dimanche 15 février 2026

Quelques régiments d'infanterie d'existence éphémère (1944-1945).

 

1er bataillon du 15e RI. Chef : commandant André Simonot (né à Chaumont, Haute-Marne, en 1899, incorporé dans les chasseurs à pied en avril 1918, élève à l'école spéciale militaire en août 1920, nommé sous-lieutenant en octobre 1921, affecté dans les chars de combat, capitaine en décembre 1935, officier au 51e RI dans l'Armée d'armistice, retiré à Albi, décédé en 1978). Mis sur pied en décembre 1944 à partir notamment du Bataillon de Castres, lequel avait accueilli dans ses rangs des hommes du Corps franc du Sidobre. Réunit trois compagnies mises sur pied à Albi et deux autres venues de Castres. Parti le 15 décembre 1944 d'Albi pour servir devant La Rochelle, dans la région d'Aigrefeuille. Puis affecté au secteur de Royan le 30 janvier 1945 après avoir été relevé par le 26e RI. Ce que l'on sait de ce bataillon, c'est surtout un rapport sur le moral rédigé le 16 février 1945 par le commandant Simonot qui nous l'apprend. « Une grande partie des cadres et des effectifs provient d'un bataillon mis sur pied rapidement et envoyé pendant plus d'un mois dans le secteur des Pyrénées, unité rentrée à Albi le 6 décembre, écrit l'officier. Origine militaire des cadres : deux officiers d'active, le commandant et un officier subalterne. Neuf officiers FFI provenant des sous-officiers d'active. Un officier d'active en retraite. Deux officiers de réserve. Cinq officiers FFI. Deux médecins de réserve dont un ayant le diplôme de docteur. Importance de l'effectif. Officiers : 21, sous-officiers : 98, troupe : 539... 30 % des hommes ont été au maquis, 70 % ont été volontaires après la libération et n'ont reçu qu'une instruction sommaire... » Dissous le 28 février 1945, seulement trois mois après sa création, le I/15e RI sera réparti entre plusieurs unités des Forces françaises de l'Ouest (FFO) : le capitaine Camille Pireaud et 185 hommes rejoignent le 18e régiment de chasseurs à cheval (RCC) le 3 mars 1945 à Gémozac pour en former l'EHR, douze officiers et 350 sous-officiers et hommes de troupe sont versés trois jours plus tard au 2e bataillon du 158e RI. Quelques victimes : le 13 février 1945, Jean-Marie Perez, 18 ans, meurt par accident à Corme-Ecluse ; le 25 février 1945, Abel Ibeas, 20 ans, décède de ses blessures à La Traverserie.

27e régiment d'infanterie [d'Indre-et-Loire]. Chef de corps : commandant puis lieutenant-colonel Charles Fox (Lenoir). L'officier est assisté du capitaine Gustave Paris, ses deux bataillons sont sous les ordres des commandants Jean Moreau (Marceau) et Jean Husband. Créé le 15 octobre 1944 par changement d'appellation de la 27e demi-brigade, issue des bataillons Kerlinou et Marceau (de la Brigade Charles Martel). Affecté aux Forces françaises de Loire-Inférieure (Poche de Saint-Nazaire). Commence à monter en ligne le 11 novembre 1944. S'installe au nord de la poche, dans la région d'Herbignac – La Grande Brière. Il est en liaison avec la 94e DIUS. Le I/27e RI (Morceau) relevé par le bataillon Lavrat du 63e RI dans le quartier Est du sous-secteur de Fégréac, entre le chemin nord-sud de La Brousse (inclus) et le ruisseau de Saint-Armel (inclus). Relève le III/93e RI le 28 décembre 1944. 31 décembre 1944 : Paul Salle est tué par éclats d’obus à Arthon-en-Retz. 4 janvier 1945 : Maurice Goulon meurt de ses blessures. 19 janvier 1945 : Jean Gourbeillon est tué à Machecoul par éclats d'obus. 1er février 1945 : décès de René Le Bihan à Machecoul (des suites de ses blessures). 11 février 1945 :  décès de René Pichot, des suites de ses blessures à Nantes. 1er-21 mars 1945 : dissolution pour permettre la recréation du 21e RI (sert à reconstituer la CHR ainsi que des éléments des I et II/21e RI). Le lieutenant-colonel Fox, 39 ans, devient chef de corps du 21e RI, le commandant Jean Husband, 40 ans, est placé à la tête du II/21e RI. Note : le 27e RI est recréé parallèlement au sein de la 1ère armée française ; le Régiment de Bourgogne a porté cet écusson à l'origine.

