samedi 14 janvier 2012

Les hussards FFI

Parmi les maquis, il s'en est trouvé certains qui ont repris les traditions d'unités de cavalerie. Certes, à de rares exceptions, ils n'étaient pas motorisés, mais bien souvent, l'origine de leur chef ou d'une partie de son encadrement les a rangés dans cette arme. C'est ainsi parce que Narcisse Geyer, alias commandant « Thivollet », était jusqu'en 1942 maréchal des logis dans le 11e cuirassiers, que les FFI du Vercors placés sous ses ordres ont été embrigadés dans un 11e régiment de cuirassiers FFI... D'ailleurs, ceux-ci étaient organisés, non pas en compagnies, mais en escadrons, à compter du 13 juillet 1944. Des escadrons dont les hommes ont combattu en fait comme fantassins. Nous allons ouvrir un tour d'horizon des régiments de cavalerie métropolitaine reconstitués à partir des unités FFI en nous intéressant aux régiments de hussards. Le 1er hussards (lieutenant-colonel Goetz) est le régiment de cavalerie de la 25e DI du général Chomel (formée à partir de la Brigade Charles-Martel). Il existe officiellement depuis le 1er avril 1945 et s'articule autour de deux groupes d'escadrons :

. le 1er du chef d'escadrons Raoul de Praingy est issu du bataillon Patriarche ou 4e bataillon FFI de la Haute-Vienne. Avant son intégration dans le régiment, ce groupe a perdu quatre tués et sept blessés.

. le 2e, aux ordres du capitaine puis commandant de Rochecouste, provient du II/135e RI FFI (7e bataillon du Maine-et-Loire).

Au total, le 1er RH, dont le chef d'escadrons de Praingy est le commandant en second, et le chef d'escadrons de Rochecouste chef du train régimentaire, compte 902 hommes originaires de Haute-Vienne, de Loire-Inférieure et du Maine-et-Loire. Il a également accueilli en son sein l'escadron du lieutenant Delong, du 1er régiment de France, passé au 8e cuirs (Delong commandera le 1er escadron du 1er RH).

Le 2e hussards (lieutenant-colonel Marc O'Neil) renaît officiellement le 1er février 1945 (mais en fait dès le 19 décembre 1944) par changement d'appellation du 1er régiment de cavalerie de Bigorre, formé à Tarbes à partir de l'escadron Roussat du Corps-franc de la Montagne noire. En garnison au quartier Larrey à Tarbes, le 2e RH reçoit également des cavaliers du Charolais (Saône-et-Loire) et du maquis de Lorris (Loiret). Il sera en occupation dans le Pays de Bade à l'automne 1945. L'écrivain Roger Nimier a servi dans ses rangs. Parmi ses officiers, citons les capitaines de Kerautren, de Boisfleury, de Pimodan, le lieutenant de Séze.

Le 3e hussards (lieutenant-colonel Henri de Montferrand puis colonel Paul Nérot, dit « Aubusson ») est recréé le 20 janvier 1945 à Nancy. Il accueille en son sein des volontaires de la 20e région militaire, notamment du bataillon de marche III/20 (issu du maquis de Ranzey, Meurthe-et-Moselle) du chef d'escadrons Hurstel, qui devient chef d'état-major du régiment (ce bataillon, qui a pris part à la défense de Strasbourg, forme les 1er et 2e escadrons). On signale également la présence de Vosgiens (issus du bataillon de marche 22/20) et de 135 Alsaciens-Lorrains déserteurs de la Wehrmacht et servant au 5e régiment de cuirassiers. Quant à son 4e escadron (capitaine Delplanque), il provient du 1er groupe d'escadrons du 3e hussards FFI ou escadron Marcus (FFI du Tarn-et-Garonne), qui s'est battu avec la 1ère Armée française au sein de la Division légère du Toulouse. Le 3e RH est cantonné à la caserne Donop à Nancy puis à Lunéville. Ses escadrons sont aux ordres respectifs du lieutenant Deltorbe, du capitaine Schoffit (puis du capitaine Merlivat), du lieutenant René Martin, du capitaine Delplanque (puis du capitaine Vichard) et du lieutenant Etendorf,

Le 4e hussards est placé sous les ordres du colonel Reboul. Il a été recréé le 15 février 1945 et cantonné à Rambouillet, en région parisienne.

samedi 10 décembre 2011

Les FFI dans l'offensive de l'armée de Lattre (2)

(Photo L. Fontaine). 



3-5 décembre 1944 : les opérations dans le secteur de Bourbach sont toujours particulièrement meurtrières pour les unités de l’armée française, et notamment celles issues des FFI.
On relève ainsi, parmi les victimes, au Régiment de Bourgogne, les noms de :
. Jacques Balureau, né en 1927 à Paris, le 4 décembre 1944 à Bourbach-le-Bas (présumé tué) ;
. Robert Billa, né en 1926 à Paris, le 3 à Bourbach-le-Haut (par balles) ;
. Louis Borlot, né en 1915 à Mantoche (70), le 4 à Bourbach-le-Haut ;
. Bui Van Phach (1er bataillon), le 5 à Bourbach-le-Haut (par éclats d’obus) ;
. Louis Morlot, le 4 à Bourbach-le-Haut ;
Au Commando de Cluny, ceux de :
. Claude Boutillon, né en 1908 en Saône-et-Loire, le 3 décembre 1944 à Bourbach-le-Bas (éclats de mortier) ;
. Aimé Ferry, né en 1902 au Val-d’Ajol, le 3 à Bourbach-le-Bas (mortier) ; 
. Robert Zahner, né en 1927 à Mandeure (25), le 3 à Bourbach-le-Bas ;
. Fernand Halftermeyer, né en 1922 dans le Bas-Rhin, le 3 à Bourbach-le-Bas (par obus).
. Pierre Grard, né en 1919 dans le Nord, tué le 3 à Bourbach-le-Bas.
Les autres victimes du commando durant ce mois de décembre 1944 sont : Raymond Bellesme, né en 1926 au Creusot, décédé le 16 décembre 1944 à Thann ; Jean Bouilloux, né en 1922 à Pont-de-Vaux, mort le 25 décembre 1944 à Etueffont-Bas des suites de blessures ; André Ciurletti, né en 1925 à Lyon, mort le 24 décembre 1944 à Thann ; Fernand Dutartre, né en 1924 en Saône-et-Loire, tué le 20 décembre 1944 à Thann ; Léon Fromain, né en 1920 en Saône-et-Loire, tué le 27 décembre 1944 à Thann par éclats de mortier ; Louis Igier, né en 1925 à Revigny (Meuse), tué par l’explosion d’une mine le 7 décembre 1944 à Bourbach ; Nicolas Klipfel, né en 1918 en Alsace, tué par éclat d’obus le 24 décembre 1944 à Thann ; Ernest Pfister, né en 1921 en Alsace, mort des suites de blessures le 25 décembre 1944 à Etueffont...

