lundi 3 janvier 2022

Sixième compagnie, 2e bataillon du 21e régiment d'infanterie coloniale, novembre-décembre 1944


Le soldat Jacques Dezavelle, capturé le 3 décembre 1944, évadé. (Photo DR).


La 6e compagnie du II/21e RIC n'a existé que durant moins de deux mois. Mise sur pied à partir du 4 octobre 1944 avec des engagés volontaires de Franche-Comté, des Vosges, de la Côte-d'Or, ou de la Haute-Marne, elle a disparu le 3 décembre 1944 lors d'une contre-attaque allemande dans la forêt de la Hardt, au lieu-dit Pont du Bouc. Selon le journal des marches et des opérations du régiment, les pertes, ce jour-là, ont été de treize tués, 137 disparus et 21 rescapés. Soit un effectif de 171 officiers, sous-officiers, gradés et hommes de troupe, auxquels s'ajoutent les cinq victimes des combats de novembre 1944. 

Grâce aux témoignages de trois vétérans de cette compagnie (Jacques Dezavelle, André Vaudois, Martial Villemin), nous avons essayé d'établir la composition de cette unité au moment de l'offensive dans le Doubs. Sauf mention particulière, ces hommes ont été tués, blessés ou pris le 3 décembre 1944.


1ère section

Sous-lieutenant Maurice Peltier (blessé, rescapé, tué en Allemagne).

Sergent-chef Joseph Damour (tué 21-11-44), sergent Arrighi (pris), sergent André Pierron (tué), sergent Lucas (pris)

Roger Barbier (pris, évadé, tué en Allemagne), caporal Bouard, Jacques Dezavelle (pris, évadé), Georges Ducouloux (tué 21-11-44), André Florentin (tué), Marc Turin (tué), André Vaudois (blessé, pris)...

2e section

Lieutenant Alain Ichon (pris, évadé)

Adjudant-chef Darraillans, sergent Malleux, caporal Jean Kuntz (tué), Oscar Techer (tué)

Bernard Arnicot (tué), Léon Balanche, Bauge, André Beliard (blessé, pris), Bême (rescapé), Pierre Boiteux (tué), Jean Caillier (tué 8-11-44), Courtot, René Dalla Corte (pris), Gros Gojat, Robert Guinchard (tué), Pierre Guy, Guyot, caporal-chef Larrandart (pris), Jacques Lemercier (pris), Marcel Marguier (pris), André Parent (blessé, pris), caporal André Petro (blessé, pris), Wendling...

3e section

Aspirant Fernand Philippe (blessé)

Adjudant Joseph Gaudin (tué), sergent Manuel Alcaraz (blessé, pris)

Robert Aubry, Abel Baby (tué), Barret, Bernard Beaufils (blessé en novembre 1944), Jacques Bernard (blessé, pris), Roger Blandenier, Geoffroy (blessé), Marcel Goujat (blessé, décédé), Roland Haberthur (tué), Gilbert Julliard, André Lacour (blessé, pris), René Leymarie (blessé, pris), Longet, Alcide Lorette (blessé, décédé 5-12-44), André Mention, Roger Narcon (tué), Jules Rousset, Gustave Saintaubin, Raymond Simard (tué), Jean Simonet, Jack Sire, Jacques Thiebault, Jean Tholy, fonctionnaire caporal Martial Villemin (blessé, pris), Maurice Vermot, Michel Vougé (tué selon Mémoire des hommes)...

Autres sections

Capitaine Maurice Brissaud (blessé, rescapé), lieutenant Deschalliers (blessé, pris), aspirant Max Vella (pris, évadé), aspirant Michel Zeller (tué).

Adjudant Bernard, sergent-chef Bourrat (blessé), sergent Carrère (blessé), sergent-chef Costa (SME, disparu), sergent Gérard Franck (rescapé, tué en Allemagne), sergent Joseph Plouguerne (tué), sergent Royer.

Manuel Acosta (pris), Sylvain Barral (tué 21-11-44), Jean Bettinelli (rescapé), Samuel Bitoun (section de commandement), Boix, Henri Bouchard (blessé, pris), Gaston Brenet, Marcel Brûlebois (blessé, pris, évadé), Maurice Cagnant (blessé, pris), Césaire Chambelland (rescapé), Raymond Chirol (pris, tué 4-12-44), Jean Coulardot (blessé), Roger Dantung (tué), Della Santa (rescapé), René Donadel (tué), Jean-Marie Galmiche (blessé, pris), Garnier, André Garret, Roger Girardet, André Goster, Gourmet (blessé, pris), Roger Guigon, Louis Grattard (tué), Jean Henriet, Higy, caporal Guillaume Hubert, André Jullien, Koenig, Jean Lapoire (tué), Lucien Liblanc (pris), Pierre Lothaire (blessé, pris), Henri Maurice, Mercet (pris), Morel, Daniel Olle (SME, pris), Raymond Péchin (blessé, pris), Henri Ramo (tué), Jean Rein, caporal-chef Ernest Rietsch (tué), Jacques Roger (pris), Denis Rollin, Maurice Souvegrain, Roger Vacelet, Varlet, Georges Weishaar (tué), Emile Will (tué).

Sources : Lionel Fontaine, "De la vallée de la Marne aux sources du Danube", 2020.

jeudi 23 décembre 2021

Le tome 2 des "Volontaires de l'an 1944" est paru


 

Après un premier volume de 375 pages consacré aux unités FFI ayant combattu au sein de la 1ère armée française, le tome 2 des "Volontaires de l'an 1944" est paru début janvier 2022.

En 332 pages, nourries par les journaux des marches et des opérations des régiments et les comptes-rendus d'officiers conservés par les archives de l'armée de terre, cette étude se propose d'évoquer, au jour le jour, les activités des bataillons FFI ayant servi devant les Poches de l'Atlantique, entre fin août 1944 et mai 1945 : Dunkerque, Lorient, Saint-Nazaire, La Rochelle, Royan et la Pointe de Grave. Elle n'oublie pas les combattants du secteur des Alpes. 

Sont notamment relatés, au fil des pages :

. les combats du moulin de Spycker, près de Dunkerque, impliquant les hommes des 51e et 33e régiments d'infanterie (RI), en avril 1945 ;

. les opérations du 118e RIM (volontaires du Finistère et du Morbihan) devant Lorient ;

. les patrouilles des 63e RI (volontaires de Haute-Vienne) et 67e RI (engagés de Picardie) dans la Poche de Saint-Nazaire ;

. la mort de plusieurs officiers de la Brigade Charles-Martel, toujours devant Saint-Nazaire ;

. les actions offensives allemandes contre les positions du 93e RI (FFI de Vendée) et du 114e RI (Deux-Sèvres) dans le secteur de La Rochelle ;

. la participation des Lorrains du 150e RI, des Charentais et Limousins du 107e RI, des Pyrénéens du Régiment de Bigorre à la conquête du camp retranché de Royan ;

. la difficile progression des Aquitains et Lot-et-Garonnais du 34e RI, des Champenois du 131e RI dans la Pointe de Grave ;

. l'attaque des Périgourdins (et Creusois) des 13e RI et 108e RI en direction de La Rochelle, etc. ;

. mais également les opérations des 99e, 141e et 159e régiments d'infanterie alpine, du 5e régiment de dragons, du 24e bataillon de chasseurs alpins pour prendre le col de Larche, à la frontière franco-italienne, en avril 1945.

"Les volontaires de l'an 1944", tome 2, est disponible au prix de 20 euros (+ 8,64 euros de frais de port). Tirage limité. Ecrire à l'auteur : Lionel Fontaine, 14 bis, rue de Châteauvillain, 52000 Chaumont.

mercredi 1 décembre 2021

Officiers du 151e régiment d'infanterie, campagne d'Allemagne (1945)

 Chef de corps : lieutenant-colonel Paul Gandoet, 43 ans (3e DIA)

Etat-major : lieutenant-colonel Henri Rol-Tanguy, 37 ans (FFI), commandant Clément (chef d'état-major), médecin-commandant du Buit, capitaine Vigier (blessé le 2 avril 1945).

Unités régimentaires : commandant Gaillard (blessé le 2 avril 1945).

. Compagnie anti-chars : capitaine Jean Ridoux, 22 ans (Brigade Fabien)

. Compagnie de canons d'infanterie : capitaine Delahaye ?

. Compagnie de dépôt : commandant Lucien Bernand


1er bataillon, commandant René Cuenoud (blessé le 11 avril 1945)

. adjudant-major : capitaine Chevallier (Brigade Fabien)

. 1ère compagnie : capitaine André Dubroca

    Sous-lieutenant Bosque, sous-lieutenant Gay (blessé le 2 avril 1945), sous-lieutenant Roger Bouthmy, chef de section Pascual.

. 2e compagnie : capitaine Pierre Valadoux

    Lieutenant Alfred Leygues (tué le 2 avril 1945), aspirant Talovici

. 3e compagnie : lieutenant Léon Delmar

. compagnie d'accompagnement : capitaine Pierre Tréguier, 33 ans (4e RTM)

. compagnie de bataillon : lieutenant André Pouchonneau

    Lieutenant Gaston Wiessler, dit "Dalsace" (Brigade Fabien), médecin-lieutenant Ferry

. autres officiers : sous-lieutenant Mathieu Berger, 49 ans (tué le 7 janvier 1945), sous-lieutenant Georges Flament (tué), lieutenant Léon Mazeyrat (tué le 1er avril 1945)


2e bataillon, commandant Bernard Cunin, 45 ans

. 5e compagnie : lieutenant Joseph Rodriguez

    Lieutenant Antoine Calligaris (FTP de la Loire), lieutenant Marcel Servat (FTP de la Meuse)

. 6e compagnie : lieutenant Marcel Petit (FTP de la Meuse)

. 7e compagnie : capitaine Pierre Lescourret

    Lieutenant Simon, chef de section Tardy

. compagnie de bataillon : lieutenant Roger Navarre

    Lieutenant Guigon (corps-franc)


3e bataillon, capitaine de Linarès (blessé le 3 avril 1945), puis capitaine Quincy, puis commandant Edmond Alix

. adjudant-major : capitaine Dunan

. 9e compagnie : lieutenant Henri Lucas, 41 ans (tué le 3 avril 1945), lieutenant André Chappelier 

. 10e compagnie : capitaine Raymond Comte (blessé le 4 avril 1945)

. 11e compagnie : capitaine Emile Arno (1er bataillon de l'Aveyron)

. compagnie d'accompagnement : capitaine Quincy, sous-lieutenant René Darse

    Sous-lieutenant Crommer

. compagnie de bataillon

    Médecin-lieutenant Monnerot

. autres officiers : lieutenant Fareza, lieutenant Boyer, lieutenant Noell.


Auparavant (janvier - février 1945), le 151e RI avait la composition suivante :

    Chef de corps : colonel Claude Jaeger (Michelin), 28 ans

    Chef d'état-major : commandant Clément

    Officiers : commandant Richard, commandant Maurice Bichon

    1er bataillon : capitaine Chevallier puis commandant Vaillant

    2e bataillon : commandant Vidal

        5e compagnie, lieutenant Victor Fleischl

        6e compagnie, sous-lieutenant Léonce Georges

        7e compagnie, capitaine Marcel Petit    

        CA, capitaine Imbert puis lieutenant Jacques Raoult puis lieutenant René Veron

        CB, lieutenant Rolland

    3e bataillon : commandant B. Cunin puis commandant Vittori

        10e compagnie, lieutenant René Caillaux   

         CA, René Bouderlique

        CB, Cne Henri Bellomo puis R. Bouderlique

    unités régimentaires : commandant Gaillard

    CHR : capitaine Peyronnet

    Train : capitaine Lachowsky

    Santé : commandant Du Buit


Sources : Lionel Fontaine, "Les volontaires de l'an 1944", 2021.


mardi 30 novembre 2021

Le II/146e RI dans la libération de Forbach

 Nous avons déjà évoqué ici la participation du 146e RI (ex-151e RI) à la libération de la Moselle. Voici quelles furent les activités du 2e bataillon (commandant Martin) le 2 mars 1945, selon son journal de marche :

"La 5e compagnie (capitaine FFI Mathieu) à la disposition du III/274e (RIUS) - PC Behren - mission : participer à l'attaque sur le quartier Est de Forbach et procéder au nettoyage.

La 6e compagnie (capitaine FFI Gigleux) à la disposition du 276e (RIUS) - PC Forbach - mission : attaque de Glashutte le lendemain.

La 8e compagnie (capitaine FFI Lascombe) à la disposition du II/274 - PC Etsling - mission : attaque de Stiring-Wendel et nettoyage.

La 6e compagnie et le détachement de pionniers (...) (partent) brillamment à l'attaque à 8 h 17. A 10 h, elle a atteint complètement son objectif, Glasshutte, faisant 87 prisonniers.

Les pertes sont de deux tués : Raymond Bontemps, Bernard Godet. Onze blessés : lieutenant Robert Schneider, caporal-chef Roland Boyard, caporal-chef Marcel Laurent, 2e classe Gilbert Gallaert, Maurice Marin, Georges Nagel, Maurice Schoirfer, Bernard Raulet, G. Petitdemange, Roger Largnier, Maurice Gardechaux.

Les ambulancières de la Croix-Rouge française stationnées à Forbach pour aider la population civile n'hésitent pas à aller relever nos blessés sous le feu et durant cette journée font l'admiration du 146e (Mmes Trois, Desanges, Faguet, Langrenon, Chavanne, etc.).

A 21 h, la 6e compagnie est relevée par une compagnie du 276e et passe en appui immédiat avec le III/276e.

Les 5e et 8e compagnies préparent en détail l'attaque du lendemain et occupent leurs positions de départ..."

Le 4 mars 1945, la compagnie Mathieu fait 27 prisonniers, et la compagnie Lascombe, 51 prisonniers, au prix d'un tué (Edmond Zoezi) et quatre blessés. Le lendemain, le II/146e RI déplore encore deux tués, le sergent-chef Jean Smitges et René Mellet. A la fin des opérations (le Rhin a été atteint le 26 mars), ses pertes sont de six tués, 26 blessés et un disparu.

Sources : "Les volontaires de l'an 1944", Lionel Fontaine, 2021.

jeudi 18 novembre 2021

La renaissance du 3e régiment de hussards

 La renaissance du 3e régiment de hussards se fait en deux temps.

D'abord, fin août 1944, le commandant Marcus, dit "Firmin", met sur pied le 1er groupe d'escadrons du 3e hussards FFI à Montauban (Tarn-et-Garonne). Composée de deux escadrons, l'unité, forte de 10 officiers, 22 sous-officiers et 170 cavaliers, est attendue à Decize, en Bourgogne, le 11 septembre 1944, faisant mouvement vers le Nord-Est dans le cadre de la Division légère de Toulouse. A la fin du mois, le 3e hussards FFI est situé à Morey-Saint-Denis, et c'est de là qu'il fait mouvement le 18 octobre 1944 en direction des Vosges. Après la mort du commandant Marcus, le capitaine Gaston Delplanque, commandant le 1er escadron, prend le commandement du groupe qui sera engagé dans les combats du Haut-du-Faing puis de Kruth.

Parallèlement, le 1er janvier 1945, le colonel Paul Nérot, venu des FFI de la Région C (Lorraine), charge le chef d'escadrons retraité Haftermeyer de regrouper les éléments destinés à reconstituer le 3e régiment de hussards. Un premier peloton, mis sur pied le 20 décembre 1944, rejoint le quartier Donop à Nancy. Il est sous les ordres du lieutenant René Martin, venu du Bataillon 11/20 (Meuse).

Le 5 janvier, le lieutenant-colonel Henri de Montferrand prend provisoirement le commandement du régiment, dont le procès-verbal de création date du 20 janvier 1945.

Pour reconstituer le 3e hussards, il est fait appel aux unités suivantes :

. le Bataillon 3/20 (Meurthe-et-Moselle) du chef d'escadrons de cavalerie Jacques Hurstel. Cette unité est composée de trois compagnies, réunissant 18 officiers et 400 hommes. Hurstel sera le chef d'état-major du régiment.

. le Bataillon de marche 2/10 "Alsace" (Meurthe-et-Moselle) du chef d'escadrons Derringer. Il s'agit d'un bataillon mis sur pied à Nancy le 16 décembre 1944 avec des "Alsaciens-Lorrains incorporés dans la Wehrmacht et évadés ou faits prisonniers pendant la campagne de France". Ayant repris les traditions du 5e régiment de cuirassiers, ce bataillon sera dissous le 16 février 1945 à Strasbourg, ses hommes versés au 23e régiment d'infanterie et au 3e hussards, quelques officiers versés dans ce régiment (lieutenant Thiry, sous-lieutenant Bahl).

. le 1er groupe d'escadrons (du Tarn-et-Garonne) du 3e hussards, soit neuf officiers (capitaines Delplanque et Maurice Bique, sous-lieutenants Joseph Adrian, Maurice Vienne, Honoré Bellengier, Georges Jacquot, Roger Sougri, Gilbert Puygauthier et Louis Lasbareilles), quatre aspirants et 132 sous-officiers et hommes de troupe au 11 mars 1945. 

. un détachement d'une cinquantaine d'hommes du Bataillon 22/20 (Vosges), sous les ordres du capitaine Vichard.

Au 1er mars 1945, le lieutenant Deltorbe (Bataillon 3/20) commande le 1er escadron, le capitaine Schoffit le 2e (il sera remplacé par le capitaine Merlivat), le lieutenant Martin le 3e, le capitaine Delplanque le 4e (puis le capitaine Marcel Vichard), le lieutenant Etendorff commande l'escadron hors rang. Au sein de l'état-major, on retrouve les chefs d'escadrons Hurstel, Derringer (qui rejoindra une autre affectation le 14 mars 1945) et Palies (commandant le service auto). Tous sont placés sous les ordres du colonel Nérot.

Le 3e hussards restera stationné dans le nord-est de la France jusqu'à la capitulation.

Sources : archives du 3e régiment de hussards, Service historique de la Défense, GR 12 P 112 ; archives du 23e RI, SHD. 

vendredi 15 octobre 2021

Les origines du 46e régiment d'infanterie (1944-1945)

La 46e demi-brigade d'infanterie a été créée le 30 octobre 1944, sous les ordres du lieutenant-colonel Georges Bertrand, dans le cadre de la 10e division d'infanterie.

Le 1er bataillon a été formé par le Bataillon 1/22 (La Marseillaise) du commandant Gomella ("Drouot").

Le 2e bataillon est constitué par le Bataillon Belleville-Vilette (4/22), sous les ordres du commandant Pierre Toulemont. Installé le 1er septembre 1944 dans une école de garçons du 19e arrondissement de Paris, il fait mouvement le 3 novembre sur Moret. Ses compagnies sont commandées par le lieutenant Bacquet, les capitaines Jean Causse, Bordier, Boverat et Louis Pfister.

