lundi 20 décembre 2010
Les volontaires du Berry et de la Sologne
lundi 15 novembre 2010
Les volontaires d'Aquitaine
mardi 3 août 2010
Les volontaires de la région parisienne
Dès la libération de Paris, Paris et sa région ont été rattachés à la 22e région militaire. Nombre des unités qui se sont formées sur son territoire ont rejoint la 10e division d'infanterie du général Billotte, qui sera affectée à la 1ère armée française.
1er BCP. Chef : commandant puis lieutenant-colonel Moillard, puis commandant Putz. Créé à l’Ecole militaire de Paris le 1er septembre 1944. Devient 19e BCP le 1er octobre 1944 (tandis qu’un nouveau 1er BCP sera créé à Châteauroux le 1er janvier 1945). Arrive en Alsace en décembre 1944. Rattaché au 1er régiment de spahis algériens de reconnaissance, prend part à la Campagne d’Allemagne.
8e BCP. Chef : lieutenant-colonel Pochard puis capitaine Pugliesi-Conti. Créé le 7 septembre 1944 à l’Ecole militaire de Paris. Fait mouvement vers la Lorraine les 21 et 22 octobre 1944. Compte 806 hommes au 1er novembre. Participe aux opérations de libération de la région de Metz au sein de la 1ère demi-brigade de chasseurs.
Bataillon I/22. Versé dans le 46e RI.
Bataillon II/22. Chef : lieutenant-colonel Hucher. Créé le 14 septembre 1944. Cantonné au lycée Janson-de-Sailly. Devient le bataillon de commandement du 5e RI.
Bataillon III/22. Dit bataillon Médéric. Chef : lieutenant-colonel Prosper Boche, dit Rouger. Formé au Fort-Neuf de Vincennes le 2 septembre 1944. Compte 803 hommes en septembre 1944. Forme le I/5e RI le 10 décembre 1944.
Bataillon IV/22. Dit bataillon Belleville-Villette. Chef : commandant Toulemont. Formé à Provins (Seine-et-Marne). Compte 732 hommes le 12 septembre 1944. Rejoint la 46e demi-brigade le 1er novembre et forme le II/46e RI.
Bataillon V/22. Chef : Tourot. Formé notamment par le Bataillon Liberté (FTP). Caserné au Fort de Nogent. Versé dans les II et III/5e RI.
Bataillon VI/22. Chef : commandant de Pirey. Issu du "Bataillon de choc" du commandant Ledroit. Mis sur pied le 21 septembre 1944 à Vitry-sur-Seine. Forme le I/24e RI.
Bataillon VII/22 ou Bataillon Marianne. Chef : commandant Schweitzer (Lefèvre). Formé à Rueil (caserne Guynemer) avec des FFI de Seine-et-Oise. Devient II/24e RI le 10 décembre 1944. Gagne les Ardennes puis les Vosges.
Bataillon IX/22. Dit bataillon Brie-sans-Peur. Chef : commandant Cheutin puis lieutenant-colonel Vésiné de La Rue. Formé en Seine-et-Marne. Compte 814 hommes le 21 octobre 1944. Devient III/46e RI le 10 décembre.
Bataillon XI/22. Dit Bataillon Saint-Just ou Bataillon République. Chef : commandant Liserin. Formé à la caserne de Reuilly. Versé dans les unités régimentaires du 46e RI.
Bataillon XII/22. Dit bataillon Château-de-Madrid ou bataillon « Liberté ». Chef : commandant Champarnaud. Formé à Neuilly-sur-Seine. Compte 800 hommes le 17 octobre 1944. Versé au 46e RI le 7 janvier 1945. Note : il semble qu’une partie forme le bataillon « Désiré » du commandant Fernand Raux (« Désiré »), lequel est versé en janvier 1945 dans les 5e et 6e bataillons de choc.
Bataillon XIII/22. Chef : capitaine Louis Labri. Formé partiellement au Fort de l'Est, à Saint-Denis. Versé au III/5e RI.
Bataillon XIV/22. Chef : commandant Claveau. Formé le 2 septembre 1944 au lycée Janson-de-Sailly. Devient le bataillon de commandement du 24e RI.
Bataillon XV/22. Dit bataillon FFI de Melun. Formé en Seine-et-Marne. Organisé en un escadron hors rang et quatre escadrons. Devient 11e cuirassiers le 23 novembre 1944 puis 18e dragons (lieutenant-colonel Moissenet).
Bataillon XVI/22. Dit bataillon Marceau. Forme le 1er groupe du 32e RA.
Bataillon XVII/22. Dit bataillon Yves-du-Manoir ou bataillon Rouleau. Chef : commandant Ruas puis capitaine Chandeze. Forme le 2e groupe du 32e RA le 1er décembre 1944.
Bataillon XVIII/22. Dit bataillon Chevallier. Forme le 3e groupe du 32e RA.
Bataillon XIX/22. Forme le 4e groupe du 32e RA.
Bataillon XX/22.
Bataillon XXI/22. Versé dans un groupe de FTA.
Bataillon XXIV/22. Créé avec les FTP du 15e arrondissement (Bataillon Roger), une compagnie du Bataillon Pierre-Semard et le groupement du 14e arrondissement. Versé au II/5e RI.
Bataillon XXV/22. Dit bataillon Villand. Chef : commandant Villand (Rollet). Compte 556 hommes le 10 janvier 1945. Des éléments sont versés au bataillon XX/22 en janvier 1945.