7 décembre 1944 : Georges Nicolle, né en 1922 à Auxerre, tireur au Piat au 1er Régiment de volontaires de l’Yonne, est tué en attaquant un char Tiger à l’entrée de Michelbach. Le régiment y perd en quelques heures 23 tués et 40 blessés. Parmi les morts :
. Jacques Bonnet, né en 1922 dans l’Aisne (tué par une mine),
. Marcel Bouleque, né en 1921 à Pluvault (Côte-d’Or),
. sans doute Auguste Derveloy, né en 1908 à Montbard (21),
. Julien Loyer, né en 1922 dans le Pas-de-Calais (par éclat d’obus),
. Robert Roberdeau, né en 1923 en Seine-et-Marne (par éclat d’obus),
. Robert Solmon, né en 1924 dans l’Eure (par éclat d’obus),
. et l’aspirant Victor Vautier, né en 1904 dans la Seine (par éclat d’obus).
Autre soldat du 1er RVY tué ce jour-là, Maxime Nadin, né en 1920 dans l’Yonne (tombé à Guevenheim, tout comme le commandant Maurice Charpy, né en 1891 dans l'Yonne, chef de bataillon au sein de ce régiment).

7 décembre 1944 : le Commando de Cluny se bat à Rammersmatt.

9-10 décembre 1944 : avec le 3e escadron du 3e RSM, le Commando de Cluny participe à la prise de la position fortifiée de Kurrenbourg.
Le 9, Marcel Dagneaux, du 1er régiment du Morvan, né en novembre 1926 en Côte-d’Or, est tué à Ranspach.

Mi-décembre 1944, les opérations sur le front vosgien, où l'ennemi est solidement accroché, connaissent un net ralentissement. Ce qui n'empêche pas de nouvelles pertes pour ces unités FFI. Mais ce n'est qu'un répit, car bientôt, début janvier 1945, interviendra, en Alsace, une contre-offensive allemande du côté de Strasbourg, avant le déclenchement de la bataille de la poche de Colmar. Mais ceci est une autre histoire.

mardi 8 novembre 2011

Les FFI dans l'offensive de l'armée de Lattre (1)


(Photo L. Fontaine). 



Le 14 novembre 1944, la 1ère Armée française lançait son offensive qui permettra, assez rapidement, de libérer les villes de Mulhouse, Montbéliard, Gérardmer, Belfort… Pour la majorité des unités d'origine FFI qui viennent de lui être rattachées, ce sera le réel baptême du feu. Il sera particulièrement meurtrier.
Cet article n’a d’autre ambition que de rendre hommage à ces volontaires, dont certains n’avaient que 16 ans et qui ont payé de leur sang cette victoire. Il se base sur nos recherches personnelles, complétées par les fiches des soldats morts pour la France consultables sur le site « Mémoire des hommes » (MdH) du ministère de la Défense.
Il s’arrête à la mi-décembre 1944, lorsque le front se stabilise, pour un mois, devant la Poche de Colmar, et ne tient pas compte des victimes qui, anciens FFI, servaient dans les unités dites régulières (9e division d’infanterie coloniale, 1ère division de marche d’infanterie, etc.)


15 novembre 1944: le Régiment de Bourgogne (commandant René Alizon, dit Guy), constitué de FFI de Côte-d’Or, subit de lourdes pertes en accompagnant la 2e division d’infanterie marocaine dans son attaque. Le 15, il perd notamment, dans le secteur entre Montenois et Sainte-Marie (Doubs), non loin de Montbéliard : le lieutenant André Radouan, né en 1919 à Til-Chatel (21) ; Bernard Aubrun, né en 1928 à Vougeot (21) ; Roger Blanc, né en 1921 en Isère (2e bataillon) ; Charles Boley, né en 1923 en Haute-Saône ; Georges Chaudot, né en 1918 en Saône-et-Loire ; Fioravante De Battisti, né en 1925 en Côte-d’Or, et Robert Delcourt, né en 1923 dans l’Aube ; Albert Deschamps, né en 1926 en Côte-d’Or ; Paul Kosmideck ; René Lapierre, né en 1903 en Seine-et-Marne ; Jacques Laveau, né en 1928 à Chemilly ; Jean Ducornet, né en 1924 à Til-Chatel (21) ; François Petit, né en 1919 en Côte-d’Or ; Jean Salin, né en 1923 en Côte-d’Or ; André Melh, né en 1927 à Dijon…
Au total, pour le seul mois de novembre 1944, « Mémoire des hommes » recense 51 victimes appartenant au Régiment de Bourgogne, parmi lesquels :
. le 16 novembre 1944, à Onans (Doubs) : Pierre Balivet, né en 1922 à Dijon, 1er bataillon ; Adouma Diouf, né en 1914 au Sénégal, mort des suites de blessures ; Pierre Soria, né en 1925 en Côte-d’Or  ; Roger Rousselet, né en 1925 en Côte-d’Or ; à Villersexel, Guy Marchi, né en 1925 en Côte-d’Or…
. le 17 novembre 1944 : Alexis Baratin, né en 1922 à Soulou-la-Chapelle (21), tué à Levernois (par balles à la tête et à l’épaule droite)…
. le 18, à Chagey, Antoine Lloret Carrasco, né en 1924 en Espagne, et Gilbert Paquet, né en août 1928 à Dijon (donc âgé de 16 ans et trois mois) ;
. le 19 novembre 1944, au fort du Mont-Vaudois (commune d’Héricourt, Haute-Saône) : Louis Arnout, né à Hûmes (52) en 1923 ; Hubert Baudson, né en 1924 à Dijon ; Gabriel Millot, né en 1924 à Dijon ; René Sepot, né en 1925 en Côte-d’Or ;
. le 22, meurt à Besançon Louis Charpy, né en 1923 en Côte-d’Or ; le 24, à Danjoutin, Leonce Hebert, né en 1924 à Neuilly-sur-Marne, et à Besançon (des suites de blessures), Georges Jambon, né en 1923 en Côte-d’Or.

14 novembre 1944 : le 3e bataillon (commandant Paul Cosson) du Régiment d’Auvergne appuie le 6e RIC lors de la conquête d’Ecot. Il déplore seize tués au cours de la journée. Une équipe de ravitaillement est capturée et ses hommes exécutés le 15 novembre 1944 : le sergent-chef Sotero Martin, né en 1917 en Espagne ; Faivre ; Georges Meyer, né en 1923 en Alsace ; Jean Coton, né en 1922 à Moulins ; Jan Wysocki, né en 1925 en Pologne ; le FFI François Boulon, né à Saint-Etienne en 1924. Le 17 novembre 1944, le 2e bataillon entre dans Voujeaucourt, et le 3e arrive le soir sur les hauteurs de Valentigney.
Les victimes du régiment durant ces opérations sont :
. le 14 novembre 1944, à Ecot : Jean Cardon, né en 1906 en Haute-Saône ; Gilbert Cluzel, né en 1920 dans le Puy-de-Dôme ; Maurice Jans, né en 1920 à Paris ; Pierre Pelissier, né en 1923 à Moulins ; Paul Philippe, né en 1925 à Paris ; Robert Pinaud, né en 1922 à Bichy ; Edmond Romeuf ; Charles Dozières, né en 1920 à Ay (Marne) ; Joseph Paris, né en 1915 à Jussey ; Antoine Rodier, né en 1922 à Toulon ; Jean Roussel, né en 1925 à Arcis-sur-Aube ;
. le 15 novembre 1944 : Raymond Dumont, né en 1922 en Haute-Saône, tombé dans la forêt des Grands-Bois à Dambelin, d’une balle dans le dos ; Léon Moury, né en 1911 à Clermont-Ferrand, tué par balle à Villars-sur-Ecot ;
. le 16 novembre 1944 : Pierre Bouysse, né en 1924 dans le Cantal, des suites de blessures ;
. le 18 novembre 1944 : Jean Jarrige, né en 1922 à Clermont-Ferrand, mort à Pont-de-Roide de suites de blessures ; Louis Jarre, né en 1925 dans la Nièvre, décédé à Dambelin ; Guy Luminet, né en octobre 1926 dans l’Allier, victime d'une mine à Dambelin ; Ange Sisti, tué par mine à Lomont ;
. le 19, Jean Saby, né en 1921 dans la Loire ;
. le 25, Eugène Sarron, né en 1914 à Valdahon, mort des suites de blessures…

17-22 novembre 1944 : appartenant au groupement Molle, le Commando de Cluny (commandant Bazot, dit Laurent ; FFI de Saône-et-Loire) libère Faymont le 17 ; le lendemain, il traverse Courmont, Belleverne, Etobon, Chenebier, et le 19, tandis que la 2e compagnie (lieutenant Prost) empêche le pont du canal, à Frahier, de sauter, la 4e compagnie s’empare du bassin-réservoir de la Lisaine (ainsi, selon une autre source, que du village d’Echevannes). Au 22 novembre 1944, il a perdu 19 tués, dont Jean Boisseau, né en 1905 à Tournus, et Marcel Gaillot, né en 1921 à Worms, tués le 19 à Frahier : André Burtin, né en 1924 à Lyon, Jacques Charvet, né en 1924 à Simandre-les-Ormes, Antonio Gardin, né en 1926 à Montceau-les-Mines, tués le 18 à Chenebier…

18 novembre 1944 : le 3e bataillon du 1er Régiment de volontaires de l’Yonne (commandant Jacques Adam, dit Roger) attaque la forêt de Chérimont. La 8e compagnie (capitaine Poirier, dit Jacques), issue du maquis Henri-Bourgogne, entre dans Etobon, la 9e (lieutenant Mirandel) est à Frédéric-Fontaine. Le 25, un bataillon du 1er RVY, accompagnant le 5e RTM, occupe Bourogne, Charmois et Echene-Autrage, puis le 26 Montreux-Château, et le 27 Chavanne-sur-Etangs.

19 novembre 1944 : le 2e escadron (capitaine Billet) du groupe d’escadrons du Jura (ou 1er bataillon du 1er régiment de Franche-Comté, capitaine Pierre Patoor) entre dans Gérardmer (Vosges). Selon le général de Lattre, c’est le 20 que le 3e bataillon du 1er Régiment de Franche-Comté et le bataillon Marc de l’Aveyron (II/51e RI FFI) pénètrent dans la ville martyre avec le 2e RSAR.

20 novembre 1944 : rattaché au Groupe de commandos d’Afrique, le Groupe de commandos de Provence (commandant de Courson de Villeneuve ; FFI des Bouches-du-Rhône), prenant part aux opérations de la libération de Belfort, occupe le poste de Valdoie.
Le même jour, la section de l’adjudant Jeannot (Corps franc Pommiès, commandant André Pommiès ; FFI de la Région 4), qui sera blessé le 21 novembre 1944, est accrochée à Travexin : Jean Luquet (né en 1924 dans les Basses-Pyrénées) et Jean Counil (né en 1910 en Corrèze) sont tués.

21 novembre 1944 : le 2e escadron (capitaine Jury) du 11e cuirassiers (commandant Geyer, dit Thivollet ; FFI de l’Isère) perd trois tués entre Auxelles-Bas et Giromagny : Pierre Chevallard, né en 1913 dans la Loire, aumônier (mort le 22), le sous-lieutenant Charvier et le jeune Jean Neel, 16 ans (né à Bellegarde-en-Forez, mort le 20). Le 23, le capitaine Jury est blessé à Rougegoutte, et remplacé par le capitaine Lallemand.
Durant cette période, le 11e cuirs perd également : Raymond Baudoin, né en 1924 dans la Drôme (mort le 24 dans un hôpital de campagne, des suites de blessures), François Blanchin, né en 1924 dans la Loire (tué le 23, à Roye, par éclat d’obus), Paul Calandry (2e escadron), né en 1923 à Villeurbanne (le 22 à Vescemont), Robert Chaussedent (2e escadron), né en 1925 à Lyon (le 29, à Masevaux), Louis Delbos, né en 1923 à Vienne (le 22, à Rougegoutte, d’une balle à la tête), Luc Devillon, né en 1924 à Lyon (le 22, à Vescemont, par balle), Jacques de Leeuw, né en 1925 à Paris (le 29, à Giromagny, des suites de blessures), Raymond Razaire, né en 1924 à Oullins, dans le Rhône (le 23, par éclat d’obus), Georges Rouzaud, né en 1922 en Haute-Loire (le 22 à Rougegoutte, par balle), André Thieulle, né en 1921 à Laon (le 22 à Vescemont) et André Vincent, né en 1923 dans la Drôme (le 23, par éclat d’obus).

Le même jour, la 3e compagnie (Navarro) du I/CFP arrache la dernière portion de Ramonchamp. Le 22, la 2e compagnie (capitaine Souchet) perd deux tués à La Chapelle, dont l’aspirant Jean Leclercq, né à Creil en 1919, tué par balle à La Fontaine du Haut-de-Grandmont, et sans doute Marcel Brandely (2e bataillon), né en 1923 en Corrèze, tué le 22 par balle à La Chapelle du Haut-de-Grandmont. Le 22, le CFP attaque Le Thillot. L’action lui coûte environ 40 tués, blessés ou disparus.

22 novembre 1944 : de violents combats dans le secteur de Travexin coûtent cinq tués au Corps franc Pommiès : Pierre Bie, né en 1923 dans le Gers, Victor Guimbert, Robert Larrieu, né en 1926 à Pau, Jean Brouchin, né en 1920 à Dax, mort le 23, et Jean-Louis Taillefer, né à Pau en 1927, mort le 23 ; sept blessés et sept disparus.

23 novembre 1944 : le capitaine Jean Figuères, commandant la compagnie Verdun, bataillon Strasbourg de la Brigade Alsace-Lorraine (colonel André Malraux, dit Berger, et lieutenant-colonel Pierre Jacquot), est tué en Alsace. Les autres victimes de la brigade  durant ces opérations - marquées par sa participation, aux côtés de la 5e DB, à la prise de Dannemarie (26-27 novembre 1944) - sont : l’adjudant Albert Boullenger, né en 1915 dans l’Eure, tué le 27 à Ballersdorf ; le sergent Lucien Brisbois, né en 1922 dans le Bas-Rhin, décédé le 26 à Altkirch ; René Cosse, né en 1926 en Dordogne, mort le 25 à Altkirch ; Ahmed Douida, né en 1925 en Moselle, tué le 27 par éclats d’obus ; Albert Essner, né en 1924 à Belfort, mort le 7 décembre 1944 à Besançon des suites de blessures ; le caporal-chef Raymond Hell, né en 1919 dans le Haut-Rhin, décédé le 27 à Courtelevant-Dannemarie (par éclats d’obus) ; André Hivert, né en 1927 en Dordogne, tombé le 26 à Ballersdorf ; Paul Knoerr, né en 1925 à Nancy, tué le 27 à Ballersdorf ; Augustin Morgenthaler, né en 1921 à Strasbourg, mort le 26 à Ballersdorf ; le lieutenant Julien Streiff, né en 1914 en Moselle, décédé le 13 décembre 1944 à Obernai des suites de blessures. Parmi les autres tués de la brigade, entre le 23 et le 28 novembre 1944 : le chasseur Henri Zundel, né en 1924 à Thann, décédé le 26 dans le Haut-Rhin.

Dans la nuit, le Groupe de commandos Vigan-Braquet franchit la Savoureuse vers Dambenois (Territoire de Belfort). Une patrouille est accrochée et perd dix hommes (témoignage du sous-lieutenant Antoine Cadé). Parmi les victimes, Roger Dornier, né en 1919 à Tours, Marcel Langle, né en 1924, également en Indre-et-Loire, et Pierre-François Métivier. Tous sont des anciens du Corps-franc d’Indre-et-Loire versé au groupe Vigan-Braquet.

24 novembre 1944 : le 1er régiment du Morvan subit de lourdes pertes lors de l’attaque, par le 1er bataillon, de la Grange du Harderet, à Château-Lambert, commune du Haut-du-Them (Haute-Saône). Les pertes sont lourdes : la 2e compagnie déplore dix tués, dont le lieutenant Claude Yver de la la Bruchollerie, né en 1917 à Paris, secrétaire-général de la préfecture de l’Yonne. Le révérend-père Jean-Pierre Klein, né en 1897 à Paris, aumônier de l’école polytechnique, trouve également la mort dans ce combat (en allant cherchant des blessés), et le médecin Pierre Scherrer est blessé. Le lendemain, le lieutenant-colonel Sadoul est grièvement touché dans une embuscade.
Le régiment perd également, ce 24 novembre 1944 : Gilbert Boite, né en 1926 à Nemours, tué à la Tête des Neuf-Bois à Servance (par mine) ; André Cherbuy, né en 1921 à Auxerre, tué à Château-Lambert ; Serge Dufour, né en 1920 en Seine-et-Marne, tué à Servance ; André Guillard, né à Auxerre en 1925, mort en Haute-Saône (pas de régiment indiqué) ; Pierre Hissard, né en 1924 à Auxerre, tué à Château-Lambert ; Marcel Jolibois, né en 1921 dans l’Yonne, tué à Château-Lambert ; Jean Michault, né en 1923 dans l’Yonne, mort ce jour à Lure des suites de blessures ; Guy Pelletier, né en 1925 dans le Loiret, tué par balle à la Grande Goutte (pas de régiment indiqué).

Le même jour, le 152e RI (ex-régiment d’Auvergne depuis le 21 novembre 1944) opère aux abords de la centrale électrique de Seppois. Le lieutenant-colonel Erulin est blessé, il est remplacé par le commandant Mairal, et le capitaine Thebaut est blessé, le lieutenant Ravel lui succédant à la tête de la 3e compagnie.

Toujours le 24, la Brigade légère du Languedoc épaule le II/6e RIC lors du dégagement de la RD 24, entre Réchesy et Pfatterhouse.

25 novembre 1944 : 

. La Brigade légère du Languedoc gagne Saint-Louis. Marceau Dubois, né en 1905 à Carcassonne, est tué.

. Au Groupe mobile d'Alsace (GMA), Pierre de Bazillac, né en 1920 en Seine-et-Oise, meurt le 25 novembre 1944 de suites de blessures, et Walter Roll, né en 1915 dans le Haut-Rhin, tombe le même jour à Seppois-le-Bas.

26-28 novembre 1944 : débarqué le 25 à Vescemont, près de Belfort, le bataillon Janson de Sailly (futur 2e bataillon de choc), qui renforce la brigade de choc Gambiez, se lance de lui-même à l’assaut des résistances de Masevaux. Les combats dans la cité lui coûteront 27 tués, et au total, durant ces opérations, 45.
Les victimes connues sont : Gilbert Bouillet, né en 1925 à Paris ; Jacques Davril, né en 1924 à Paris ; Alain Evette, né en 1924 à Paris ; Raymond Lindland, né en 1925 à Paris ; Philippe Paget, né en 1923 à Paris ; Régis Perouse de Montclos, né à Amiens en 1923 ; Patrice Wacrenier, né en 1927 en Belgique ; et sans doute, toujours à Masevaux, Jean Gonthier, né en 1922 à Paris ; François Leiris, né en 1924 à Paris ; Bertrand Metzinger, né en 1926 à Paris ; Bernard Munier, né en 1921 en Guinée ; André Pasquier, né en 1926 dans la Seine ; Martin Porchaire, né en 1912 à Paris. Les anciens du 2e choc se rappellent également de Pierre Le Floch (4e compagnie) et Jacques Blindel. Quant à Jacques Barot, né en 1924 à Boulogne-sur-Seine, il meurt le 29 novembre 1944 à Giromagny, des suites de blessures.

26 novembre 1944 : le I/152e RI supporte le poids d’une contre-attaque allemande dans le secteur de Réchesy (perdue, la centrale de Seppois est finalement reconquise). Au 26, les pertes du bataillon sont lourdes : il déplore 18 tués, dont le capitaine Lucien Chainas (2e compagnie), le lieutenant André Ravel (3e compagnie), cinq disparus et 51 blessés (dont le capitaine Tardivat, de la CA, et le sous-lieutenant Fauconnier, de la CA). De son côté, la 6e compagnie du II/152e, composée de volontaires de la région de Brioude (Haute-Loire), est surprise par une action allemande dans le bois de l’Oberwald. Le capitaine Gues est tué (le capitaine Fraisse, qui est blessé, lui succède), ainsi qu’une jeune infirmière, mademoiselle Nirouet. Au total, ce jour-là, le 15-2 déplore 44 tués, 170 blessés, douze disparus. Parmi les tués, figure Claude Berçot, 16 ans et demi, de Valentigney.
Les tués du I/152e RI : sergent Léon Monteil (1ère cie), né en 1920 à Champagnac-les-Mines (15) ; 1ère classe H. Vanieras (1ère cie) ; 2e classe Jean Charrier (1ère cie) ; capitaine Léon Chainas (2e cie), né en 1907 en Algérie ; 2e classe Mohamed ben Djelloul (2e cie) (exécuté selon « Mémoire des hommes ») ; lieutenant André Ravel (3e cie), né en 1919 à Paris ; adjudant-chef Eugène Sarron (3e cie), né en 1924 à Valdahon (Doubs) ; caporal-chef Pierre Chaillet (3e cie), né en 1923 dans le Haut-Rhin ; 2e classe Adrien Leottier (3e cie) – ou Lioter, né en 1925 dans le Puy-de-Dôme ; Julien Chrzanowsky (3e cie), né en 1926 à Perignat-lès-Sarlière ; Hippolyte Antoine (3e cie), né en 1925 en Lozère ; Robert Galmiche (3e cie), né en 1925 à Nancy ; Jean Ceyroux (3e cie) ; sergent Georges Pinault (CA), né en 1922 à Bourges ; 2e classe Marcel Marchand (CA), né le 6 juillet 1927 à Mathay (Doubs) ; 2e classe Jean Girard (CA), né en 1925 à Clermont-Ferrand ; Claude Berçot (CA), 16 ans et demi, de Valentigney ; Fernand Frugier (CB).
Les tués du II/152e RI : Etienne Ety, par éclat d’obus (c'est le capitaine Gues) ; André Hertz, né en 1912 dans le Bas-Rhin ; Ginette Nirouet, née en 1926 à Paris.
Les autres victimes du régiment sont les suivantes, une partie devant appartenir à la 6e compagnie qui a perdu onze tués : Alamigeon Pierre, né en 1920 en Charente, par éclat d’obus au côté droit ; Argiolas Louis, né en 1925 dans l’Hérault, à Guerchwiller ; Berault Roger, né en 1919 dans le Loiret, par EO (sic) au genou et balle dans la tête ; Bonnet Jean, né en 1918 dans l’Aude, par éclat d’obus ; Bresson Baptiste, né en 1925 à Saint-Julien-des-Chazes (43) ; Capelli Pierre, né en 1922 en Italie ; Duponteilh Henri, né en 1906 à Paris ; Fontgarnand Albert, né en 1924 à Vaumas (03) ; Forestier Jean ; Fourneyron Marcel, né en 1922 à Aurec-sur-Loire ; Laborde Lucien, né en 1920 à Seuillet (03) ; Longris Jules, né en 1921 en Belgique ; Lyon Roger, né en 1924 à Monistrol d’Allier ; Misson Yves, né en 1921 à Paris ; Mohamed ben Ali, né en 1914 au Maroc ; Moignoux Jean, né en 1924 à Roanne ; Monticone André, né en 1919 à Paris ; Pinault Georges, né en 1922 à Bourges ; Perrichon Roger  ; Peyron Jean, né en 1923 ; Souillat Emile, né en 1910 à Neuilly-le-Real (03). Ce sont donc 42 victimes qui ont pu être identifiées. La liste réactualisée des fantassins du 15-2 tombés le 26 novembre 1944 est à lire ici


28 novembre 1944 : dans la nuit du 28 au 29, dans le froid et sur la neige, le groupe de commandos du Corps franc Pommiès prend le sommet du Petit-Drumont (1 208 m). Les 1er et 2e bataillons conserveront la position, malgré une contre-attaque allemande (le 30).
Originaire du Thillot, Jean-Paul Sac, né le 14 décembre 1927 à Mulhouse, est tué en guidant une patrouille du CFP
Le 29, au Drumont, un tir de 88 tue le capitaine Louis Françot, né en Côte-d’Or en 1911, et le lieutenant Raslovleff.


29 et 30 novembre 1944 : le 2e bataillon de la Brigade légère du Languedoc attaque Village-Neuf avec le I/6e RIC. Le 1er décembre 1944, il occupe Huningue et atteint le Rhin. Durant ces combats, la brigade a perdu huit tués dont le sous-lieutenant Jean-Pierre Douzou, né à Millau (Aveyron) en 1919, chef de section du II/80e, et le soldat Manuel Soller, âgé de 17 ans. Dès lors, la brigade, qui devient 80e RI ou 1er régiment du Languedoc le 8 janvier 1945, assure la garde du fleuve dans le secteur de Saint-Louis.

30 novembre - 1er décembre 1944 : le 2e bataillon (commandant Gustave Lhermite) du Régiment de marche Corrèze-Limousin (rattaché à la 2e DIM), bataillon formé en Haute-Vienne, se bat au corps à corps à Bourbach-le-Bas et sur la côte 475. Il y laisse 23 tués ; la section Delage, qui s’est battue jusqu’aux dernières munitions, est faite prisonnière. Au total, le II/RMCL aurait déploré, durant quatre jours, 153 tués, blessés et disparus. Les morts identifiés : Armand Barrière, né en 1923 en Haute-Vienne ; Auguste Bernhard, né en 1918 en Allemagne ; Marcel Bertrand, né en 1922 en Mosellee ; Jean Frugier, né en 1924 en Haute-Vienne ; Robert Jannicot, né en 1923 Ambazac ; Roger Lamonge  ; Edmond Legrand ; Charles Lelorrain, né en 1923 en Moselle ; René Lelorrain, né en 1925 en Moselle ; Maurice Marbach ; Marcel Perichon, né en 1923 à Ambazac ; Joseph Roulhac, né en 1924 en Haute-Vienne ; Abel Teulier, né en 1922 à Ambazac.

Le 30, la 4e compagnie (dite compagnie de Sens, capitaine Jean Ferry) du bataillon Bayard (commandant Guiller, alias « Robert », composé de FFI de Côte-d’Or) progresse depuis Masevaux puis Bourbach-le-Haut le long de la route Joffre. La section Delhoste est accrochée à hauteur de la ferme de la Boutique (source : Jean Peretti, Rhin-et-Danube). Trois hommes sont tués : le caporal Albert Monneret, né en 1921 à Paris, le caporal Gaston Bernard, né en 1926 à Sens et Robert Fougereux, né en 1925 à Auxerre, tous trois par balle.

Toujours le 30, toujours dans ce secteur de Sentheim, Bourbach-le-Bas, forêt d’Aichwald, le Régiment de Bourgogne est particulièrement éprouvé. Meurent ce jour-là : le sergent Roger Bergeron (7e compagnie), né en 1914 dans l’Ain, à Senthein ; Guy Boffy (7e compagnie), né en 1928 à Conchey (21), à Sentheim Bourbach ; Jean Briot, né en 1924 à Crenay (52), à Sentheim Bourbach ; Theophile Bytowski, à Aichwald ; Bernard Corneaux, né en 1926 en Côte-d’Or, à Sentheim ; Roland Coudrier (CA 2), né en 1923 à Auxonne (21), à Aichwald ; Georges Devot (CA 2), né en 1922 à Pontailler (21), à Bourbach-le-Bas ; Pierre Gaillard (CA 2), né en 1927 à Dijon, à Bourbach, forêt d’Aichwald ; Maurice Garnier (7e compagnie), né en 1922 en Côte-d’Or ; le lieutenant Robert Heltrich (7e compagnie), à Sentheim Bourbach ; le sous-lieutenant Pierre Jeanson (7e compagnie), né à Roches-sur-Marne (52) en 1920, à Seintheim Bourbach ; le lieutenant René Mazzolini (7e compagnie), né en 1907 en Saône-et-Loire, à Sentheim Bourbach ; le capitaine Scipion Nasica (1ère compagnie), né en Corse en 1906, à Bourbach-le-Bas ; Etienne Noirot (7e compagnie), né en 1924 en Côte-d’Or, à Bourbach ; le caporal René Ramaget (CA 2), né en 1926 à Dijon, à Sentheim Bourbach ; Henri Reigney (7e compagnie), né en 1899 en Haute-Saône, à Sentheim Bourbach ; Jacques Robert (CA 1), né en 1923 au Tonkin, à Bourbach-le-Bas ; le sergent Robert Sommet (CA 1), né en 1924 en Côte-d’Or, à Giromagny (des suites de blessures à Bourbach-le-Bas) ; Martin Uldry, à Aichwald ; mais aussi Jean Silvestre, né en 1915 dans les Vosges, le 29 novembre 1944 ; Lucien Moity, né en Côte-d’Or, le 1er décembre 1944 à Bourbach-le-Bas…
Ont également pu être identifiés, grâce à l’inestimable ouvrage de Gilles Hennequin : Stanislas Szurley (corps franc), né en 1926 en Pologne, décédé à Belfort ; André Machin (CA 1), né en 1920 en Saône-et-Loire, mort le 24 mai 1945 à Saulieu (il avait été blessé à Bourbach) ; le capitaine Bernard Giraud (CA 1), né à Talant (21) en 1916, tué à Bourbach-le-Bas ; André Dureuil (CA 1), né en 1925 à Troyes ; Pierre Reynal (CA 2), né en 1923 en Côte-d’Or, tombé en forêt d’Aichwald ; Maurice Gicquel (CA 2), né en 1923 en Eure-et-Loir, tué à Sentheim ; Marceau Garnier (CA 2) ; Raoul Tonnet (7e compagnie), né en 1925 en Haute-Saône, décédés des suites de leurs blessures ; Paul Voituret (7e compagnie), né à Saint-Maurice-sur-Vingeanne (21), tué à Sentheim… Le régiment a donc perdu, ce jour-là, au moins 23 tués, dont cinq officiers !

2 décembre 1944 : la compagnie Ferry, du bataillon de choc Bayard (portant également l'appellation de "3e bataillon de choc") poursuit sa progression sur le col du Hundsruck entamée la veille. Le capitaine Jean Ferry, né en 1910 à Epinal, y est tué d’une balle au cou. Sa compagnie perd également André Brulé, né en 1923 dans l’Yonne (mort le 7 décembre 1944 à Besançon). Elle sera relevée le 6 par des tirailleurs marocains.

2-6 décembre : le bataillon Janson de Sailly opère, jusqu’à sa relève, dans le secteur de Bourbach – Bitschwiller. Il perd, durant cette période, à Bourbach-le-Haut : Pierre Cayol, né en 1921 à Paris (6 décembre 1944), René Chambon, né en 1925 en Seine-et-Oise (le 5), Jean Fromentot (1ère compagnie), né en 1924 dans l’Oise (le 5), Patrick Hussenot Desenonges, né en 1926 à Paris (le 6), Olivier de Lalande, né en 1924 à Paris (le 5)… Parmi les blessés, figure le lieutenant d’Harambure.

3 décembre 1944 : le 1er bataillon/Groupe d’escadrons du Jura (capitaine Pierre Pator) du 1er Régiment de Franche-Comté perd trois tués lors des combats du Hohneck : le lieutenant Marcel Aubert (né en 1922 à Paris), l’adjudant-chef Robert Commarmont, né en 1913 à Lyon, et le soldat André Gros (né en 1924 dans le Doubs, mort le 5 à La Bresse). Le bataillon avait attaqué sous la neige, occupant les casemates du Collet de la Mine, le 3e escadron l’hôtel du Hohneck et repoussant une contre-attaque dans la nuit. Il sera relevé le 6 décembre par le 4e RTT.

Le lieutenant Georges Barbas, né à Paris en 1917, du 3e dragons (FFI du Tarn), est tué le même jour au col du Collet, d’une balle à la tête, ainsi qu’André Gilet, 20 ans, Paul de Lavelle de Choulot de Chabaud-Latour, né en 1921 à Paris, et Gabriel Mahou, né en 1907 en Moselle. Toujours ce même jour, et toujours du même régiment, meurent Georges Cabrol, né en 1924 à Saint-Ornans (sic), tombé au col du Collet, Henri Chaput, né en 1921 à Epinal, mort au Grand-Valtin, André Gau, né en 1922 dans le Tarn, tombé également au Grand-Valtin (tué par éclat d’obus). Par ailleurs, Albert Benoit, né en 1902 dans la Seine, est tué par une rafale d’arme automatique au col de Collet, le 5 décembre 1944, et Jean Bernard, né en 1923 à Mazamet, meurt le même jour à Remiremont, de suites de blessures.
Henri Page, né en 1926 en Haute-Loire, du 8e dragons, tombe bar balle à Heimsbrunn.

Novembre-décembre 1944 : durant toutes ces opérations, nombreux sont les FFI, particulièrement issus de la Division légère de Toulouse, à mourir sur le front des Vosges.
Citons, pour le 3e dragons : Mario Barbagelata, né en 1923 dans l’Hérault, tué par balle le 26 novembre 1944 à Longemer ; pour le 1er bataillon de Toulouse : le 16 novembre 1944, René Auguste, né dans l’Aveyron en 1925, au Tholy ; Roland Thomas, né en 1912 Paris, le 14 novembre 1944 à Bercegoutte ; pour le 51e RI, Georges Bassot, né à Paris en 1922, tué dans la région de Cornimont le 27 novembre 1944 ; pour le 1er régiment de Franche-Comté, Raymond Martin, né en 1921 dans le Doubs, tué le 17 novembre 1944 à Cornimont par obus.

(A suivre)

mardi 13 septembre 2011

Les régiments d'infanterie, 1944-1945

Les régiments de la 20e région militaire reçoivent leurs drapeaux à Nancy, en avril 1945.



Cet article se présente comme un essai de présentation, à l'échelle du bataillon, de l'ordre de bataille de chaque régiment d'infanterie métropolitaine mis sur pied à la Libération. Il sera corrigé et enrichi régulièrement, en fonction des renseignements qui auront été recueillis.




1er RI. Lcl Jean Ribaud, 51 ans, puis Col Maurice Rudloff, 48 ans - 1ère DI, 1ère armée française
. 1er btn. Cdt Pierre Roy. 
. 2e btn. Cdt André d'Aramon.
. 3e btn. Cne Jacques Mazin puis Cdt Paul Vachet. 

3e RIA. Col Joseph Lelaquet, 49 ans - Groupement alpin sud 
. 1er btn. Cdt Rebattet.
. 2e btn. Cdt Pierre de Lestang-Labrousse.
. 3e btn. Cdt Lombard.

4e RI. Col Robert Audry
. 1er btn.
. 2e btn. Cdt Dupin
. 3e btn.

5e RI. Lcl Joseph Emblanc, 46 ans - 10e DI 
. 1er btn. Lcl Huchet
. 2e btn. Cdt Marie Devillars
. 3e btn. Cdt R. Carlot.

