mardi 26 avril 2011

Les "Bara" de 1944



Ci-contre : Dans cette page publiée par la Ville de Paris, la fameuse photo montrant la rencontre entre le général de Lattre et Serge Gras, mort en héros en Allemagne à l'âge de 16 ans.

Il est peu de dire que la période post-Libération fut des plus confuses. Les exemples qui en témoignent et qui concernent notamment les unités FFI ne manquent pas. Ce sont deux régiments portant le même écusson qui sont mis sur pied au même moment dans des régions différentes (ainsi, le 51e RI, constitué à la fois dans le Nord-Pas-de-Calais et dans le Tarn et l’Aveyron, ou le 26e RI, en Meurthe-et-Moselle et en Dordogne)… Ce sont des individus au passé obscur qui parviennent à prendre la tête d’unités FFI – avant d’être rapidement démasqués… Des FFI d’origine italienne ou polonaise, mais venus très jeunes en France, qui servent durant plusieurs mois aux côtés de leurs camarades, avant que l’état-major ne se rende compte qu’ils ne sont pas Français et qu’ils doivent rejoindre la Légion étrangère… Et puis il y a ces dizaines de volontaires qui peuvent s’enrôler pour la durée de la guerre – les fameux EVDG – sans avoir l’âge requis.

A une époque où la majorité était fixée à 21 ans, il était possible de s’engager à moins de 18 ans révolus, à condition de justifier d’une autorisation parentale – mais, quoi qu’il en soit, en ayant au moins 17 ans. Toutefois, cette condition ne sera pas toujours respectée – c’est un euphémisme - dans cette atmosphère de Libération où des adolescents souhaiteront, coûte que coûte, et pour diverses raisons (le patriotisme, bien sûr, mais également, pour certains, des problèmes familiaux), suivre au combat leurs copains du maquis. Ce qui explique la présence de soldats de 16 voire 15 ans dans ces unités.

Parmi ces «Bara» de l’an 1944, dont l’histoire sera portée à l’écran par le metteur en scène Claude Pinoteau (lui-même ancien FFI) dans «La neige et le feu», il est un nom, pour peu que l’on s’intéresse à cette période, un peu plus connu que les autres : celui de Serge Gras. Né à Lyon le 10 février 1929, il n’a donc pas 16 ans lorsqu’il sert au 151e régiment d’infanterie (ex-Brigade Fabien). S’il est devenu fameux, c’est grâce à une célèbre photo immortalisant, lors d’une prise d’armes, la rencontre de l’adolescent avec le général de Lattre (dont le fils Bernard a été autorisé lui-même à servir au 2e dragons à l'âge de 16 ans). Quelques jours plus tard, le 12 avril 1945, Serge Gras tombera lors des combats en Allemagne…

Des «Serge Gras», l’histoire de l’armée française issue des unités FFI en a connus d’autres. Beaucoup, d’ailleurs, n’étaient plus en vie pour fêter la Victoire. En voici une liste, non exhaustive, selon nos informations, enrichies par la consultation du site «Mémoire des hommes» du ministère de la Défense (sous réserve qu'il n'y ait pas d'erreur dans les dates de naissance) :
. comme Serge Gras, Marcel Lepage appartenait au 151e RI, et comme lui, il est tombé en Allemagne : né le 15 janvier 1929 à Genteley (Seine), il est mort en effet le 7 avril 1945 à Wiesenthal. A noter que selon une étude consacrée à la colonne Fabien, 19 % de ses hommes (un cinquième !) auraient été âgés entre 15 et 18 ans !
. Claude Berçot, né le 19 juin 1928 à Mathay (Doubs), soldat au I/152e RI, tombe le 26 novembre 1944 près de Courtelevant à 16 ans et six mois.
. Robert Creux, de Saint-Dizier (21e RIC), voit le jour le 18 janvier 1929. En s’engageant à Chaumont, il fait jurer à ses camarades de ne pas révéler son âge véritable, mentant à son père (« Je suis de la classe », osera-t-il écrire !), trompant ses chefs. Un secret qui sera éventé en décembre 1944, ce qui n’empêchera pas le brave soldat Creux de poursuivre les opérations de son bataillon et de mourir en héros à Wittenheim quelques jours après son 16e anniversaire. A noter que dans le seul 21e RIC, nombre de volontaires n’avaient pas 18 ans, ainsi Bernard Pascucci, blessé en Alsace au lendemain de ses 17 ans.
. Manuel Soler, considéré comme le benjamin de la Brigade légère du Languedoc, est tué à Village-Neuf le 30 novembre 1944. Il était né le 16 avril 1928 à Salmiech (Averyon).
. au 23e RIC, pas moins de trois soldats nés en 1929, donc âgés de 15 ans en 1944, ont trouvé la mort lors de la campagne : Jacques Blot, né à Paris le 31 janvier 1929, tué le 30 janvier 1945 en Alsace (à la veille de ses 16 ans !) ; Lucien Renaud, né le 28 août 1929 à la Cluze et Mijoux, tué le 7 avril 1945 en Allemagne ; René Gresse, né en janvier 1929 à Valence (Drôme), tué le 20 janvier 1945 dans l’agglomération de Mulhouse ;
. Louis Legardeur, né en décembre 1926 à Souilly (Meuse), n’a pas 18 ans lorsqu’il est sergent au Bataillon (FTP) de la Meuse et qu’il tombe le 27 septembre 1944 en Lorraine.
. René Capdeville, né le 9 février 1929 à Carcassonne, soldat au 81e RI, meurt le 14 avril 1945 à Karlshruhe.
. Albert Plantier, né le 23 juin 1929 à Villette (Isère), du 11e cuirassiers, tombe le 23 octobre 1944 à Rupt-sur-Moselle à 15 ans et cinq mois !
. Maurice Deflandre, né le 2 mars 1929 à Mouzon (Ardennes), du 67e RI, décède à La Baule en septembre 1945 des suites de blessures.
. l’excellent ouvrage de Gilles Hennequin, « Le régiment de Bourgogne et ses 2 150 FFI côte-d’oriens volontaires » (2006), cite le cas de Gilbert Paquet, 16 ans, de Dijon, tué le 18 novembre 1944 – effectivement, Paquet est né le 4 août 1928 dans la capitale bourguignonne et meurt à Chagny à 16 ans et trois mois.

Citons encore, grâce à des articles parus dans la publication de l’association Rhin-et-Danube (notices nécrologiques, remises de médailles, témoignages…), les noms des volontaires suivants :
. Georges Liggi, né le 25 mars 1929, accueilli le 30 août 1944 par le groupe des Commandos d’Afrique. Ce n’est qu’en août 1945, après la capitulation nazie, que son véritable état civil a été découvert ;
. Léon Nabet, né en 1929 à Constantine, engagé à 14 ans en Afrique du Nord, qui sert dans la 2e DB ;
. Maurice Plestin, né le 25 mars 1928, engagé le 1er septembre 1944 au 23e RIC à 16 ans et six mois ;
. le volontaire J. M. Grosjean, né à Belfort, engagé à 16 ans au 4e bataillon de choc ;
. Maurice Blondel, enrôlé à 16 ans au 7e bataillon de marche de Normandie, passé au 23e RIC ;
. Robert Pan, du bataillon du Charollais, enrôlé à 16 ans et demi ; etc.

Toute information supplémentaire au sujet de ces « Bara » de 1944 est évidemment la bienvenue.
Copyright Club Mémoires 52

samedi 16 avril 2011

Les volontaires franc-comtois

1er régiment de Franche-Comté. Chef : lieutenant-colonel Sarrazac-Soulage (« Lagarde ») puis lieutenant-colonel Albert Sarda de Caumont (« Rosette »). Organisation : 1er bataillon (1er groupe d’escadron du Jura) : capitaine Pierre Patoor, enseignant au collège de Salins-les-Bains. 2e bataillon : commandant Edouard Filarder (« Duchêne »), futur général. 3e bataillon : capitaine Puccinelli (« Ponthieu ») puis commandant Chennevier puis capitaine Ravereau ("Franck"). Mis sur pied au Valdahon (Doubs). 10 septembre 1944 : le I/RFC, de Salins-les-Bains (Jura), est rattaché à la 3e DIA avec laquelle il opère dans les Vosges. 12 octobre 1944 : le régiment est rattaché à la 5e DB, hormis le 1er bataillon qui reste attaché aux spahis algériens de reconnaissance. 19 novembre 1944 : la 2e compagnie (Billet) du I/1er RFC entre dans Gérardmer. Le 20, des éléments occupent le col de la Grosse-Pierre. 3 décembre 1944 : le I/RFC fait 43 prisonniers au Hohneck, où il a occupé l’hôtel éponyme et repoussé une contre-attaque. Au 6, relevé par le I/4e RTT, le RFC aura perdu deux tués, trois disparus, trois blessés. Compte 1 288 hommes au 31 décembre 1945. 19 février 1945 : mis à la disposition de la 2e DIM, il est intégré dans le 27e RI, formant les noyaux et I et II/27e et les unités régimentaires. Note : le 10 décembre 1944, le "bataillon de renfort de Saint-Etienne" (capitaine Ravereau) rejoint le régiment et devient III/1er RFC.

Groupement du Lomont. Importante formation FFI sous les ordres du commandant américain « Paul » qui tient le plateau et le fort du Lomont jusqu’à la liaison avec l’armée B le 6 septembre 1944. Il comprend les unités suivantes :

. 4e bataillon du Lomont. Chef : capitaine Ernest Bleyer. Rattaché à la 9e DIC. Participe à l’offensive de la boucle du Doubs : le 18 novembre 1944, il est à Mandeure.

. 5e bataillon du Lomont. Rattaché à la 5e DB.

. 6e bataillon du Lomont. Chef : commandant Victor Harnisch. Ex-3e bataillon. La 1ère compagnie occupe Courcelles le 18 novembre 1944.

Ce Régiment du Lomont, constitué de trois bataillons, totalise 1 096 hommes au 15 février 1945. Dissous le 31 mars 1945, il forme le I/121e RI le lendemain.

Les FFI du Lomont forment également la compagnie du capitaine Sartout, qui a intégré les FFI du corps-franc « Tito » (lieutenant Henri Bourlier). Cette unité donne naissance, le 14 octobre 1944, au groupe d’escadrons portés du RICM.


7e bataillon de marche du Doubs. Intègre la 16e compagnie du Lomont. Devient I/60e RI en février 1945.

1er bataillon de marche de la Haute-Saône. Chef : commandant Pierre Bertin (« Bermont »), capitaine d’active, chef départemental FFI de la Haute-Saône. Créé comme bataillon de marche n°9 le 20 octobre 1944, totalisant 670 hommes. La compagnie de commandement est aux ordres du capitaine Le Danois, les compagnies sont respectivement commandées par les capitaines Boigey, Miaille, Menigoz, Reuchet et Jarrot. Positionné le 12 novembre dans le Doubs pour assurer la garde de la ligne Paris-Besançon. A Noël, part à la chasse d’éventuels parachutistes allemands. Devient 1er bataillon de marche de la Haute-Saône le 1er janvier 1945. Part quelques jours plus tard relever le 8e bataillon de Saône-et-Loire dans ses missions de garde de la frontière suisse. Devient II/ 60e RI le 1er février.

1er bataillon du Jura. Chef : commandant Le Henry, chef de l’Armée secrète du Jura. Après la libération de Lons-le-Saunier, rejoint la 4e demi-brigade alpine. Devient I/159e RI mi-décembre 1944.

dimanche 13 mars 2011

Les volontaires bretons

COTES-DU-NORD 
Bataillon Valmy. Chef : commandant Albert Conan (Richard). Unité des Côtes-du-Nord. Arrive dans le secteur de Nostang (Lorient) le 10 septembre 1944. Relevé le 22 septembre 1944 par le 15e bataillon des Côtes-du-Nord. Rejoint Saint-Brieuc et fusionne avec le bataillon Guy-Moquet pour former le 9e bataillon de sécurité (commandant Richard) le 1er novembre 1944, puis le II/137e RI. 
4e bataillon des Côtes-du-Nord. Devient II/71e RI (commandant Georges Maffard) le 10 octobre 1944.
8e bataillon des Côtes-du-Nord. Devient I/71e RI (commandant Antonin Bachasse puis commandant Pierre Hergault) le 10 octobre 1944. 
9e bataillon des Côtes-du-Nord. Devient III/71e RI (commandant Joseph Joly, dit Corsaire) le 1er décembre 1944. 
13e bataillon des Côtes-du-Nord. Chef : commandant Pierre Feutren (Tonton Pierre), tué le 3 décembre 1944, puis capitaine Auzeran. Sert devant Lorient. Dissous le 5 décembre 1944, versé dans le 71e RI et le 16e bataillon (compagnie du capitaine Jean Pourchou). 
14e bataillon des Côtes-du-Nord. Chef : commandant Roger Houssay (Hector). Ex-6e bataillon des Côtes-du-Nord. Fort de 800 hommes, monte en ligne le 19 septembre 1944 devant Lorient. Combat à Etel le 10 décembre 1944. Devient 14e bataillon rangers (commandant Houssay puis capitaine Louis Berest). Perdra au total 23 tués. 
15e bataillon des Côtes-du-Nord. Chef : commandant Léon Razurel. Unité FTP (ex-3e bataillon des Côtes-du-Nord). Monte en ligne le 22 septembre 1944 devant Lorient. Fait ensuite mouvement sur Redon (Saint-Nazaire) le 24 novembre 1944.
16e bataillon des Côtes-du-Nord. Chef : commandant Raoul Jourand (Pierrot). Ex-5e bataillon des Côtes-du-Nord ou Bataillon Pierrot. Sert devant Lorient. Devient 16e bataillon rangers. 
1er et 2e bataillons du 71e RI (créé le 10 octobre 1944 à Saint-Brieuc). Sert devant Lorient.
Lire, au sujet des FFI des Côtes-du-Nord, l’ouvrage d’Eric Rondel, "Occupation, Résistance, Libération. Bretagne. Témoignages inédits". 