Bataillon de sécurité XXVI/22. Dit Bataillon du Mont-Valérien. Chef : commandant Fievet. Issu notamment du Bataillon Hoche. Versé dans le Bataillon Paris du Groupe de commandos d'Afrique.
Bataillon XXVII/22. Versé dans le train.
Bataillon LI/22. Dit 1er régiment de Paris. Chef : commandant Boris Holban. Créé le 20 septembre 1944. Composé d’étrangers et de Français, reste à Paris.
Bataillon CIII/22. Dit Bataillon République. Chef : commandant Henri Ponard. Mis sur pied dans le 10e arrondissement (compagnies : capitaine Avenel, lieutenant Chave, lieutenant Cordouin et lieutenant Bertrand). Cantonné à Billancourt. Versé en janvier 1945 dans le 1er RCP. Peut-être distinct du Bataillon Hémon, formé par les Equipes nationales de Paris et affecté au 1er RCP.
Bataillon CV/22. Dit bataillon de Rambouillet ou bataillon Kléber. Chef : commandant Aurel Gramma puis commandant Robert Foucher. Fait mouvement vers la 1ère armée à partir du 10 janvier 1945. Des éléments sont versés dans le 19e BCP, d'autres dans le 20e BCA.
Bataillon CVI/22. Dit bataillon Dupleix. Chef : capitaine René de Treville. Formé le 21 septembre 1944. Devient I/48e RI.
Bataillon CVII/22. Dit Bataillon Valentin. Devient II/48e RI.
Bataillon de marche Joseph-Bara. Sans doute le bataillon VIII/22. Chef : commandant Georges Deynoux. Mis sur pied à Corbeil et Brétigny. Devient III/24e RI.
1er régiment de marche d’infanterie portée. Créé au lycée Janson-de-Sailly dès la fin août 1944. Comprend deux bataillons :
. 1er bataillon. Chef : commandant Berger puis commandant Guy de Fenoyl de Gayardon. Quitte clandestinement Paris le 25 septembre 1944 pour rejoindre la 1ère Armée française. Instruit au Valdahon, devient Bataillon Janson de Sailly. Participe à la libération de Masevaux (il perd 45 tués). Devient 2e bataillon de choc le 5 janvier 1945. Pertes totales (France, Allemagne, Indochine) : 107 tués.
. 2e bataillon. Chef : capitaine de frégate Marchand. Versé dans la 10e DI. Marchand ira commander le 4e régiment de fusiliers-marins.
1er Régiment de marche nord-africain de Paris. Chef : lieutenant-colonel Massebiau. Instruit du 25 septembre au 5 octobre 1944. Dissous le 8 décembre 1944 (compte alors 873 hommes). Des éléments sont versés dans le 131e RI.
Escadron Bonhomme. Rattaché le 8 septembre 1944 à la 2e DB. Devient 4e compagnie du 1er RMT le 2 octobre.
Escadron Montségou. Chef : capitaine de Montségou. Rattaché le 8 septembre 1944 à la 2e DB. Devient 8e compagnie du 2e RMT le 2 octobre.
Escadron Piquet. Rattaché le 8 septembre 1944 à la 2e DB. Devient 12e compagnie du 3e RMT le 2 octobre.
Escadron Hammer. Chef : capitaine Hamer. Rattaché le 24 octobre 1944 au 1er régiment de marche de spahis marocains.
Colonne Fabien puis Groupement tactique de Lorraine puis 1ère Brigade de Paris. Cette unité sera traitée à part.
samedi 29 mai 2010
Les volontaires du Sud-Ouest
dimanche 23 mai 2010
Les volontaires du Limousin
samedi 1 mai 2010
Les volontaires de Dordogne
Groupe Bugeaud (commandant Pichardie). Unité de Dordogne-Centre (secteur de Riberac), elle dirige le 6 septembre 1944 une compagnie qui va combattre à la pointe de Chapus, dans le secteur de Marennes (La Rochelle). Le 16 novembre, le groupe est intégré dans le 26e RI à Périgueux. Ce 26e RI, commandé par le lieutenant-colonel Mingasson, devient 13e RI à compter du 1er avril 1945 alors qu’il sert dans la poche de La Rochelle. Source : historique du 26e RI.
Groupe François-Ier (capitaine Feyry, adjoint : capitaine Lavelle). Il correspond au 33e bataillon CFL (secteur Bergerac-ville, Dordogne-Sud, 900 hommes). Devant Royan, le 8 septembre 1944, il repousse une action allemande à Mortagne puis, le 19, une tentative de débarquement à Arces. Le 20 novembre, le groupe rejoint Bergerac où il est versé dans le III/26e RI. Source : historique du 26e RI.
Groupe Alberte, dit bataillon Lilas (commandant Labonnelie) (sous-secteur de Sarlat). Dès septembre 1944, après la libération de Bergerac, la compagnie du capitaine Gadala combat devant Royan (secteur de Mortagne). Le bataillon Lilas, qui comprend trois compagnies, opère dans la région de Talmont et Cozes. Le 25 novembre, il est regroupé pour rejoindre le 26e RI. Il comptait 783 hommes fin octobre 1944. Source : historique du 26e RI.
Régiment Z (lieutenant-colonel Moressée, dit « Z »). Né en Belgique en 1907, Georges Moressée, ingénieur, pilote d’avion, lieutenant belge en 1940, a rejoint la résistance de Dordogne et commandé la colonne Z. Colonel français à la Libération, il vivait encore en 2007 à Vence (sources : amicale du 12e RA). Le régiment est créé officiellement le 1er octobre 1944, composé de trois bataillons :
. 1er bataillon, capitaine Urbain (qui commandait la compagnie Urbain, issue du groupe Bernard, de Sarlat), dit Groupe d’escadrons Urbain, versé dans le 18e chasseurs à cheval du 20 au 28 février 1945 ;
. 2e bataillon, Dagréou, devient I/12e RA le 1er février 1945 ;
. 3e bataillon, Scoupe, devient II/12e RA le 27 février 1945. Ex-4e bataillon, il a reçu une fraction (capitaine Bonnet) du groupe Georges-Aubert (Gironde).
Le régiment compte 1 891 hommes au 27 novembre. Il sert devant Royan depuis le 6 septembre 1944. Il a reçu la 1ère compagnie du bataillon FFI du commandant Bernardet (Gironde). En janvier 1945, il défend le secteur de Gemonzac. Source principale : SHAT.
6e Brigade Demorny (lieutenant-colonel Paul Bousquet, dit « Demorny », sergent de réserve et instituteur (selon le général de Larminat). Créée le 25 octobre 1944, elle comprend trois régiments FTP :
. 1er régiment « Ricco » (commandant d’Angelo). Composé des bataillons des capitaines Paul, Ariene, Fosig et Calistro. Le 14 septembre 1944, il perd quinze tués au combat de Ferrières.
. 3e régiment « Duguesclin » (lieutenant-colonel Bousquet, puis commandant puis lieutenant-colonel Bonvallet, dit « Duguesclin », à compter du 24 octobre). Composé des bataillons des capitaines Marois, Eyma, Michel et François. Combat à Yves le 18 septembre 1944, puis le 9 octobre repousse un coup de main allemand sur Aigrefeuille.
. 4e régiment « Soleil » (commandant René Coustellier, dit « Soleil », âgé de 24 ans). Composé du 5e bataillon (René Richez, dit capitaine « Baron »), du 12e bataillon (René Dessalien, dit capitaine « Rase-Motte », qui serait âgé de 17 ans !) et du 30e bataillon (Crolus, dit « capitaine Olivier »). Il y aurait eu un autre bataillon (le 4e du régiment) commandé par le capitaine « André ». Parti fin septembre 1944 pour La Rochelle, il reprend Virson le 25 novembre 1944.
Elle devient 108e RI le 1er décembre 1944, toujours sous les ordres du lieutenant-colonel Demorny (le 4e régiment FTP devient III/108e, dont Coustellier conserve le commandement). Son effectif est alors de 4 379 hommes, et son PC est à Surgères. Lors de l’attaque de la poche de La Rochelle, le III/108e RI enlève Aigrefeuille le 8 mai 1945. Sources principales : SHAT et mémoires de « Soleil ».
Brigade Rac (Dordogne-Nord). Chef de corps : commandant puis lieutenant-colonel Rodolphe Cézard, 28 ans, lieutenant d’artillerie, chef de l’AS Dordogne-Nord.
Réunis le 17 juin 1944 à Saint-Jory-de-Chalais, les FFI forment trois bataillons commandés par Dupuy, Vieugeot et Tallet. Entre dans Périgueux puis participe à la libération d’Angoulême (31 août). Occupe Rochefort le 12 septembre puis Saujon le 14. Compte 3 076 hommes au 6 décembre. Se réorganise en deux régiments (1er : commandant Dupuy et 2e : commandant Tallet), comptant également deux batteries d’artillerie qui semblent porter l’écusson du I/35e RA FFI. Devient 50e RI le 1er janvier 1945 avec le bataillon Roland. Intégré dans la 23e DI. Prend part à partir du 14 avril 1945 aux combats de la poche de Royan (occupation de Brie, passage de la Seudre, nettoyage de la presqu’île d’Arvert, débarquement et prise de l’île d’Oléron). A perdu au total (maquis et poche de Royan) 252 morts (dont 18 du 14 au 18 avril).
. 1er bataillon. Commandant Robert-Pol Dupuy, 43 ans.
. 2e bataillon. Commandant Roger Vieugeot, 42 ans.
. 3e bataillon. Commandant René Tallet (« Violette »), 25 ans. 4 septembre 1944 : parvient à Saintes. 10 septembre : son corps-franc occupe le Chapuis. Au 13 septembre : défend la Seudre entre Saujon et Marennes. 1er octobre : relevé par les FFI de l’Armagnac, rentre en Dordogne. Octobre : devient 2e régiment de la brigade Rac. 26 octobre : revient occuper le secteur de Chalon-Saujon. Novembre : la 11e cie (Ltn Lavaud) est dissoute et réformée par la section spéciale et la 11e (cne « Fred »). Sources principales : ouvrages « La Brigade Rac » et « Le bataillon Violette ». Lire plus loin l'organigramme de la brigade/50e RI.
Bataillon Roland (commandant Roland Clée puis capitaine Christophe, dit « Krikri »), Dordogne-Centre). Dit 11e bataillon de la Dordogne ou bataillon Cri-Cri. Mis à la disposition de la Brigade Rac le 29 août 1944, il participe à la libération de Marennes le 9 septembre 1944. En novembre, compte 1 126 hommes. A la fin du mois, 460 hommes sont incorporés dans la Demi-brigade de l’Armagnac, et le 3 décembre, le reliquat rejoint le II/50e RI.
Bataillon Pierrot (commandant Laborie, Dordogne-Sud). Dit bataillon Libellule. Opère dès le 6 septembre 1944 dans le secteur de Royan. Devient III/170e RI le 1er mars 1945.
Groupe Eric-Guitton (lieutenant Guitton). Après Angoulême, entre le 9 septembre 1944 à Marennes. Intégré dans la Demi-brigade de l’Armagnac.
Bataillon Roger (commandant Roger Richard). Fort de 220 hommes. Formé en forêt Barade. Participe aux prises d’Angoulême, Jarnac, Cognac. Versé dans la brigade Rac.
Compagnie Vézère (capitaine Pierre de Fleureu). Après la libération de Périgueux, rejoint la brigade Rac à Charras. Rattachée au bataillon Roland. Est en position à La Cayenne.
7e bataillon FTP de la Dordogne (capitaine Pierre Riau, dit « Pierre »). Formé dans la région de Sarlat. Dirigé sur le front du Médoc en octobre 1944. Versé au 7e RIC puis au I/38e RI en mars 1945.
Brigade Marsouin. Chef : lieutenant-colonel Fourteau (« Marsouin »). Formée des éléments de Dordogne-Sud (Armée secrète) de la colonne Driant, qui a marché sur Bordeaux fin août 1944. Devient 3e régiment d’infanterie coloniale le 1er novembre (ou le 3 décembre). Dissoute en janvier 1945, versée dans la 2e division coloniale d’Extrême-Orient et la 1ère Armée.
. Bataillon Bayard. Chef : commandant Martin (« Bayard »). Né dans le maquis comme groupe Bayard (libération d’Agen, Bergerac, Marmande, Bordeaux). Sert à partir du 28 août 1944 dans la poche du Médoc, fort de 320 hommes.
. Bataillon Marsouin. Chef : commandant Couture. Compte en son sein des tirailleurs sénégalais. Fort de 285 hommes, sert à compter du 28 septembre 1944 dans le Médoc.
. Bataillon Roche. Chef : commandant Roche. Fort de 562 hommes, sert à compter du 28 septembre 1944 dans le Médoc.
. Bataillon Pistolet. Chef : commandant Jean Dauta. Après la libération de Bordeaux, fort de 267 hommes, sert à compter du 28 août 1944 dans le Médoc. Relevé le 12 octobre. Dissous le 31 décembre 1944.
. Bataillon Bertrand. Chef : commandant Alessandri. Fort de 342 hommes, sert à compter du 12 octobre 1944 dans le Médoc. Source principale : « Le front du Médoc. Une brigade FFI au combat », 1989.
Groupe d’artillerie Marsouin. Chef : commandant Maurice Biraben. Formé à Mérignac, en partie avec des éléments de Dordogne. Devient 1er groupe du 1er RAC le 1er novembre 1944 puis 196e RA le 1er décembre. Sert dans la poche du Médoc.
Bataillon III/12. Il semble que ce bataillon de sécurité soit constitué de volontaires de la Dordogne. Intégré le 16 avril 1945 dans le 134e RI (colonel Demonet) créé à Périgueux.
jeudi 22 avril 2010
Les unités FFI devant Saint-Nazaire
vendredi 16 avril 2010
Les volontaires auvergnats (2e partie)
Le lendemain, le II/DBA enlève le bois des Quatre-Villes et, le lendemain, libère Voujeaucourt, tandis que le II/DBA du commandant Biarez arrive sur les hauteurs de Valentigney, où entre le I/21e RIC, et que le I/DBA du commandant de Sagazan se regroupe à Pont-de-Roide. A cette date, la demi-brigade a déjà perdu 30 tués.
Le 19 novembre, le I/DBA se porte de Pont-de-Roide sur Mathay.
Le 20 ou 21, le régiment d’Auvergne devient officiellement 152e régiment d'infanterie.Le 24, le 15-2 opère aux abords de la centrale électrique de Seppois. Le lieutenant-colonel Erulin est blessé, il est remplacé par le commandant Mairal, et le capitaine Thebaut est blessé, le lieutenant Ravel lui succèdant à la tête de la 3e compagnie.
Le 26, le I/152e supporte le poids d’une contre-attaque allemande dans ce secteur (perdue, la centrale de Seppois est finalement reconquise). Au 26, les pertes du bataillon sont lourdes : il déplore 18 tués, dont le capitaine Lucien Chainas (2e compagnie), le lieutenant André Ravel (3e compagnie), cinq disparus et 51 blessés (dont le capitaine Tardivat et le sous-lieutenant Fauconnier). De son côté, la 6e compagnie du II/152e, composée de volontaires de Brioude (Haute-Loire), est surprise par une action allemande dans le bois de l’Oberwald. Le capitaine Gues est tué (le capitaine Fraisse, qui est blessé, lui succède), ainsi qu’une jeune infirmière, Evelyne Drouet. Au total, ce jour-là, le 15-2 déplore 44 tués, 170 blessés, douze disparus. Parmi les tués, figure Claude Berçot, 16 ans et demi, de Valentigney.
En décembre 1944, tandis que le régiment s’installe à Hombourg (en forêt de la Harth), le groupement France d’abord du capitaine Laplace (FFI de Lyon) devient 2e compagnie. Le 20 janvier 1945, le lieutenant Collomb (2e compagnie) est tué. Le 21, lors de l’attaque de la Poche de Colmar, le I/15-2 passe la Doller, perdant le sous-lieutenant Gayant (2e compagnie) devant la fabrique de Lutterbach, qui ne tombe qu’à 17 h. Le lendemain matin, la sous-station électrique de Reiningue est conquise. Durant ces deux jours, le I/152e RI, dont le capitaine Vincent commande la 3e compagnie, aura perdu 29 tués, 54 blessés, trois évacués pour pieds gelés. Le 8 février, le régiment défile dans Colmar, qui fut sa garnison en 1940.
Intégré dans la 14e DI, le 152e RI, toujours aux ordres du lieutenant-colonel Colliou, prend part à la Campagne d’Allemagne. Le I/15-2 revendiquera l’honneur d’être entré le premier dans Stutgart. Ses trois bataillons étaient alors respectivement commandés par le lieutenant-colonel Erulin, le capitaine Kratz et le capitaine de Sagazan.
Sources : journal de marche du I/152e RI ; « La libération de Pont-de-Roide à Delle », Robert Paicheur (s.d.). Copyright club Mémoires 52.
Les volontaires auvergnats (1ère partie)
vendredi 9 avril 2010
Robert Creux, soldat du 21e RIC, tombé à l'aube de ses 16 ans

Robert, Camille Creux est né le 18 janvier 1929 à Saint-Dizier. Son père, également prénommé Robert, exerce la profession de cheminot, et sa famille est alors domiciliée au 618, avenue de la République, dans la cité bragarde.
Orphelin de mère, il réside ensuite à Villiers-en-Lieu puis à Valcourt, et devient manœuvre au camp de Saint-Eulien. Il profite d’une absence de son père pour rejoindre, le 20 août 1944, la 3e section (Georges Chapron) du maquis Mauguet. A 15 ans, Robert Creux est le benjamin de cette unité FTPF haut-marnaise. Il participe aux ultimes opérations du maquis (embuscade de Saudrupt, libération de Chaumont), puis décide de suivre ses camarades engagés volontaires pour la durée de la guerre. Il les supplie de ne pas révéler son véritable âge… Ce qui explique qu’il soit présent, le 29 septembre 1944, au départ des volontaires du Centre de triage de Saint-Dizier pour Chaumont. Sa visite d’incorporation au bataillon de Chaumont (ou 1er bataillon de la Haute-Marne) intervient le 2 octobre 1944. Robert Creux va mentir à son père dans un courrier annonçant son enrôlement au sein du bataillon : « Je suis de la classe. » Il s’est vieilli de trois ans…
Mi-octobre 1944, Robert Creux fait partie du contingent de plusieurs centaines de Haut-Marnais incorporés dans le 1er bataillon du 4e régiment de tirailleurs sénégalais (futur 21e régiment d’infanterie coloniale), dans le Doubs. Affecté à la 3e compagnie du capitaine Jean Eon, il est de tous les combats. Il se distingue même en abattant un soldat allemand en forêt de la Harth. Le 9 janvier 1945, il fait partie des marsouins présentant les armes à André Diethelm, ministre de la Guerre, et au général de Lattre. C’est durant cette période que son âge véritable est révélé au capitaine Eon. Lequel veut le renvoyer de sa compagnie. Les marsouins se souviendront des pleurs de l’adolescent suppliant l’officier de le conserver au sein de ses effectifs. Robert Creux obtiendra satisfaction, puisque le 2 février 1945, il prend part, au sein de la 3e section de l’aspirant Pierre Thiabaud, à l’attaque de la cité Sainte-Barbe, commune de Wittenheim, près de Mulhouse. Lors de l’assaut, un éclat d’obus cisaille la manche gauche du benjamin du bataillon, qui vient de fêter ses 16 ans. Pendant le nettoyage de la cité, des coups de feu sont tirés depuis une maison qui avait été indiquée inoccupée aux marsouins. Robert Creux s’y dirige en compagnie du caporal Gilbert Combre, de Saulxures, ancien du maquis de Varennes. Il essaie de gagner l’étage. Dans la cage d’escalier, deux rafales de mitraillette retentissent : elles atteignent au corps Robert Creux, qui s’écroule. Mort. Cette perte provoque la fureur de ses camarades qui s’emparent de la maison. Un Allemand, soupçonné d’être l’auteur de la mort de l’adolescent, est abattu. Au soir du 2 février, le I/21e RIC aura perdu 32 tués et 83 blessés, dont une dizaine décéderont.
Médaillé militaire à titre posthume, Robert Creux repose dans le cimetière de Gigny à Saint-Dizier. Une place de sa ville natale perpétue son souvenir.
jeudi 8 avril 2010
Les volontaires bourguignons
samedi 3 avril 2010
Les volontaires du Languedoc
Cette colonne, qui formera la Brigade légère du Languedoc (BLL), est composée des unités suivantes :
. le 1er bataillon de l’Aude est aux ordres du commandant Roger Monpezat (« Roger) », 45 ans, ancien chef du Corps-franc de la Montagne-Noire, corps-franc dont le bataillon est issu en partie (avec la compagnie du capitaine Simon dit « Olive », du maquis de Picaussel). Une fraction de ce bataillon, sous les ordres du capitaine Bernard Jouan de Kervanoael, formera le 1er escadron du 8e dragons. D’autres éléments constituent la compagnie Olive (7e du II/80e).
. le 1er Bataillon de l’Hérault du commandant Boudet. Il reçoit notamment des éléments du maquis Bir-Hakeim, la compagnie du capitaine Grandidier… Le capitaine François Rouan (« Montaigne ») en fait également partie. Comptant 662 hommes en septembre 1944, il quitte l’Hérault le 14 septembre 1944. Cantonné la semaine suivante à Longeault (Côte-d’Or), il est versé au bataillon Hérault-Lozère du 1er groupe de commandos, puis au III/80e RI.
. le Bataillon des Cévennes ou 2e bataillon du Gard du commandant Dominique Magnant (« Bombyx »), polytechnicien, chef d’état-major des FFI du Gard. Unité CFL formée à Nîmes, il est versé au groupe de commandos du Languedoc (futur I/80e).
. 3e bataillon de l’Aveyron du commandant Eugène Brugié (capitaine en 1939, futur lieutenant-colonel) – à ne pas confondre avec Michel Bruguier, alias commandant « Audibert », chef du bataillon du Gard. Unité ORA mise sur pied à Rodez, il part le 30 septembre 1944 pour Dijon. Versé au groupe de commandos du Languedoc (il forme le 4e commando le 15 octobre), il devient 1er bataillon (Brugié) de la BLL (puis I/80e).
. 2e bataillon de l’Aveyron du commandant Yves Testor (1908-2004), médecin à Séverac, chef du maquis Arête-Saules. Il devient II/BLL le 15 octobre 1944 puis est versé au II/80e.
. Bataillon de Haute-Lozère du lieutenant-colonel David alias « Thomas » (puis chef de la colonne le 7 septembre 1944), puis du commandant Louis Ackermann (« Petit-Louis »). Formera le bataillon hors-rang de la BLL.
. 1er bataillon de l’Aveyron. Commandant Bernard Bonnafous ("Richard") puis capitaine Pierre Monteil ("Jean-Pierre"). Quittant Rodez mi-septembre, avec le 2e bataillon Testor, pour Lapalisse (Allier), il est versé au II/80e.
. 1er bataillon du Gard. Commandant Vergne ("Tigre"). Unité FTP.
En Bourgogne, la majeure partie de la colonne R3 s’organise en Brigade légère du Languedoc (BLL), composée d’un escadron de reconnaissance, d’un groupe de quatre commandos, du 2e bataillon, d’un bataillon hors-rang.
Lors de l’offensive de Franche-Comté (novembre 1944), la BLL est rattachée à la 9e division d’infanterie coloniale. Le 24 novembre 1944, la BLL épaule ainsi le II/6e RIC lors du dégagement de la RD 24, entre Réchesy et Pfatterhouse. Les 29 et 30, un bataillon (le 2e) attaque Village-Neuf avec le I/6e RIC. Le 1er décembre, il occupe Huningue et atteint le Rhin. Durant ces combats, la brigade a perdu huit tués dont le sous-lieutenant Jean-Pierre Douzou, de Millau (Aveyron), chef de section du II/80e, et le soldat Manuel Soler (de Salmiech), âgé de 16 ans et demi, généralement présenté comme le benjamin de la brigade (tombé lors du passage du canal). Dès lors, la BLL, qui devient 80e RI ou 1er régiment du Languedoc, le 8 janvier 1945, assure la garde du fleuve dans le secteur de Saint-Louis. Un officier, le lieutenant Guimonprez, trouve la mort le 24 janvier, quatre jours après le sergent Delarun. Selon un article paru dans un numéro du journal "Rhin et Danube", la brigade déplore au total, durant cette garde au Rhin, une cinquantaine de tués et une centaine de blessés.
Le 11 février 1945, le régiment, qui n'est pas endivisionné, est présent à Metz lors du passage du général de Gaulle.
Le 24 avril 1945, le 80e, dont le lieutenant-colonel Barbier a pris le commandement le 23 février, traverse le Rhin à Kembs. Parmi les éléments qui franchissent le fleuve, le I/80e du commandant Goudinoux (dont la 1ère compagnie du capitaine Delmas) et la 14e compagnie du capitaine Grandidier (III/80e).
Le II/80e était aux ordres du commandant Testor puis du capitaine Brunet, issu du maquis Arête-Saulles. Une de ses compagnies était commandée par le capitaine Monteil.
Le commandant Boudet, ex-chef du 1er bataillon de l'Hérault, dirigeait le III/80e.
Le chef d'état-major du régiment était le commandant Bichot, qui a servi dans les Chantiers de jeunesse.
Le 81e régiment d’infanterie est créé le 16 décembre 1944. Il est sous les ordres du colonel Gilbert de Chambrun, dit « Carrel », ancien chef des FFI de la Région 3, avec pour adjoint le lieutenant-colonel Henri Bousquet, 41 ans. Le I/81e a pour chef le capitaine Lucien Maury, alias « Franck », 29 ans, ancien chef du maquis de Picaussel. Le II/81e est aux ordres du commandant Maurice Allaux, ancien lui aussi de Picaussel, le III/81e est confié au commandant Raymond Fournier (« Charles »), ex-chef des FFI de l’Aveyron puis du 5e bataillon de ce département (qui, parti de Rodez le 10 janvier 1945, a formé le 1er février les 10e et 11e compagnies).
Selon le SHAT, le I/81e est issu de FFI de l’Aveyron, le II du bataillon Minervois, le III des bataillons Myriel et Picaussel. Organisé à Carcassonne, le régiment, fort de 2 216 hommes, quitte la cité audoise pour la 1ère Armée le 23 décembre 1944. Arrivé à Bouclans (Doubs), il est rattaché à la 9e DIC. En janvier 1945, il reçoit en renfort plus de 600 hommes de l’Hérault et de l’Aveyron, puis de nouveau 400 Héraultais en février. Il monte la garde du Rhin du 20 février au 30 mars 1945, à Erstein, puis, relevé par le 8e dragons, il remplace le 23e RIC, dans le sous-secteur de La Wantzenau. Le 4 avril, il commence à passer le Rhin à Leimersheim. Opérant en Allemagne avec la 9e DIC, sous les ordres désormais du lieutenant-colonel Gauvin, il participe les 11 et 12 avril aux combats de Rastatt (perdant notamment le soldat Perez), puis progresse dans la vallée de la Kinzig.
Le 1er bataillon FTP de l’Aveyron est plus connu sous le nom du bataillon Marc. Il est aux ordres du commandant François Vittori (« Marc »), un Corse de 42 ans, ancien des brigades internationales en Espagne. Cette unité qui a opéré dans la région de Decazeville intègre la Division légère de Toulouse (colonne R4). Elle quitte Rodez les 6 et 7 septembre 1944 pour Lapalisse et renforce le groupement Lecoq dans les Vosges. Le 20 novembre, le bataillon compte parmi les unités qui font leur entrée dans la ville sinistrée de Gérardmer. Sous le nom de 2e bataillon du 51e RI FFI, il forme avec le 1er bataillon de Toulouse (I/51e RI FFI) la Demi-brigade du Tarn et tient un secteur dans les Vosges pendant la bataille de Colmar. Le 1er mars, il est versé dans le 151e RI (ex-Brigade de Paris).
Le Commando des Ardennes est une unité de l’ORA du Gard (avec des éléments des Basses-Alpes), aux ordres du commandant puis lieutenant-colonel Georges Vigan-Braquet. Semblant avoir repris les traditions du 18e bataillon de chasseurs alpins, il se met, dès le 31 août 1944, à Bagnols-sur-Cèze, à la disposition de la 1ère Armée et arrive en Haute-Saône le 22 septembre 1944, puis est engagé avec la 1ère Armée quelques jours plus tard. Il s’empare ainsi, le 26 septembre, du carrefour de Belonchamp. Renforcé début novembre par le commando Gilles (Indre-et-Loire), ce qui porte son effectif à 450 hommes, il épaule le 5e RTM dans les combats de Franche-Comté (Beutal, Lougres, Trétudans). Le 7 janvier 1945, il devient Bataillon d’appui du régiment de reconnaissance (BARR) puis, le 18 ou 19, 20e bataillon de chasseurs alpins FFI, et combattra en Allemagne avec la 2e division d’infanterie marocaine.
Le bataillon du Gard, aux ordres du commandant Michel Bruguier (« Audibert »), de Nîmes, ex-chef des FFI du Gard, est versé le 1er mars 1945 dans le 27e RI (au 1er bataillon et dans les unités régimentaires). Ses effectifs étaient de 275 hommes.
jeudi 1 avril 2010
Les bataillons du Nord-Pas-de-Calais
mardi 30 mars 2010
Les volontaires champenois

Légende de la photo : Des volontaires des Commandos M (Aube/Haute-Marne) incorporés dans le 106e RI (collection club Mémoires 52).
La 6e région militaire est recréée à Châlons-sur-Marne, dès la libération de cette ville. Composition : les départements de l’Aube, de la Marne et de la Haute-Marne. Cette région est confiée au colonel Puccinelli, ancien chef de corps du 158e RI, promu général de brigade le 23 septembre 1944. Dans un ordre du jour daté du 19 septembre, Puccinelli songe à rassembler les FFI champenois dans un 106e régiment d’infanterie (le régiment de Châlons) qui serait confié au commandant Emile Alagiraude, ancien chef des FFI de l’Aube. En réalité, ce 106 sera recréé officiellement le 1er janvier 1945, et le lieutenant-colonel Enet viendra officiellement en prendre le commandement le 24 février. D’autres bataillons seront affectés au 131e RI qui participera à la prise de l’île d’Oléron, au 21e régiment d’infanterie coloniale qui se battra en Franche-Comté, en Alsace et en Allemagne, au 16e bataillon de chasseurs à pied qui entrera en Sarre dès début mars 1944.
Le 1er bataillon du 106e régiment d’infanterie est mis sur pied à Reims entre le 5 et le 15 septembre 1944, avec des éléments FFI et FTP de la Marne. Le chef d’escadrons Pierre Bouchez, chef des FFI de la Marne, en prend d’abord le commandement, puis le chef d’escadron Marcel Koch, assisté du commandant Armand Liebaut, lui succède. Installé à la caserne Corbineau à Châlons, le I/106e RI fait mouvement vers la 21e région militaire (Metz) le 9 avril 1945. Le 17, à la caserne Jeanne-d’Arc de Thionville, une explosion accidentelle coûte des pertes terribles au bataillon : 30 tués et 80 blessés. Parmi les morts, quatre officiers dont le chef de bataillon Koch (originaire de Sézanne, il était âgé de 31 ans), les sous-lieutenants Cocusse, de Gavre et l’aspirant Girard. Le capitaine Charmet prend le commandement du bataillon. Sur le drame de Thionville, lire avec profit l’étude de Pierre Mauget et de l’amicale des revenants et anciens du 106e RI, « Le 106e régiment d’infanterie » (1999).