6e RI. Lcl Pierre Chambre, 37 ans, puis Col Jean-Marie Reymond - forces françaises de l'Aunis 
. 1er btn. Cne Bernard Tandonnet.
. 2e btn. Cne Pierre Gagnaire.  
. 3e btn. Lcl Auguste Beuvron (Auger).

8e RI. Lcl Robert Noireau (Georges), 32 ans - forces françaises de la Pointe de Grave
. 1er btn. Cne André de Gaudusson.
. 2e btn. Cne Parrot. 
. 3e btn. Cne Roger Sol. 

13e RI. Lcl Sylvain Mingasson, 46 ans - forces françaises de l'Aunis 
. 1er btn. Cdt Victor Vallade. 
. 2e btn. Cdt Raymond Belmont (Martin). 
. 3e btn. Cdt Joseph Santraille. 

14e RI. Lcl Joseph Lique puis Lcl Harry (février 1945) - 36e DI
. 1er btn. Cne Marcel Travers.
. 2e btn. Cdt de Bentzmann.
. 3e btn. Cdt Alfred Tripet.

18e RI. Lcl Durix - 36e DI
. 1er btn. Cne Fausse puis Cne Magne.
. 2e btn. Cdt Henri Pugnaire.
. 3e btn. Cdts Morachini et Noutary.

21e RI. Lcl Charles Fox, 39 ans, puis Lcl Louis Gaultier - 25e DI, forces françaises de Loire-Inférieure
. 1er btn. Cne Louis Rogez.
. 2e btn. Cdt Jean Husband.
. 3e btn. Cdt Robert Lebrun.

23e RI. Col Jean Lacroix puis col Lalande - 10e région militaire, 1ère armée française
. 1er btn. Cdt Marcel Schmidt puis Cne Jean Schlumberger.
. 2e btn. Cdt Maurice Perrino puis Cdt Toussaint Bartoli.
. 3e btn. Cdt Lucien Lang puis Cdt Georges Ledis.

24e RI. Lcl Gabriel Bablon, 40 ans - 10e DI
. Cdt Claveau (bataillon de commandement).
. 1er btn. Cne Jean Lhuillier.
. 2e btn. Cdt Albert Schweitzer.
. 3e btn. Cdt Georges Deynoux.

26e RI. Lcl Louis Bourdillat, 52 ans, puis Col Nicol - 20e région militaire 
. 1er btn. Cne Burlureaux. 
. 2e btn. Cne Thouvenot. 
. 3e btn. Cdt Damance. 

27e RI. Lcl Alfred Sarda de Caumont (Rosette) - 4e DMM, 1ère armée française
. 1er btn. Cdt Deleu 
. 2e btn. Cne Edouard Filarder
. 3e btn. Cne Jacques Lintilhac

32e RI. Lcl René Costantini, 41 ans, puis Lcl Langlet - 25e DI, forces françaises de Loire-Inférieure
. 1er btn. Cdt Raoul Vialle
. 2e btn. Cdt Gabriel Robillard
. 3e btn. Cdt André Demenois

33e RI. Col Léon Gros - 1ère région militaire, Dunkerque 
. 1er btn. Cdt Heduy
 . 2e btn. Cdt Gauthier de Sainte-Marie
 . 3e btn. Cdt Léon Pecqueur puis Cne Helme-Guizon.

34e RI. Lcl Léonce Dussarat (Léon des Landes), 40 ans - forces françaises de la Pointe de Grave

. 1er btn. Cdt Louis Claverie
 . 2e btn. Cdt Tramond puis Cdt Robert Duchez
 . 3e btn. Cdt Maurice Baril puis Cdt Jean Barret

35e RI. Col Henri Manhès puis Col René Coué, 50 ans - 14e DI, 1ère armée française
. 1er btn. Cne Paul Loquin.
. 2e btn. Cdt Olivier Ziegel puis Cne Lucien Rebouillat.
. 3e btn. Cdt Marcel Perreault.

38e RI. Cdt Gauthier - forces françaises de la Pointe de Grave
. 1er btn. Cdt Marcel Vellet puis Cdt Babel.
. 2e btn. Cdt Marc Cottaz
. 3e btn. Cdt Léon Ellissalde (Léon du Blayais).

39e RI. Col Richard

41e RI. Lcl Yvan Duranthon, 47 ans - 19e DI, forces françaises du Morbihan
. 1er btn. Cdt Léon Frémont
. 2e btn. Cdt Eugène Caro.
. 3e btn. Cdt Raymond Le Vigouroux 

42e RI. Lcl Jean Mouzel, 50 ans

43e RI. Lcl Paul Trousseau puis Col Lajouanie - 1ère DI 
. 1er btn. Cdt Moïse Rabineau (Vermot) puis Cdt André Tabouis
. 2e btn. Cdt Jean-Marie Bernard 
. 3e btn. 

46e RI. Lcl Georges Bertrand (mort 4/3/45) puis Lcl Pierre Leroux d’Esneval.
. Btn hors rang. Cdt André Ribault
. 1er btn. Cdt Marie Baylon
. 2e btn. Cdt puis Lcl Charles Gobillard puis Cdt Maximilien Arnoux de Pirey
. 3e btn. Cdt Paul Cheutin

48e RI. Lcl Reymond
. 1er btn. Cne Alcide Cazes
. 2e btn. Cne Fernand Legrain


49e RI. Lcl André Pommiès, 40 ans - 3e DIA, 1ère armée française
. 1er btn. Cdt Gabriel Ballade puis Cdt Lacapelle. 
. 2e btn. Cdt Henri Viard.
. 3e btn. Cdt Dangoumau puis Cne Dazet.

50e RI. Lcl Rodolphe Cézard (Rac), 28 ans - 23e DI, forces françaises de Royan
. 1er btn. Cdt Robert-Pol Dupuy puis Cdt Théophile Plassart. 
. 2e btn. Cdt Roland Clée (Roland). 
. 3e btn. Cdt René Tallet (Violette). 

51e RI. Lcl Raoul Lehagre, 41 ans - Dunkerque 
. 1er btn. Cdt Pierre Bienassis puis Cne Georges Jacquin.
. 2e btn. Cdt André Chaverebière de Sal.
. 4e btn. Cdt Edouard Dewulf puis Cdt François Obin 

57e RI. Cdt Bernard.

60e RI. Lcl Clément Jarry - 1ère armée française
. 1er btn. Cdt Vuillemin puis Cdt Paul Grenier.
. 2e btn. Cdt Pierre Bertin. 
. 3e btn. Cdt Charles Boixeda. 

65e RI. Lcl François Desideri
. 1er btn. Cdt Vacquier

67e RI. Lcl Auguste Bern, 46 ans.
. 1er btn. Cdt Amédée Bouquerel
. 2e btn. Cne Louis Pruvost puis Cdt Cécil Goiran.
. 3e btn. Cne Auguste Le Pape.

71e RI. Lcl Gaston Languillaire, 50 ans - 19e DI
. 1er btn. Cdt Pierre Herault puis Cdt Antonin Bachasse
. 2e btn. Cdt Georges Maffard
. 3e btn. Cdt Joseph Joly (Corsaire)

78e RI. Cdt puis Lcl Jacques Brodhurst, 42 ans.
. 1er btn. Cdt Louis Stoquer
. 2e btn. Cne André Lagary. 
. 3e btn. Cne Jean Hipolite. 