90e régiment d'infanterie. Chef de corps : commandant André Petit. Mis sur pied à Issoudun (Indre) le 15 octobre 1944 avec des volontaires de l'AS Indre-Nord. Le I/90e RI est formé par le Bataillon Comte (sous-secteur 1, AS Indre-Nord) du capitaine puis commandant Roland Perot (Comte), 34 ans. Le II/90e RI est formé par le sous-secteur II de l'AS Indre-Nord (commandant Camille Boiziau dit Robert, 33 ans). Le III/90e RI correspond au Bataillon Lalingerie (sous-secteur 4, Indre-Nord) du commandant Paul Vannier (Lalingerie), 40 ans. Le 1er janvier 1945 (ou vers le 15 novembre 1944 selon les archives des FFI de l'Indre), le 90e RI est dissous pour former le 1er BCP ainsi que les unités régimentaires de la 4e demi-brigade de chasseurs (parallèlement, le 68e RI, issu du groupe Indre-Est, devient 5e BCP).

1er bataillon du 91e régiment d'infanterie FFI. Chef : commandant Marcel Delys, 26 ans (né à Paris en 1918). Cantonné en octobre 1944 à la caserne Dumerbion à Mézières (Ardennes). Défile dans cette ville le 11 novembre 1944. Selon le SHD, porte l'appellation de bataillon IX/2, à Laon (Aisne), et il est dissous pour être réparti le 1er février 1945 entre les II et III/67e RI.

135e régiment d'infanterie. Chef de corps : lieutenant-colonel Jean Eynaud de Faÿ (Rousseau), officier de marine de 37 ans, puis commandant puis lieutenant-colonel Lucien Blanche. Créé le 17 août 1944 comme groupe de bataillons du Maine-et-Loire, réunissant trois bataillons confiés initialement au chef d'escadrons Vitand, au commandant Renaud de Razilly (à Saumur) et au chef d'escadrons Patrice Lair. Commence à faire mouvement vers la Poche de Saint-Nazaire le 26 septembre 1944 (1ère compagnie du capitaine Jacques Guépin). Aligne deux bataillons devant Saint-Nazaire : le I/135e RI (7e bataillon du Maine-et-Loire) du capitaine Donald de Rochecouste, et le II/135e RI (bataillon de marche Legrand) du commandant Legrand formé par les 2e (capitaine Henri Louzier) et 8e (capitaine Leroy) compagnies parties le 9 octobre 1944. 29 décembre 1944 : en ligne dans le sous-secteur de Plessé, les compagnies Louzier et Leroy du II/135e RI rejoignent à Saint-Etienne-de-Montluc le I/135e RI avec lequel elles fusionnent (la compagnie Leroy devient 6e escadron du groupe d'escadrons de Rochecouste ou 2e groupe d'escadrons du 1er hussards ; cette compagnie est ensuite rattachée au 8e bataillon de la Sarthe puis devient compagnie du III/32e RI). D'autres éléments du 135e RI rejoignent le I/65e RI et le centre d'organisation d'infanterie 104. Note : le 8e bataillon de la Sarthe (capitaine André Demenois) aurait porté l'appellation de VIII/135e RI.




Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire