Appartient à la 5e demi-brigade alpine. Monte en ligne le 26 novembre 1944 au fort de Tournoux. Devient II/99e RIA le 16 décembre 1944 (bataillon qui occupera le fort de Roche-Croix le 22 avril 1945 et entrera en Italie).
Bataillon de Sambre-et-Meuse (5e bataillon de la Loire). Chef : commandant Jean Marey. Forme le 24e BCA le 1er avril 1945. Combat au col de Larche le 26 avril. La 1ère compagnie est aux ordres du capitaine Albert Oriol, les autres compagnies sont commandées par le capitaine René Cusset (« François ») et Monier (« Rodolphe »).
24e bataillon de la Loire. Chef : commandant Gibet. Issu du groupement Strasbourg, quitte la Loire fin novembre 1944, séjourne durant trois mois dans la région d’Evian et Thonon. Arrivé en pays de Gex le 26 février 1945, versé – sans doute sous le nom de Bataillon Gex du capitaine Marin – dans le 24e BCA le 1er avril.
Bataillon de renfort de Saint-Etienne. Chef : capitaine Ravereau dit Franck. Formé à Saint-Etienne. Compterait 2 000 hommes. Unité FTP, versée dans la 1ère armée française (elle forme le 3e bataillon du 1er régiment de Franche-Comté le 10 décembre 1944).
2e bataillon de la Loire. Chef : commandant René Gentgen. Dissous le 8 janvier 1945 pour renforcer le 99e RIA.
Bataillon Ruat ou 1er bataillon territorial de la XIVe RM. Dit également 2e bataillon de la Loire. Chef : commandant Combecave puis commandant Noël Ruat (Duchêne). Formé à Saint-Etienne, issu des 304e et 313e bataillons FTP de la Loire. Compte 800 hommes le 20 novembre 1944. Quitte Saint-Etienne le 13 janvier 1945 pour Valdahon. Versé dans le 151e RI le 2 février 1945.
307e bataillon (de la Loire). Chef : commandant Descours, dit Vaillant. Issu du 302e bataillon FTP Paul-Vaillant-Couturier. Rejoint le bataillon Crotte qui sera intégré dans le 99e RIA.
RHONE
Bataillon du Lyonnais. Chef : commandant Brun. Issu du 1er régiment (FTP) du Rhône dit régiment d’Azergues du colonel Brun. Affecté à la 27e DA le 18 décembre 1944, devient 127e groupe FTA le 8 janvier 1945.
1er bataillon du Rhône. Dit bataillon Berthier ou Challéat. Chef : commandant Louis Challéat dit Berthier (lieutenant d’artillerie). Quitte Sathonay le 30 septembre 1944, opère en Névachie, où il déplore, après 30 jours, quinze tués et 40 blessés. Appartient à la 4e demi-brigade du lieutenant-colonel Marielle-Tréhouart. Forme le III/93e RAM (régiment d’artillerie de montagne) en décembre 1944, hormis la 4e compagnie versée au 159e RIA.
2e bataillon (FTP) du Rhône. Chef : commandant Jean Crotte (Prosper). Appartient à la 5e demi-brigade alpine. Devient bataillon d’instruction ou IV/99e RIA le 16 décembre 1944.
3e bataillon « Les Allobroges » du Rhône. Chef : commandant Borel. Stationné à Sathonay. Versé au 9e régiment de cuirassiers.
4e bataillon « Aurore » du Rhône. Chef : commandant Suppo. Stationné à Sathonay.
Bataillon Robespierre. Chef : capitaine Laplace. Versé dans le 152e RI de la 1ère Armée française.
Bataillon de chars de combat des Alpes ou bataillon 504/1. Chef : commandant Pichat. Stationné à La Valbonne.
Bataillon du génie du Rhône. Chef : capitaine Laval.
Régiment d’artillerie de La Doua. Chef : commandant Charrières puis capitaine de Saint-Charles. Stationné à Chambarrand.
Régiment de cavalerie du Rhône. Chef : capitaine de Jonchay.
SAVOIE – HAUTE-SAVOIE
1er bataillon de skieurs du Mont-Revard. Créé fin novembre 1944.
Bataillon du Mont-Blanc. Chef : capitaine Neyrinck (officier belge) puis capitaine Clair. Formé dans la vallée de Chamonix, reprend les traditions du 199e bataillon de haute montagne. Compte 600 hommes, répartis en trois compagnies. Fin septembre 1944, il entre en Italie et prend le refuge de Torino, qu’il perd le 2 octobre. Le 17 février 1945, les éclaireurs-skieurs du lieutenant Rachel se battent au col du Midi, à 3 800 m, combat considéré comme le plus haut d’Europe. Dissous le 1er mars 1945.
Compagnie autonome de Chamonix ou Compagnie autonome du Mont-Blanc. Constituée avec une partie des cadres et hommes du Bataillon du Mont-Blanc dissous le 1er mars 1945. Sert dans la vallée de l’Arye puis, début mai 1945, dans la vallée de l’Ubaye.
1er bataillon des Glières ou bataillon Montjoie. Chef : commandant Montjoie. Recruté en Haute-Savoie. Arrive fin septembre 1944 en Tarentaise. Appartient à la 1ère demi-brigade alpine du lieutenant-colonel Oronce de Galbert. Relevé le 17 octobre 1944. Versé le 1er décembre 1944 dans le bataillon Godard qui devient 27e BCA le 16 décembre 1944, après avoir quitté Annecy le 3 pour monter en ligne.
2e bataillon des Glières. Chef : commandant Boutan. Unité FTP. Appartient à la 1ère demi-brigade alpine. L’une de ses compagnies est commandée par le capitaine Barillot. Gagne Modane en décembre 1944 puis la Tarentaise, pour être versé dans le 24e BCA.
Bataillon FTPF Foges ou Cachat. Chef : commandant Cachat. Viendrait des FFI de l’Ain. Appartient à la 1ère demi-brigade alpine. Versé le 1er décembre 1944 dans le bataillon Godard.
Bataillon Savoie. Chef : commandant Georges Héritier. Formé au Bourget-du-Lac. Appartient à la 1ère demi-brigade alpine. Relève à la mi-novembre 1944 le 1er bataillon des Glières en Tarentaise, au quartier de Montvalezan. Fusionne en décembre 1944 avec le bataillon Maurienne pour former le 13e BCA. Celui-ci perd 44 (ou 39) tués et 60 blessés lors des combats du Roc-Noir (23-31 mars 1945).
Bataillon Maurienne. Chef : commandant Santucci, dit Duplan. Appartient à la 1ère demi-brigade alpine. Versé dans le bataillon Savoie.
Bataillon Bulle. Chef : capitaine Eugène Lorin (Lacroix). Dit bataillon de Beaufortin. Unité qui était commandée par le capitaine Jean Bulle et qui comptait 1 400 hommes en août 1944. Bulle trouva la mort le 21 août 1944 en négociant la reddition d’Albertville. Réorganisé au fort de Villard, au-dessus d’Albertville. Part le 10 novembre 1944 en Tarentaise. Appartient à la 1ère demi-brigade alpine. Devient 24e BCA le 16 décembre 1944, puis 7e BCA le 1er janvier 1945. Ce bataillon (commandant de Buttet) s’emparera du Roc de Belleface (10 avril 1945) et entrera en Italie.
1er escadron de reconnaissance. Chef : capitaine Faugere de Biensan. Appartient à la 1ère demi-brigade alpine.
AUTRES UNITES
1er bataillon du Jura. Pour mémoire : appartient à la 1ère demi-brigade alpine.
Bataillon Paul. Sert en Tarentaise en septembre 1944.
Bataillon Villaret. Ou bataillon de Tarentaise. Chef : capitaine Villaret (officier de l’AS). Sert en Tarentaise en septembre 1944.
Bataillon Blanchard. Sert en Maurienne en septembre 1944.
Bataillon Villon. Sert en Maurienne en septembre 1944.
Bataillon Sapin. Unité FTP, sert du côté de Briançon en septembre 1944.
Dès la libération de Paris, Paris et sa région ont été rattachés à la 22e région militaire. Nombre des unités qui se sont formées sur son territoire ont rejoint la 10e division d'infanterie du général Billotte, qui sera affectée à la 1ère armée française.
1er BCP. Chef : commandant puis lieutenant-colonel Moillard, puis commandant Putz. Créé à l’Ecole militaire de Paris le 1er septembre 1944. Devient 19e BCP le 1er octobre 1944 (tandis qu’un nouveau 1er BCP sera créé à Châteauroux le 1er janvier 1945). Arrive en Alsace en décembre 1944. Rattaché au 1er régiment de spahis algériens de reconnaissance, prend part à la Campagne d’Allemagne.
8e BCP. Chef : lieutenant-colonel Pochard puis capitaine Pugliesi-Conti. Créé le 7 septembre 1944 à l’Ecole militaire de Paris. Fait mouvement vers la Lorraine les 21 et 22 octobre 1944. Compte 806 hommes au 1er novembre. Participe aux opérations de libération de la région de Metz au sein de la 1ère demi-brigade de chasseurs.
Bataillon I/22. Versé dans le 46e RI.
Bataillon II/22. Chef : lieutenant-colonel Hucher. Créé le 14 septembre 1944. Cantonné au lycée Janson-de-Sailly. Devient le bataillon de commandement du 5e RI.
Bataillon III/22. Dit bataillon Médéric. Chef : lieutenant-colonel Prosper Boche, dit Rouger. Formé au Fort-Neuf de Vincennes le 2 septembre 1944. Compte 803 hommes en septembre 1944. Forme le I/5e RI le 10 décembre 1944.
Bataillon IV/22. Dit bataillon Belleville-Villette. Chef : commandant Toulemont. Formé à Provins (Seine-et-Marne). Compte 732 hommes le 12 septembre 1944. Rejoint la 46e demi-brigade le 1er novembre et forme le II/46e RI.
Bataillon V/22. Chef : Tourot. Formé notamment par le Bataillon Liberté (FTP). Caserné au Fort de Nogent. Versé dans les II et III/5e RI.
Bataillon VI/22. Chef : commandant de Pirey. Issu du "Bataillon de choc" du commandant Ledroit. Mis sur pied le 21 septembre 1944 à Vitry-sur-Seine. Forme le I/24e RI.
Bataillon VII/22 ou Bataillon Marianne. Chef : commandant Schweitzer (Lefèvre). Formé à Rueil (caserne Guynemer) avec des FFI de Seine-et-Oise. Devient II/24e RI le 10 décembre 1944. Gagne les Ardennes puis les Vosges.
Bataillon IX/22. Dit bataillon Brie-sans-Peur. Chef : commandant Cheutin puis lieutenant-colonel Vésiné de La Rue. Formé en Seine-et-Marne. Compte 814 hommes le 21 octobre 1944. Devient III/46e RI le 10 décembre.
Bataillon XI/22. Dit Bataillon Saint-Just ou Bataillon République. Chef : commandant Liserin. Formé à la caserne de Reuilly. Versé dans les unités régimentaires du 46e RI.
Bataillon XII/22. Dit bataillon Château-de-Madrid ou bataillon « Liberté ». Chef : commandant Champarnaud. Formé à Neuilly-sur-Seine. Compte 800 hommes le 17 octobre 1944. Versé au 46e RI le 7 janvier 1945. Note : il semble qu’une partie forme le bataillon « Désiré » du commandant Fernand Raux (« Désiré »), lequel est versé en janvier 1945 dans les 5e et 6e bataillons de choc.
Bataillon XIII/22. Chef : capitaine Louis Labri. Formé partiellement au Fort de l'Est, à Saint-Denis. Versé au III/5e RI.
Bataillon XIV/22. Chef : commandant Claveau. Formé le 2 septembre 1944 au lycée Janson-de-Sailly. Devient le bataillon de commandement du 24e RI.
Bataillon XV/22. Dit bataillon FFI de Melun. Formé en Seine-et-Marne. Organisé en un escadron hors rang et quatre escadrons. Devient 11e cuirassiers le 23 novembre 1944 puis 18e dragons (lieutenant-colonel Moissenet).
Bataillon XVI/22. Dit bataillon Marceau. Forme le 1er groupe du 32e RA.
Bataillon XVII/22. Dit bataillon Yves-du-Manoir ou bataillon Rouleau. Chef : commandant Ruas puis capitaine Chandeze. Forme le 2e groupe du 32e RA le 1er décembre 1944.
Bataillon XVIII/22. Dit bataillon Chevallier. Forme le 3e groupe du 32e RA.
Bataillon XIX/22. Forme le 4e groupe du 32e RA.
Bataillon XX/22.
Bataillon XXI/22. Versé dans un groupe de FTA.
Bataillon XXIV/22. Créé avec les FTP du 15e arrondissement (Bataillon Roger), une compagnie du Bataillon Pierre-Semard et le groupement du 14e arrondissement. Versé au II/5e RI.
Bataillon XXV/22. Dit bataillon Villand. Chef : commandant Villand (Rollet). Compte 556 hommes le 10 janvier 1945. Des éléments sont versés au bataillon XX/22 en janvier 1945.
Bataillon de sécurité XXVI/22. Dit Bataillon du Mont-Valérien. Chef : commandant Fievet. Issu notamment du Bataillon Hoche. Versé dans le Bataillon Paris du Groupe de commandos d'Afrique.
Bataillon XXVII/22. Versé dans le train.
Bataillon LI/22. Dit 1er régiment de Paris. Chef : commandant Boris Holban. Créé le 20 septembre 1944. Composé d’étrangers et de Français, reste à Paris.
Bataillon CIII/22. Dit Bataillon République. Chef : commandant Henri Ponard. Mis sur pied dans le 10e arrondissement (compagnies : capitaine Avenel, lieutenant Chave, lieutenant Cordouin et lieutenant Bertrand). Cantonné à Billancourt. Versé en janvier 1945 dans le 1er RCP. Peut-être distinct du Bataillon Hémon, formé par les Equipes nationales de Paris et affecté au 1er RCP.
Bataillon CV/22. Dit bataillon de Rambouillet ou bataillon Kléber. Chef : commandant Aurel Gramma puis commandant Robert Foucher. Fait mouvement vers la 1ère armée à partir du 10 janvier 1945. Des éléments sont versés dans le 19e BCP, d'autres dans le 20e BCA.
Bataillon CVI/22. Dit bataillon Dupleix. Chef : capitaine René de Treville. Formé le 21 septembre 1944. Devient I/48e RI.
Bataillon CVII/22. Dit Bataillon Valentin. Devient II/48e RI.
Bataillon de marche Joseph-Bara. Sans doute le bataillon VIII/22. Chef : commandant Georges Deynoux. Mis sur pied à Corbeil et Brétigny. Devient III/24e RI.
1er régiment de marche d’infanterie portée. Créé au lycée Janson-de-Sailly dès la fin août 1944. Comprend deux bataillons :
. 1er bataillon. Chef : commandant Berger puis commandant Guy de Fenoyl de Gayardon. Quitte clandestinement Paris le 25 septembre 1944 pour rejoindre la 1ère Armée française. Instruit au Valdahon, devient Bataillon Janson de Sailly. Participe à la libération de Masevaux (il perd 45 tués). Devient 2e bataillon de choc le 5 janvier 1945. Pertes totales (France, Allemagne, Indochine) : 107 tués.
. 2e bataillon. Chef : capitaine de frégate Marchand. Versé dans la 10e DI. Marchand ira commander le 4e régiment de fusiliers marins.
1er Régiment de marche nord-africain de Paris. Chef : lieutenant-colonel Massebiau. Instruit du 25 septembre au 5 octobre 1944. Dissous le 8 décembre 1944 (compte alors 873 hommes). Des éléments sont versés dans le 131e RI.
Escadron Bonhomme. Rattaché le 8 septembre 1944 à la 2e DB. Devient 4e compagnie du 1er RMT le 2 octobre.
Escadron Montségou. Chef : capitaine de Montségou. Rattaché le 8 septembre 1944 à la 2e DB. Devient 8e compagnie du 2e RMT le 2 octobre.
Escadron Piquet. Rattaché le 8 septembre 1944 à la 2e DB. Devient 12e compagnie du 3e RMT le 2 octobre.
Escadron Hammer. Chef : capitaine Hamer. Rattaché le 24 octobre 1944 au 1er régiment de marche de spahis marocains.
Colonne Fabien puis Groupement tactique de Lorraine puis 1ère Brigade de Paris. Cette unité sera traitée à part.