FINISTERE 
Bataillon FFI de Chateaulin. Chef : capitaine Louis Le Cléac'h. Créé à partir des bataillons Rosporden et Normandie. Devient I/118e RI (capitaine Le Cléach) le 16 octobre 1944. 
II/118e RIM. Chef : commandant Maxime Rideau. Mis sur pied avec des FFI de Quimper, du Bataillon de La Tour d'Auvergne et de Briec.
1er bataillon de marche du Finistère. Chef : commandant Jean Le Bourhis. Devient 1er bataillon rangers sur ordre du 16 décembre 1944.
2e bataillon de marche du Finistère. Chef capitaine Louis Lavat puis capitaine Maurice Bellan. Devient 2e bataillon rangers sur ordre du 16 décembre 1944.
3e bataillon de marche du Finistère. Chef : capitaine Jean Bernard.
17e bataillon du Finistère. Chef : commandant Paul Loyer. Sert devant Lorient. Versé dans le 118e RI. 
Bataillon de fusiliers marins du Finistère. Chef : lieutenant de vaisseau Le Hénaff. Formé le 18 septembre 1944 par trois compagnies de fusiliers marins FFI ayant participé au siège de Brest (Unité Marine Quimper, notamment). Sert devant Lorient. Versé dans le 4e régiment de fusiliers-marins créé par décision du 25 octobre 1944, Le Hénaff commandant le 4e bataillon.  

ILLE-ET-VILAINE (pour mémoire : lire à leur sujet l’article sur les FFI devant Saint-Nazaire). 
1er bataillon (FTP) d’Ille-et-Vilaine. Chef : commandant Jean Even. Forme le I/41e RI (capitaine Frémont) le 15 novembre 1944. 
2e bataillon d’Ille-et-Vilaine. Forme le I/41e RI le 15 novembre 1944. 
3e bataillon d’Ille-et-Vilaine. Chef : commandant Marcel Meunier. Versé dans le 41e RI. 

 MORBIHAN 
1er bataillon du Morbihan. Chef : commandant Raymond Le Vigouroux (Hervé). Sert devant Lorient. 
2e bataillon du Morbihan. Chef : commandant Yves Le Garrec (Bénard). Sert devant Lorient. Versé dans le III/118e RI (commandant Muller) le 16 octobre 1944. 
3e bataillon FFI du Morbihan. Chef : colonel Félix Robo (Félix). Des éléments vont au 10e RA, d’autres au III/118e RI. 
4e bataillon du Morbihan. Chef : commandant Jean Rucard. Sert devant Lorient. Forme en partie le 4e bataillon rangers (commandant de Lambert). Compte 624 hommes au 15 décembre 1944. Sert devant Lorient. 
5e bataillon du Morbihan. Chef : commandant Louis Doré (Jacques). Ex-1er bataillon FTP. Versé notamment dans le II/41e RI (commandant Eugène Caro) le 15 novembre 1944. 
6e bataillon du Morbihan. Chef : commandant Célestin Chalme (Charles). Versé au 4e bataillon rangers le 1er décembre 1944.
7e bataillon FFI du Morbihan. Chef : commandant Jean Muller (Kersulec). Des éléments sont versés dans le III/118e RI. 
8e bataillon FFI du Morbihan. Chef : commandant Eugène Caro. Des éléments vont au 10e RA, versé en partie dans le II/41e RI le 15 novembre 1944. 
9e bataillon FFI du Morbihan. Chef : commandant Eon Le Gouvello de La Porte. Dissous le 20 novembre 1944 pour être versé au 19e dragons et dans un bataillon de sécurité.
10e bataillon FFI du Morbihan. Chef : commandant Jean Le Coutaller. Devient 10e bataillon rangers. Sert devant Lorient. 
11e bataillon FFI du Morbihan. Chef : commandant Roque Carrion (Icare).
12e bataillon FFI du Morbihan. Chef : général Armand de La Morlaix puis commandant Morin. Versé dans le II/41e RI le 15 novembre 1944. 

UNITES DIVERSES 
. Batteries FFI des Côtes-du-Nord, du Morbihan, du Finistère et d’Ille-et-Vilaine. Forment les I et II/10e RA. 
. Bataillon de fusiliers marins de Lorient. Fort de 600 hommes, formé en août 1944 après la libération de Vannes. Sert devant Lorient. Devient III/4e RFM en janvier 1945. Selon les sources, était commandé soit par les capitaines de corvette Le Masson puis Fleury, soit par le commandant Lenormand. 


vendredi 28 janvier 2011

Les volontaires de Rhône-Alpes

Les volontaires de la région Rhône-Alpes (14e région militaire) rejoignent majoritairement les cinq demi-brigades alpines de la 1ère division alpine FFI, qui donnera naissance à la 27e division alpine. Ils prendront part aux opérations du secteur des Alpes (septembre 1944 – mai 1945). D’autres, après la libération de Lyon, se grefferont à la 1ère armée française et constitueront une brigade FFI de la 1ère division de marche d’infanterie.

AIN 

1er Bataillon ORA de l’Ain. Chef : commandant Faivre (André). Formé dans la région de Bourg-en-Bresse, fort de cinq compagnies. Renforcé en septembre 1944 par les compagnies Dulac, Narval et Mazaud. Compte 468 hommes en octobre 1944. Appartient à la 5e demi-brigade alpine du lieutenant-colonel de Sury d’Aspremont. Versé dans le 99e RIA. 

 1er bataillon AS de l’Ain. Chef : commandant Maurice Colin. Appartient à la 5e demi-brigade alpine. Devient I/99e RIA le 16 décembre 1944. 

 2e bataillon AS de l’Ain. Chef : capitaine Noël Perrotot (Montréal), ex-chef du groupement Nord de l’Ain. Appartient à la 5e demi-brigade alpine. Relève le I/1er RTM dans le Briançonnais le 4 décembre 1944. Devient III/99e RIA le 16 décembre 1944. 

 5e escadron de reconnaissance. Chef : capitaine Martignon. Formé par des éléments ORA de l’Ain. Unité de la 5e demi-brigade alpine. Versé au 5e dragons. 

 5e groupe d’artillerie d’appui direct. Formé par le 4e bataillon FTP de l’Ain (commandant Depierre) et le bataillon Ravignan (capitaine Deschamps, dit Ravignan). Unité de la 5e demi-brigade alpine. 

 ARDECHE 

1er bataillon AS de l’Ardèche. Chef : commandant Robert Fauveau. Appartient à la 4e demi-brigade alpine. Devient II/159e RIA le 16 décembre 1944 (ce régiment, intégré dans la 27e DA, commence à faire mouvement le 17 janvier 1945 pour rejoindre le Nord-Est de la France. Puis il participera à la prise du fort de Larche.) 

 2e bataillon FTP de l’Ardèche. Chef : commandant Augustin Ollier (Ravel). Appartient à la 4e demi-brigade alpine. Devient IV/159e RIA le 16 décembre 1944. 

 3e bataillon de l’Ardèche. Mis à disposition à partir du 28 décembre 1944 de la 27e division alpine. 

 DROME 

1er bataillon FTP de la Drôme. Chef : commandant Fayardot, dit Fifi. Appartient à la 2e demi-brigade alpine du lieutenant-colonel de Lassus. 

 2e bataillon AS de la Drôme. Chef : commandant Bonnot. Appartient à la 2e demi-brigade alpine. Devient III/159e RIA le 16 décembre 1944. 

 3e bataillon (AS) de la Drôme. Chef : commandant Bernard. Formé par le 4e bataillon FTPF de la Drôme (commandant Morvan). Appartient à la 2e demi-brigade alpine. Forme les unités régimentaires du 159e RIA. 

4e bataillon (FTP) de la Drôme. Chef : commandant Félix Germain (Morvan). Appartient à la 2e demi-brigade alpine.

5e bataillon FTP de la Drôme. Chef : capitaine Giry. Appartient à la 2e demi-brigade alpine. Défend Termignon qu’il perd le 16 octobre 1944, laissant six tués, 26 blessés, quinze disparus. Dissous le 18 octobre 1944. Versé au 4e bataillon FTP. 

 2e escadron de reconnaissance. Chef : capitaine Pierre Challan-Belval. Formé par le maquis Pierre. Unité de la 2e demi-brigade alpine. Devient 3e escadron du 5e dragons. 

 ISERE 

Bataillon de Chambaran. Chef : capitaine Marcel Mariotte. Unité du secteur 3 de l’Isère. Entre dans Vienne le 1er septembre 1944, dans Lyon le lendemain. Appartient à la brigade volante de la 1ère DMI. Combat dans le secteur de Ronchamp. Versé début octobre 1944  – ou le 1er novembre 1944 - dans le Bataillon de marche 4 à Moffans, constituant notamment la 2e compagnie (capitaine Charles Morel). 

 Bataillon Vercors. Chef : commandant Roland Costa de Beauregard (Durieu). Issu du 6e BCA du maquis du Vercors recréé officiellement le 15 juillet 1944. Reconstitué au quartier Bayard, à Grenoble. Appartient à la 3e demi-brigade alpine du lieutenant-colonel Le Ray. Occupe le quartier de Termignon (vallée de l’Arc) le 10 novembre 1944. Reçoit la compagnie Gonnet (Ain). Devient officiellement 6e BCA. 

 Bataillon de l’Oisans. Chef : capitaine René Grand. Appartient à la 3e demi-brigade alpine. Se bat dès le 29 septembre 1944 en Névachie. Relève le bataillon Morvan le 11 novembre 1944. Devient 11e BCA le 11 décembre 1944. Enlèvera le Mont-Froid le 5 avril 1945. 

 Bataillon Belledonne. Chef : commandant André Lecoanet. Occupe le quartier de Charmaix (vallée de l’Arc) le 10 novembre 1944. Appartient à la 3e demi-brigade alpine. Devient 15e BCA qui entrera à Turin le 3 mai 1945. 

 3e escadron de reconnaissance. Chef : capitaine Guyot. Dit escadron Chartreuse. Forme le 4e escadron du 5e dragons. 

 3e groupe d’artillerie d’appui direct. Dit groupe « Taillefert ». 

 Bataillon de Grande-Chartreuse. Chef : commandant de Loisy. Unité de l’AS Isère. Entre dans Lyon le 2 septembre 1944. Mis à la disposition de la 3e DIA au cours du mois. Intégré au II/13e RTS (II/23e RIC) le 5 octobre. 

 11e régiment de cuirassiers. Chef : commandant Narcisse Geyer (Thivollet). Reconstitué dans le maquis du Vercors, où il est recréé officiellement le 13 juillet 1944. Composé d’escadrons à pied (Bourgeois, Bagnaud, Roland, etc.). Après la chute du Vercors (23 juillet 1944), se réorganise et entre dans Romans. Reconstitué comme groupement FFI Thivollet, fort de huit escadrons, intégré le 15 septembre 1944 dans la 3e brigade « volante » de la 1ère DMI. Transformé en régiment de soutien porté le 1er novembre 1944. 

 1er bataillon de marche du Grésivaudan. Chef : capitaine Etienne Poitau, dit Stéphane. Formé le 25 août (ou en septembre) 1944 en réunissant les compagnies Maurois, Ribeill, Sotty et Stéphane. Opère en Maurienne durant un mois, puis est versé dans le bataillon Belledonne (futur 15e BCA). 

1er bataillon d’infanterie coloniale. Chef : capitaine R. Grand. Unité de l’AS, opère dans le Briançonnais. Versé début octobre 1944, au fort Rabot (Grenoble), dans le bataillon de l’Oisans. 

 Bataillon de l’Oisans. Chef : capitaine Clair. Unité AS, versée début octobre 1944 dans le Bataillon de l’Oisans, avec également les maquis FTP d’Allevard et de La Tour-du-Pin. 

 LOIRE 

1er bataillon AS de la Loire. Chef : capitaine Gérard Maury. Appartient à la 5e demi-brigade alpine. Monte en ligne le 26 novembre 1944 au fort de Tournoux. Devient II/99e RIA le 16 décembre 1944 (bataillon qui occupera le fort de Roche-Croix le 22 avril 1945 et entrera en Italie). 

Bataillon de Sambre-et-Meuse (5e bataillon de la Loire). Chef : commandant Jean Marey. Forme le 24e BCA le 1er avril 1945. Combat au col de Larche le 26 avril. La 1ère compagnie est aux ordres du capitaine Albert Oriol, les autres compagnies sont commandées par le capitaine René Cusset (« François ») et Monier (« Rodolphe »). 

 24e bataillon de la Loire. Chef : commandant Gibet. Issu du groupement Strasbourg, quitte la Loire fin novembre 1944, séjourne durant trois mois dans la région d’Evian et Thonon. Arrivé en pays de Gex le 26 février 1945, versé – sans doute sous le nom de Bataillon Gex du capitaine Marin – dans le 24e BCA le 1er avril. 

 Bataillon de renfort de Saint-Etienne. Chef : capitaine Ravereau dit Franck. Formé à Saint-Etienne. Compterait 2 000 hommes. Unité FTP, versée dans la 1ère armée française (elle forme le 3e bataillon du 1er régiment de Franche-Comté le 10 décembre 1944). 

 2e bataillon de la Loire. Chef : commandant René Gentgen. Dissous le 8 janvier 1945 pour renforcer le 99e RIA. 

 Bataillon Ruat ou 1er bataillon territorial de la XIVe RM. Dit également 2e bataillon de la Loire. Chef : commandant Combecave puis commandant Noël Ruat (Duchêne). Formé à Saint-Etienne, issu des 304e et 313e bataillons FTP de la Loire. Compte 800 hommes le 20 novembre 1944. Quitte Saint-Etienne le 13 janvier 1945 pour Valdahon. Versé dans le 151e RI le 2 février 1945. 

 307e bataillon (de la Loire). Chef : commandant Descours, dit Vaillant. Issu du 302e bataillon FTP Paul-Vaillant-Couturier. Rejoint le bataillon Crotte qui sera intégré dans le 99e RIA. 

 RHONE 

Bataillon du Lyonnais. Chef : commandant Brun. Issu du 1er régiment (FTP) du Rhône dit régiment d’Azergues du colonel Brun. Affecté à la 27e DA le 18 décembre 1944, devient 127e groupe FTA le 8 janvier 1945. 

 1er bataillon du Rhône. Dit bataillon Berthier ou Challéat. Chef : commandant Louis Challéat dit Berthier (lieutenant d’artillerie). Quitte Sathonay le 30 septembre 1944, opère en Névachie, où il déplore, après 30 jours, quinze tués et 40 blessés. Appartient à la 4e demi-brigade du lieutenant-colonel Marielle-Tréhouart. Forme le III/93e RAM (régiment d’artillerie de montagne) en décembre 1944, hormis la 4e compagnie versée au 159e RIA. 

 2e bataillon (FTP) du Rhône. Chef : commandant Jean Crotte (Prosper). Appartient à la 5e demi-brigade alpine. Devient bataillon d’instruction ou IV/99e RIA le 16 décembre 1944. 

 3e bataillon « Les Allobroges » du Rhône. Chef : commandant Borel. Stationné à Sathonay. Versé au 9e régiment de cuirassiers.

 4e bataillon « Aurore » du Rhône. Chef : commandant Suppo. Stationné à Sathonay. 

 Bataillon Robespierre. Chef : capitaine Laplace. Versé dans le 152e RI de la 1ère Armée française. 

 Bataillon de chars de combat des Alpes ou bataillon 504/1. Chef : commandant Pichat. Stationné à La Valbonne. 

 Bataillon du génie du Rhône. Chef : capitaine Laval. 

 Régiment d’artillerie de La Doua. Chef : commandant Charrières puis capitaine de Saint-Charles. Stationné à Chambarrand. 

 Régiment de cavalerie du Rhône. Chef : capitaine de Jonchay. 

 SAVOIE – HAUTE-SAVOIE 

1er bataillon de skieurs du Mont-Revard. Créé fin novembre 1944. 

 Bataillon du Mont-Blanc. Chef : capitaine Neyrinck (officier belge) puis capitaine Clair. Formé dans la vallée de Chamonix, reprend les traditions du 199e bataillon de haute montagne. Compte 600 hommes, répartis en trois compagnies. Fin septembre 1944, il entre en Italie et prend le refuge de Torino, qu’il perd le 2 octobre. Le 17 février 1945, les éclaireurs-skieurs du lieutenant Rachel se battent au col du Midi, à 3 800 m, combat considéré comme le plus haut d’Europe. Dissous le 1er mars 1945. 

 Compagnie autonome de Chamonix ou Compagnie autonome du Mont-Blanc. Constituée avec une partie des cadres et hommes du Bataillon du Mont-Blanc dissous le 1er mars 1945. Sert dans la vallée de l’Arye puis, début mai 1945, dans la vallée de l’Ubaye. 

 1er bataillon des Glières ou bataillon Montjoie. Chef : commandant Montjoie. Recruté en Haute-Savoie. Arrive fin septembre 1944 en Tarentaise. Appartient à la 1ère demi-brigade alpine du lieutenant-colonel Oronce de Galbert. Relevé le 17 octobre 1944. Versé le 1er décembre 1944 dans le bataillon Godard qui devient 27e BCA le 16 décembre 1944, après avoir quitté Annecy le 3 pour monter en ligne. 

 2e bataillon des Glières. Chef : commandant Boutan. Unité FTP. Appartient à la 1ère demi-brigade alpine. L’une de ses compagnies est commandée par le capitaine Barillot. Gagne Modane en décembre 1944 puis la Tarentaise, pour être versé dans le 24e BCA. 

 Bataillon FTPF Foges ou Cachat. Chef : commandant Cachat. Viendrait des FFI de l’Ain. Appartient à la 1ère demi-brigade alpine. Versé le 1er décembre 1944 dans le bataillon Godard. 

 Bataillon Savoie. Chef : commandant Georges Héritier. Formé au Bourget-du-Lac. Appartient à la 1ère demi-brigade alpine. Relève à la mi-novembre 1944 le 1er bataillon des Glières en Tarentaise, au quartier de Montvalezan. Fusionne en décembre 1944 avec le bataillon Maurienne pour former le 13e BCA. Celui-ci perd 44 (ou 39) tués et 60 blessés lors des combats du Roc-Noir (23-31 mars 1945). 

 Bataillon Maurienne. Chef : commandant Santucci, dit Duplan. Appartient à la 1ère demi-brigade alpine. Versé dans le bataillon Savoie. 

 Bataillon Bulle. Chef : capitaine Eugène Lorin (Lacroix). Dit bataillon de Beaufortin. Unité qui était commandée par le capitaine Jean Bulle et qui comptait 1 400 hommes en août 1944. Bulle trouva la mort le 21 août 1944 en négociant la reddition d’Albertville. Réorganisé au fort de Villard, au-dessus d’Albertville. Part le 10 novembre 1944 en Tarentaise. Appartient à la 1ère demi-brigade alpine. Devient 24e BCA le 16 décembre 1944, puis 7e BCA le 1er janvier 1945. Ce bataillon (commandant de Buttet) s’emparera du Roc de Belleface (10 avril 1945) et entrera en Italie. 

 1er escadron de reconnaissance. Chef : capitaine Faugere de Biensan. Appartient à la 1ère demi-brigade alpine. 

 AUTRES UNITES 

 1er bataillon du Jura. Pour mémoire : appartient à la 1ère demi-brigade alpine. 

 Bataillon Paul. Sert en Tarentaise en septembre 1944. 

 Bataillon Villaret. Ou bataillon de Tarentaise. Chef : capitaine Villaret (officier de l’AS). Sert en Tarentaise en septembre 1944. 

 Bataillon Blanchard. Sert en Maurienne en septembre 1944. 

 Bataillon Villon. Sert en Maurienne en septembre 1944. 

 Bataillon Sapin. Unité FTP, sert du côté de Briançon en septembre 1944.

lundi 20 décembre 2010

Les volontaires du Berry et de la Sologne

Les FFI de l’Indre forment la 5e brigade de la 12e région militaire, composée des 52e, 68e et 90e RI, sous les ordres du lieutenant-colonel Despains (Roland), venu des FTP, réunissant 3 200 hommes en décembre 1944.
Le 90e régiment d’infanterie est mis sur pied avec le bataillon Comte (AS), le secteur Indre-Nord n°2 et le bataillon Lalingerie, des éléments du groupe Indre-Ouest, le maquis du Luant (AS Indre). Aux ordres du commandant André Petit, il compte 797 hommes à sa création en 1944. Dissous pour former à Châteauroux, le 1er janvier 1945, le 1er BCP du commandant Paoli puis du commandant Perot. Affecté à la 4e demi-brigade de chasseurs du commandant Petit, il prend part à la Campagne d’Alsace puis sert devant Saint-Nazaire. A noter que des éléments du 90e RI seront par ailleurs versés au bataillon de sécurité V/12.
Le 68e régiment d’infanterie est créé le 16 octobre 1944. Ses trois bataillons sont formés par les bataillons Dubreuil, Dupleix et Dupas du groupe Indre-Est, également par des éléments du Corps franc de Châteauroux et le bataillon Raymond (commandant Riouallon) d’Argenton-sur-Creuse. Le 1er janvier 1945, il donne naissance au 5e BCP, mis sur pied à Châteauroux et au Blanc, sous les ordres du commandant Stabler. Cette unité part rapidement – le 7 janvier 1945 - pour le front de l’Est, dans le cadre de la 4e demi-brigade de chasseurs, montant en ligne le 16 janvier 1945. Il prend part notamment à la libération de Vieux-Thann. Les combats lui coûteront douze tués, quinze disparus et 56 blessés. Le 3 mars, il quitte les Vosges pour aller servir devant Saint-Nazaire.
Le 52e régiment d’infanterie est créé le 1er octobre 1944, sous les ordres du commandant Henri Lathière (Tito). Ne compterait que 772 hommes pour trois bataillons ! Forme le bataillon d’instruction de spécialistes, devenu, le 16 janvier 1945, le 11e régiment de chasseurs à cheval (à six escadrons) à Châteauroux et affecté à la 3e DB.

Brigade Charles-Martel (pour mémoire ; voir l’article sur les FFI devant Saint-Nazaire), dont :
. Bataillon Carol. Chef : commandant Jean Costa de Beauregard (Carol). Formé dans le maquis de la Brenne (Indre, Indre-et-Loire) avec des cadres et hommes du 17e BCP, devient 17e BCP le 1er octobre 1944. Sert dans le sous-secteur centre de la poche de Saint-Nazaire. Compte 527 hommes au 28 février 1945. Reçoit notamment la compagnie d’accompagnement Bretteval en avril 1945 – ainsi que la 3e compagnie du 1er bataillon du 1er régiment de France.

4e régiment d’infanterie de l’air. Chef : lieutenant-colonel Henri de la Vaissière de la Vergne (Valin), officier retraité, chef de l’ORA du Loir-et-Cher, puis commandant Fernand Biron. Formé à la mi-septembre 1944 avec des FFI et FTP du Loir-et-Cher, sous le nom de 1er régiment aéroporté. Comprend deux bataillons, soit environ 1 100 hommes :
. 1er bataillon, commandant Charles Judes (Richard), de l’ORA, formé à Blois ;
. 2e bataillon, commandant  CharlesVerrier puis commandant Norbert Henry puis capitaine André de Talencé, formé à Vendôme.
Quitte Blois pour la poche de Lorient le 27 novembre 1944. En ligne près de Carnac. Perd son chef de corps et le commandant Verrier le 19 décembre 1944, assassinés par un de leurs hommes. Devient Corps-franc de l’air Valin de la Vaissière (CFAVV). 

Corps franc d’Indre-et-Loire. Chefs : capitaines Henri Gille et Henri Lombard (Lambert). Fort de 212 hommes, formé avec des FFI de Tours, du groupe « Vengeance-Touraine » de Saint-Symphorien, de la 4e compagnie (Planchard) du maquis Conty-Freslon. Quitte Tours le 27 septembre 1944. Affecté le 10 octobre 1944 au groupement Lecoq dans les Vosges. Rattaché le 4 novembre 1944 au bataillon Vigan-Braquet (FFI du Gard).

Bataillon VII/4 (Indre-et-Loire). Pour mémoire (voir l’article sur les FFI devant Saint-Nazaire).

Bataillon VIII/4 (Indre-et-Loire). Chef : Montprofit (Marceau) ou commandant de Rendinger. Dit bataillon de sécurité d’Indre-et-Loire, ou peut-être 66e RI. Créé le 16 septembre 1944. Formé à Joué-lès-Tours par le bataillon Champmeslé et les FTP du commandant Marceau. Comprend 758 hommes au 12 octobre 1944. Devient III/65e RI le 1er janvier 1945. Serait parti pour le front Atlantique durant le premier trimestre 1945.

Groupe Le Coz (Indre-et-Loire). Chef : capitaine Jean-Marie S… (Le Coz). Cette unité opère dans la région de Loches. Gagne la Franche-Comté. Son chef sera arrêté et fusillé. Ses éléments seront versés au Bataillon d’infanterie de marine et du Pacifique en octobre 1944.

1er bataillon de marche du Loiret. Chef : commandant Pierre Charié. Formé avec des hommes du nord de la Loire. Dit bataillon III/5. Devient III/95e RI le 1er janvier 1945.

2e bataillon de marche du Loiret. Chef : commandant Thénard (Sultan). Constitué à partir du maquis de Sologne. Semble porter le nom de Bataillon de sécurité Lamoureux à compter du 1er décembre 1944. Forme un détachement – dit renfort 501 – de 271 hommes aux ordres du capitaine Lamoureux, qui quitte Orléans le 15 décembre 1944 pour être affecté au 2e bataillon de zouaves portés puis, rapidement, au 2e bataillon de choc.

Brigade Bertrand. Chef : colonel Bertrand, dit Dupin, chef (ORA) des maquis du Cher-Sud. Arrive à Saintes du 8 au 15 novembre 1944. Sert devant Royan. Compte 4 668 hommes au 6 décembre 1944. Retourne dans le Cher à partir du 24 février 1945, où elle va former le noyau de la 1ère DI qui ira servir en Allemagne.
. 1er régiment d’infanterie. Chef : colonel René Bertrand, puis lieutenant-colonel Jean Ribaud, puis colonel Maurice Rudloff (20 novembre 1944). Reconstitué dès la mi-août 1944 dans les maquis du Cher-Sud avec 1 800 anciens hommes du 1er RI de l’armée d’armistice (1940-42). Composé du I/1er RI (commandant Pierre Roy) et du III/1er RI (capitaine Jacques Mazin). Combat contre la colonne Elster, après avoir libéré Bourges. Compte 1 749 hommes le 6 décembre 1944. Créé officiellement le 1er janvier 1945.
. 33e demi-brigade. Chef : lieutenant-colonel Paul Trousseau. Créée officiellement le 9 septembre 1944. Composée du I/33e (commandant Moïse Rabineau) et du II/33e (capitaine René Mesnard). Compte 1 000 hommes début 1945. Versée au I/43e RI le 26 février 1945.
. 34e demi-brigade. Chef : lieutenant-colonel Colomb (Arnaud de Vogué) puis lieutenant-colonel Serval. Issue du maquis du Cher-Nord. Compte 1 596 hommes en décembre 1944. Le I/34e (commandant André d'Aramon) est versé dans le II/1er RI, le II/34e du commandant Robert Baronnet dit Renaudin – issu du Régiment populaire du Berry - au 15e RA et au II/1er RI, la compagnie de commandement au I/43e RI.
. Groupe de reconnaissance n°8. Chef : capitaine Henry Servois dit Duret. Issu du Cher-Est. Comprend 302 hommes le 6 décembre 1944. Fort de trois escadrons, versé au 12e chasseurs à cheval en mars 1945.
. 72e régiment d’artillerie : Ier (capitaine Camille Harle, lieutenant Maurier) et IIe groupes.

Bataillon de marche du Loir-et-Cher (bataillon II/5). Chef : commandant Brasseur. Fort de 702 hommes le 28 décembre 1944. Forme le II/95e RI le 1er janvier 1945.

lundi 15 novembre 2010

Les volontaires d'Aquitaine

La Région B de la Résistance donne naissance à la 18e région militaire, à Bordeaux, sous les ordres du colonel Druilhe (venu des FFI de Dordogne). Une partie des unités FFI formées ou stationnées sur son territoire serviront sur le front du Médoc, dans le cadre des Forces françaises de la Pointe de Grave (FFGR), entrées dans l’Histoire sous le nom de Brigade Carnot. L’essentiel des informations indiquées ci-dessous provient précisément de l’histoire de cette brigade. 
Aire-sur-Adour (Bataillon d’). Dit Bataillon Aturin. Landes. Chef : capitaine Baradat. Rejoint fin octobre 1944 le front du Médoc. Versé, pour 240 hommes, au II/34e RI début 1945. 
Atlantique du Lot-et-Garonne (Bataillon). Chef : commandant Archidice, puis commandant Baril. Formé à Agen en novembre 1944 sous le nom de « bataillon Atlantique du régiment du Lot-et-Garonne ». Arrive à Castelnau le 12 décembre. Fait mouvement sur Lesparre le 3 janvier 1945. Relève le Bataillon de marche du Tarn-et-Garonne sur le front du Médoc le 16 février. Fort de 350 hommes, devient III/34e RI fin mars 1945. 
Blayais (Bataillon du). Chef : commandant Léon Ellissalde (« Léon du Blayais »). Constitué à la citadelle de Blaye (Gironde) le 1er octobre 1944 à partir du groupe du Blayais (FFI de Gironde et de Charente). Fait mouvement le 19 octobre 1944 vers le front du Médoc. Devient III/7e RIC le 21 décembre 1944, puis III/38e RI le 10 mars 1945. 
Carnot (Artillerie). Chef : capitaine Malabat. Formée en septembre 1944 au quartier Nansouty (Bordeaux) sous la forme d’un groupe d’artillerie. Monte en ligne sur le front du Médoc le 18 septembre 1944. Versé au 1er Régiment d’artillerie coloniale FFI le 2 novembre 1944 (qui devient 196e RA le 9 novembre). 
Charly du Médoc (Groupe). Gironde. Chef : lieutenant-colonel Cominetti (« Charly »). Fort de 584 hommes, sert sur le front du Médoc à compter du 29 août 1944. 
Claverie (Bataillon). Landes. Sert sur le front du Médoc. Versé, pour 270 hommes, au 34e RI. 
Duchez (Bataillon), ou Bataillon des Arcachonnais. Chef : capitaine de réserve Robert Duchez. Sous le nom de Colonne d’Arcachon (Gironde), sert sur le front du Médoc dès la fin août 1944. Versé dans le II/34e RI en 1945. 
Georges (Bataillon). Gironde. Chef : commandant Bordes. Sert sur le front du Médoc. Versé, pour 350 hommes, au 34e RI. 
Gironde (1er régiment de). Nom que semble porter le 144e RI (lieutenant-colonel Saldou) recréé le 1er octobre 1944 avec des FFI de Bordeaux (I, IV et V/144e), ceux des groupes du Bouscat et Bruges (II/144e). Forme le 170e RI le 1er mars 1945. 
Groupe mobile de réserve. Chef : capitaine Douence. Issu du groupe Hostains-Lugos, sous la forme du Groupe de mobile de réserve du groupe de bataillons FFI Gironde. Sert sur le front du Médoc. Versé le 1er décembre 1944 dans le 2e groupe d’escadrons du 18e RCC (formant le 2e escadron), dit 16e groupe de reconnaissance divisionnaire d’infanterie FFI. 
Guyenne (Bataillon de). Gironde. Chef : commandant Noutary. Organisé le 5 septembre 1944 à Langon (Gironde) avec des membres des Chantiers de jeunesse. Affecté à la 9e DIC, arrive en Franche-Comté le 8 octobre 1944. Fort de 650 hommes, versé dans le I/6e RTS entre le 9 et le 28 octobre 1944. 
Jean (Bataillon). Gironde. Chef : commandant Bernardet (« Jean »). Formé à Libourne à compter du 29 août 1944. Sa 1ère compagnie (issue du groupe Jean ou maquis des Chênes-Verts) est versée au régiment Z. 
Klein (Escadron). Chef : capitaine Jean Klein. Fort de 154 hommes, est en ligne sur le front du Médoc à compter du 12 septembre 1944. Devient 1er escadron (lieutenant Fontaine) du 2e groupe d’escadrons du 18e RCC le 1er décembre 1944. 
La Mette (Groupement de). Chef : commandant de La Mette. Versé en novembre 1944 au 57e RI FFI (qui devient I/57e RI le 16 décembre 1944). Il s’agit peut-être du Bataillon Esquirou (Charente-Maritime et Gironde) qui compte 740 hommes en octobre 1944. 
Léon des Landes (Bataillon). Chef : capitaine Doussy. Versé au II/34e RI. 
Nord-Landais (Bataillon). Chef : commandant Lartigau. Versé, pour 270 hommes, au 34e RI.
Penthésilée (Bataillon franc). Chef : commandant Jan Chodzko. Formé à Talence (Gironde) entre le 5 et le 8 septembre 1944. Compte plus de 600 volontaires, répartis en six compagnies (1ère : capitaine Marc Brun ; 2e : lieutenant Martin ; 3e : lieutenant Léger ; 4e : lieutenant Van der Stocken ; 5e : capitaine Malivert ; 6e : capitaine Dartigues). Fait mouvement vers le front du Médoc le 17 septembre 1944. Perd le sous-lieutenant Bellier le 13 décembre. Devient I/7e RIC le 21 décembre, puis versé dans le I/38e RI le 10 mars 1945 (ainsi qu’au II/Régiment mixte marocains étrangers). 
Songe (Bataillon). Gironde. Sert sur le front du Médoc.

mardi 3 août 2010

Les volontaires de la région parisienne

Dès la libération de Paris, Paris et sa région ont été rattachés à la 22e région militaire. Nombre des unités qui se sont formées sur son territoire ont rejoint la 10e division d'infanterie du général Billotte, qui sera affectée à la 1ère armée française.

1er BCP. Chef : commandant puis lieutenant-colonel Moillard, puis commandant Putz. Créé à l’Ecole militaire de Paris le 1er septembre 1944. Devient 19e BCP le 1er octobre 1944 (tandis qu’un nouveau 1er BCP sera créé à Châteauroux le 1er janvier 1945). Arrive en Alsace en décembre 1944. Rattaché au 1er régiment de spahis algériens de reconnaissance, prend part à la Campagne d’Allemagne.

8e BCP. Chef : lieutenant-colonel Pochard puis capitaine Pugliesi-Conti. Créé le 7 septembre 1944 à l’Ecole militaire de Paris. Fait mouvement vers la Lorraine les 21 et 22 octobre 1944. Compte 806 hommes au 1er novembre. Participe aux opérations de libération de la région de Metz au sein de la 1ère demi-brigade de chasseurs.

Bataillon I/22. Versé dans le 46e RI.

Bataillon II/22. Chef : lieutenant-colonel Hucher. Créé le 14 septembre 1944. Cantonné au lycée Janson-de-Sailly. Devient le bataillon de commandement du 5e RI.

Bataillon III/22. Dit bataillon Médéric. Chef : lieutenant-colonel Prosper Boche, dit Rouger. Formé au Fort-Neuf de Vincennes le 2 septembre 1944. Compte 803 hommes en septembre 1944. Forme le I/5e RI le 10 décembre 1944.

Bataillon IV/22. Dit bataillon Belleville-Villette. Chef : commandant Toulemont. Formé à Provins (Seine-et-Marne). Compte 732 hommes le 12 septembre 1944. Rejoint la 46e demi-brigade le 1er novembre et forme le II/46e RI.

Bataillon V/22. Chef : Tourot. Formé notamment par le Bataillon Liberté (FTP). Caserné au Fort de Nogent. Versé dans les II et III/5e RI.

Bataillon VI/22. Chef : commandant de Pirey. Issu du "Bataillon de choc" du commandant Ledroit. Mis sur pied le 21 septembre 1944 à Vitry-sur-Seine. Forme le I/24e RI.

Bataillon VII/22 ou Bataillon Marianne. Chef : commandant Schweitzer (Lefèvre). Formé à Rueil (caserne Guynemer) avec des FFI de Seine-et-Oise. Devient II/24e RI le 10 décembre 1944. Gagne les Ardennes puis les Vosges.

Bataillon IX/22. Dit bataillon Brie-sans-Peur. Chef : commandant Cheutin puis lieutenant-colonel Vésiné de La Rue. Formé en Seine-et-Marne. Compte 814 hommes le 21 octobre 1944. Devient III/46e RI le 10 décembre.

Bataillon XI/22. Dit Bataillon Saint-Just ou Bataillon République. Chef : commandant Liserin. Formé à la caserne de Reuilly. Versé dans les unités régimentaires du 46e RI.

Bataillon XII/22. Dit bataillon Château-de-Madrid ou bataillon « Liberté ». Chef : commandant Champarnaud. Formé à Neuilly-sur-Seine. Compte 800 hommes le 17 octobre 1944. Versé au 46e RI le 7 janvier 1945. Note : il semble qu’une partie forme le bataillon « Désiré » du commandant Fernand Raux (« Désiré »), lequel est versé en janvier 1945 dans les 5e et 6e bataillons de choc.

Bataillon XIII/22. Chef : capitaine Louis Labri. Formé partiellement au Fort de l'Est, à Saint-Denis. Versé au III/5e RI.

Bataillon XIV/22. Chef : commandant Claveau. Formé le 2 septembre 1944 au lycée Janson-de-Sailly. Devient le bataillon de commandement du 24e RI.

Bataillon XV/22. Dit bataillon FFI de Melun. Formé en Seine-et-Marne. Organisé en un escadron hors rang et quatre escadrons. Devient 11e cuirassiers le 23 novembre 1944 puis 18e dragons (lieutenant-colonel Moissenet).

Bataillon XVI/22. Dit bataillon Marceau. Forme le 1er groupe du 32e RA.

Bataillon XVII/22. Dit bataillon Yves-du-Manoir ou bataillon Rouleau. Chef : commandant Ruas puis capitaine Chandeze. Forme le 2e groupe du 32e RA le 1er décembre 1944.

Bataillon XVIII/22. Dit bataillon Chevallier. Forme le 3e groupe du 32e RA.

Bataillon XIX/22. Forme le 4e groupe du 32e RA.

Bataillon XX/22.

Bataillon XXI/22. Versé dans un groupe de FTA.

Bataillon XXIV/22. Créé avec les FTP du 15e arrondissement (Bataillon Roger), une compagnie du Bataillon Pierre-Semard et le groupement du 14e arrondissement. Versé au II/5e RI.

Bataillon XXV/22. Dit bataillon Villand. Chef : commandant Villand (Rollet). Compte 556 hommes le 10 janvier 1945. Des éléments sont versés au bataillon XX/22 en janvier 1945.

Bataillon de sécurité XXVI/22. Dit Bataillon du Mont-Valérien. Chef : commandant Fievet. Issu notamment du Bataillon Hoche. Versé dans le Bataillon Paris du Groupe de commandos d'Afrique. 

Bataillon XXVII/22. Versé dans le train.

Bataillon LI/22. Dit 1er régiment de Paris. Chef : commandant Boris Holban. Créé le 20 septembre 1944. Composé d’étrangers et de Français, reste à Paris. 

Bataillon CIII/22. Dit Bataillon République. Chef : commandant Henri Ponard. Mis sur pied dans le 10e arrondissement (compagnies : capitaine Avenel, lieutenant Chave, lieutenant Cordouin et lieutenant Bertrand). Cantonné à Billancourt. Versé en janvier 1945 dans le 1er RCP. Peut-être distinct du Bataillon Hémon, formé par les Equipes nationales de Paris et affecté au 1er RCP.

Bataillon CV/22. Dit bataillon de Rambouillet ou bataillon Kléber. Chef : commandant Aurel Gramma puis commandant Robert Foucher. Fait mouvement vers la 1ère armée à partir du 10 janvier 1945. Des éléments sont versés dans le 19e BCP, d'autres dans le 20e BCA.

Bataillon CVI/22. Dit bataillon Dupleix. Chef : capitaine René de Treville. Formé le 21 septembre 1944. Devient I/48e RI.

Bataillon CVII/22. Dit Bataillon Valentin. Devient II/48e RI.

Bataillon de marche Joseph-Bara. Sans doute le bataillon VIII/22. Chef : commandant Georges Deynoux. Mis sur pied à Corbeil et Brétigny. Devient III/24e RI.


1er régiment de marche d’infanterie portée. Créé au lycée Janson-de-Sailly dès la fin août 1944. Comprend deux bataillons :

. 1er bataillon. Chef : commandant Berger puis commandant Guy de Fenoyl de Gayardon. Quitte clandestinement Paris le 25 septembre 1944 pour rejoindre la 1ère Armée française. Instruit au Valdahon, devient Bataillon Janson de Sailly. Participe à la libération de Masevaux (il perd 45 tués). Devient 2e bataillon de choc le 5 janvier 1945. Pertes totales (France, Allemagne, Indochine) : 107 tués.

. 2e bataillon. Chef : capitaine de frégate Marchand. Versé dans la 10e DI. Marchand ira commander le 4e régiment de fusiliers marins.

1er Régiment de marche nord-africain de Paris. Chef : lieutenant-colonel Massebiau. Instruit du 25 septembre au 5 octobre 1944. Dissous le 8 décembre 1944 (compte alors 873 hommes). Des éléments sont versés dans le 131e RI.

Escadron Bonhomme. Rattaché le 8 septembre 1944 à la 2e DB. Devient 4e compagnie du 1er RMT le 2 octobre.

Escadron Montségou. Chef : capitaine de Montségou. Rattaché le 8 septembre 1944 à la 2e DB. Devient 8e compagnie du 2e RMT le 2 octobre.

Escadron Piquet. Rattaché le 8 septembre 1944 à la 2e DB. Devient 12e compagnie du 3e RMT le 2 octobre.

Escadron Hammer. Chef : capitaine Hamer. Rattaché le 24 octobre 1944 au 1er régiment de marche de spahis marocains.

Colonne Fabien puis Groupement tactique de Lorraine puis 1ère Brigade de Paris. Cette unité sera traitée à part.