Le 2e bataillon du 106e est créé à Troyes, en grande partie avec des FTP Aubois. Il semble être également appelé 2e bataillon de marche de l’Aube. Le commandant Zaigue (des FTP) en assure le commandement. Il fait mouvement sur Châlons le 16 octobre 1944 puis, le 20 décembre, gagne Les Islettes, dans la Meuse, après le déclenchement de l’offensive allemande en Belgique, puis les Ardennes. Il quitte ce département le 27 janvier 1945, vient stationner à Chaumont puis gagne la Moselle.
Le 3e bataillon du 106e provient du groupement des commandos « M », que commandait le jeune commandant « Yvan » (Maurice Dupont). Ce bataillon, également appelé « Mermoz », part le 3 octobre 1944 pour Châlons (caserne Chanzy). Le 24 décembre, il se porte sur la frontière belge, dans le cadre du Groupement de sécurité Nord-Est (GSNE). Il rejoindra également la Moselle. Son chef, le commandant Alfred Hummel, a trouvé une mort accidentelle le 3 novembre 1944 dans un accident de la route dans la Marne.
Le 6e bataillon de sécurité, composé de FTP aubois, devient 1er bataillon du 131e régiment d’infanterie le 8 décembre 1944, sous les ordres du commandant Vel.
Le 132e bataillon de sécurité et des éléments du 6e groupement de pionniers, tous deux cantonnés à Troyes, donnent naissance au 5e bataillon de marche de l’Aube puis, à la même date, au 2e bataillon du 131e RI, confié au commandant Poirier. Le 131e RI fera mouvement le 13 février 1945 vers le front de La Rochelle. Il participera aux opérations de la presqu’île d’Arvert et de l’île d’Oléron. Le régiment était commandé par le colonel Cohendet puis par le lieutenant-colonel Durand. A noter que les éléments aubois étaient vêtus d’uniformes français et de casques… italiens récupérés dans un dépôt allemand à Troyes !
La Compagnie Alsace-Lorraine est créée à Troyes le 1er septembre 1944. Composée pour moitié d’Alsaciens et Lorrains, elle est articulée entre deux sections auboises et une section marnaise. Assisté du lieutenant Bournique, le capitaine Xhaard la commande. Elle fait mouvement le 20 septembre sur Nancy (caserne Hugo) où elle devient 101e compagnie de sécurité. Elle rejoindra ensuite la Moselle où, à compter du 20 octobre, elle devient bataillon de marche II/21 (commandant Paul Aubry) ou 16e bataillon de chasseurs à pied. Des éléments entreront début mars 1945 en Allemagne.
Le 9e bataillon de dragons FFI est créé à Epernay, en partie avec des éléments du mouvement Ceux de la Résistance (CDLR), mais également avec des hommes du maquis des Chênes (ceux-ci formant le 5e escadron du lieutenant de La Hamayde). Sous les ordres du lieutenant-colonel Boscals de Reals, ce bataillon compte 791 hommes au 21 octobre 1944. Il est dissous le 31 janvier 1945, ses hommes versés entre le 4e cuirassiers et la 2e division coloniale d’Extrême-Orient, à laquelle appartient un nouveau 9e dragons recréé parallèlement à Paris le 16 janvier 1945.
Créé à Reims le 1er septembre 1944, le 4e bataillon de cuirassiers FFI est aux ordres du chef d’escadron Marcel Henry puis du chef d’escadrons Pierre Bouchez (qui vient du 106e RI). A partir du 15 décembre, ce bataillon reçoit la garde du drapeau de la Région C. Le 1er janvier 1945, il devient officiellement 4e régiment de cuirassiers, sous les ordres du colonel d’Ales.
Le 21e bataillon de sécurité (en référence au 21e RI caserné à Chaumont et à Langres) est mis sur pied en septembre 1944 avec les FFI de Haute-Marne. Portant également le nom de 1er bataillon de la Haute-Marne, ou Bataillon de Chaumont, il devait initialement être intégré dans le 106e RI. Cantonné à Chaumont (quartier Foch) et à Langres (caserne Turenne), il est aux ordres du lieutenant-colonel René Bocquillon, ancien chef du bataillon Jérôme. A l’effectif de 530 hommes, il fait mouvement à partir du 14 octobre 1944 vers la Franche-Comté, où ses hommes sont versés dans le 4e régiment de tirailleurs sénégalais – il deviendra 21e régiment d’infanterie coloniale le 1er novembre 1944.
La compagnie Max est issue du maquis d’Auberive. Sous les ordres du capitaine « Max » (Paul Carteron), elle regroupe 130 hommes. Cantonnée à Parnot, près de Bourbonne-les-Bains, elle précède le bataillon de Chaumont dans son mouvement vers le 4e RTS. Elle est officiellement versée dans la 1ère compagnie du I/4e RTS le 13 octobre 1944.
Pour compléter ce tableau, signalons qu’une section de FTP marnais (de la Montagne de Reims) a rejoint la colonne Fabien (futur 1ère Brigade de Paris puis 151e RI).