Caserné à Coulommiers, le Bataillon Brie-Sans-Peur (9/22) du commandant Paul Cheutin donne naissance au 3e bataillon. Les capitaines Saigne, Peruzet, Etienne Quenard et Michel sont ses commandants de compagnie.

Enfin, la 46e demi-brigade intègre les volontaires du Bataillon Saint-Just (11/22) du commandant Liserin ("Ferrer"). Elle devient 46e régiment d'infanterie le 10 décembre 1944.

Après le décès du lieutenant-colonel Bertrand le 1er février 1945, et l'intérim du chef d'escadrons Paul Vallat (issu du Bataillon 18/22), le lieutenant-colonel d'Esneval prend le 26 février le commandement du régiment, qui a fait mouvement vers la Poche de La Rochelle le 8 février depuis Nemours.

Sources : archives du 46e RI, SHD, GR 12 P 10.

mardi 21 septembre 2021

Le 9e régiment de cuirassiers (1944-1945)

Le 9e régiment de cuirassiers est recréé le 1er septembre 1944 à Villefranche-sur-Saône (Rhône). Il est placé sous les ordres du capitaine Médéric Sarton du Jonchay, issu du Groupement Keriolet (formé par l'amicale du 20e GRDI), comme plusieurs officiers supérieurs qui vont rapidement rejoindre d'autres affectations : le commandant Paul Aubry, la subdivision de la Moselle (il prendra le commandement du 16e bataillon de chasseurs à pied) ; le commandant Adrien Delon, l'état-major de la 14e région militaire ; le commandant de Valence, l'état-major de la subdivision de Lyon.

Le 9e cuirassiers est à deux escadrons : le capitaine André Violot commande le 1er, le lieutenant François Jeannerod le 2e.


Le 1er décembre 1944, le 9e cuirassiers et le Bataillon des Allobroges (3e bataillon du Rhône), stationné à Sathonay, fusionnent pour former le Régiment de cuirassiers du Rhône, confié au commandant Henri Borel. Le capitaine du Jonchay prend la tête du 1er groupe d'escadrons, issu de son régiment, le chef d'escadrons Bernard Bouchet commande le 2e groupe d'escadrons, réunissant le 3e escadron du lieutenant Jules Giagnoni et le 4e escadron du lieutenant Frédéric Geyler. Le capitaine Coustaux est à la tête de l'escadron d'engins et de mitrailleuses.

Le 19 janvier 1945, le Régiment de cuirassiers du Rhône reprend le numéro 9, dont Borel conserve le commandement, jusqu'à la nomination le 8 mars 1945 du lieutenant-colonel Pierre Roy. A ce moment, le lieutenant Louis Martin commande l'escadron hors rang, le capitaine Alain Pottier le 4e escadron (de reconnaissance), le capitaine Jeannerod le 2e escadron (anti-chars), le lieutenant Blanc-Marell le 3e escadron, le capitaine Vilot le 5e escadron (anti-chars). Quelques changements vont obtenir dans l'ordre de bataille : le lieutenant Claude Lambert puis le capitaine Bion commanderont le 3e escadron, le lieutenant Louis de Chanay l'EHR. Au sein de l'état-major, servent le commandant Borel, commandant en second, le commandant Bouchet, adjoint au chef de corps, le capitaine Joseph Mayet. Effectifs au 28 janvier : 38 officiers, 36 sous-officiers, 105e brigadiers et 474 hommes de troupe.

Le 1er mai 1945, le 9e cuirassiers est à Châteauroux (Indre) lorsqu'il fait mouvement par voie ferrée sur l'Alsace pour être mis à la disposition du général gouverneur de Strasbourg. Les cuirassiers sont cantonnés à Whir-au-Val et Strasbourg quand survient l'Armistice.


Sources : archives du 9e régiment de cuirassiers, SHD, GR 12 P 106.