80e RI. Lcl Maurice David (Thomas) puis Lcl André Barbier - 1ère armée française
. 1er btn (ex-Groupe de commandos). Cdt Eugène Brugié puis Cdt Michel Goudinoux. 
. 2e btn. Cdt Yves Testor puis Cne Stéphane Brunet. 
. 3e btn. Cdt Jean Boudet puis Cdt André Négrié. 

81e RI. Col Gilbert de Chambrun (Carrel), 35 ans, puis Lcl Pierre Gauvin.
. 1er btn. Cne Lucien Maury (Franck) puis Cdt Christian Ducrest de Villeneuve.
. 2e btn. Cdt Maurice Allaux. 
. 3e btn. Cdt Victor Meyer puis Cdt Raymond Fournier puis Cdt Louis Lemagny. 

91e RI. Lcl André Germain (Laroche), 36 ans
. 3e btn. Cdt Michel Caillaud 
. 4e btn. Cdt Lebois

92e RI. Col Coulaudon
. 1er btn. Cdt Stéphane Luc-Belmont, 26 ans.

94e RI.

95e RI. Lcl d'Aboville puis Lcl Sausseau

99e RIA. Cdt Hubert de Sury d’Aspremont - détachement d'armée des Alpes
. 1er btn. Cne Maurice Colin 
. 2e btn. Cne Gérard Maury 
. 3e btn. Cne Noël Perrotot 

106e RI. Cdt Emile Alagiraude puis Lcl Raymond Enet
. 1er btn. Cdt Pierre Bouchez puis Cdt Marcel Koch (tué 17/4/45) puis Cne Charmet
. 2e btn. Cdt Robert Zaigue
. 3e btn. Cne Auguste Begey puis Cdt Alfred Hummel (mort 31/10/44)

107e RI. Lcl Charles Frugier - forces françaises de Royan (note : pas de 3e bataillon)
. 1er btn. Cne André Servais.
. 2e btn. Cne Jean-Marcel Lafitte.

108e RI. Lcl Paul Bousquet (Demorny) - 23e DI, forces françaises de l'Aunis
. 1er btn. Cdt Fernand Lesoin.
. 2e btn. Cne Simon Baetz puis Arsène Dumain.
. 3e btn. Cdt René Coustellier (Soleil). 

110e RI. Lcl Reymond puis Lcl Lorillot - 1ère DI, 1ère armée française 
. 1er btn. Cdt de Rincquensen.
. 2e btn. Cdt Cambien
. 3e btn. Cne Courtois.

114e RI. Col Pierre Proust (Chaumette) - forces françaises de l'Aunis
. 1er btn. Cdt Paul Pairault.
. 2e btn. Cdt Roland Biaujou.
. 3e btn. Cdt Aristide Antonin puis Cne André Tollet.

117e RI. Cdt Paul Courtois puis Lcl Geromini.
. 2e btn. Cdt Charles Ballanger.
. 3e btn. Cdt Charles Bernard. 

118e RI. Lcl Baptiste Faucher, 55 ans, puis Col Georges-Régis Jouteau, 51 ans -19e DI
. 1er btn. Cne Louis Le Cléach.
. 2e btn. Cdt Maxime Rideau puis Cdt Robert Geoffroy.
. 3e btn. Cdt Jean Muller.

121e RI. Lcl Bacque.

125e RI. Cdt Ranger puis Cne G. Thiant (Noël)
. 2e btn. Cne Lucien  Barbault
. 3e btn. Cdt Gabriel Thiant puis Cne Robert Tabourdeau

126e RI. Cdt Maurice Passemard (Luzège) puis Lcl Louis Godefroy - 1ère armée
. 1er btn. Cdt Jean Poumarède.
. 2e btn. Cdt A. Mansuy puis Cdt Serge Asher (Ravanel) puis Cdt H. Brochet.
. 3e btn. Cdt G. Besse puis Cdt R. Berenguer.

129e RI. Cdt Fromager puis Lcl Schmuckel.

131e RI. Col René Cohendet, 51 ans, puis Lcl Norbert Durand, 48 ans.
. 1er btn. Cdt Lucien Vel.
. 2e btn. Cdt Jean Poirier.
. 3e btn. Cne Antoine de Layre puis Cdt Raoul Raynaud.

134e RI. Col André Demonet. 
. 1er btn. Cdt Poirel
. 2e btn. Lcl Roland Despains.
. 3e btn. Cdt François Cotti.

137e RI. Col Rauscher.

141e RIA. Lcl Carrias puis Lcl Dusseau.
. 1er btn. Cdt Claude Bonfils.
. 2e btn. Cdt A. Ollier (Ravel)

146e RI. Lcl Joseph Barthelet (Boulaya), 43 ans
. 1er btn. Cdt François Gastaud.
. 2e btn. Cne puis Cdt Raymond Martin.
. 3e btn. Cne René Schneider puis Cne Armilhon. 

150e RI. Cdt (puis Lcl) Elie Laure, 44 ans, puis Lcl Paul Turbet-Delof, 46 ans.
. 1er btn. Cdt Frédéric Remélius (Noël) puis Cdt Cyrille Blangenois puis Cne Félix Mennegand. 
. 2e btn. Cdt Laure puis Cne Geslin.
. 3e btn. Cdt Léon Schott.

151e RI. Col Jaeger (Michelin) puis Col Paul Gandoet.
. 1er btn. Cne Chevallier puis Cdt René Cuenoud
. 2e btn. Cdt Vidal puis Cdt Bernard Cunin. 
. 3e btn. Cdt B. Cunin puis Cdt François Vittori puis Cne de Linarès puis Cne Quincy puis Cdt E. Alix. 

152e RI. Lcl Marcel Colliou.
. 1er btn. Lcl Anselme Erulin puis Cdt Emile Mairal. 
. 2e btn. Cdt Georges Biarez puis Cne J. Kretz. 
. 3e btn. Cdt Paul Cosson puis Cdt Henri Le Monies de Sagazan. 

153e RIA. Lcl Constans

158e RI. Lcl Henri Monnet.
. 1er btn : Cdt Adrien Capin. 
. 2e btn : Cdt Messin puis Cdt Jean Gave. 
. 3e btn : Cdt J. Lambret puis Cdt Louis Dorbes. 

159e RIA. Lcl Lucien Marielle-Tréhouart - 27e DIA
. 1er btn. Cdt André Le Henry.
. 2e btn. Cdt Robert Fauveau.
. 3e btn. Cdt Jean de Lassus Saint-Geniès. 

170e RI. Col Macé
. 1er btn. Cdt Lahourcade
. 2e btn. Cdt Richards
. 3e btn. Cdt Pierre Laborie (Pierrot)

173e RIA. Cdt Arbola


Régiments d'infanterie reconstitués et dissous avant le 8 mai 1945

52e RI. Cdt Henri Lathière 

63e RI. Cdt puis Lcl Clément Bossard, 41 ans - forces françaises de Loire-Inférieure
. 1er btn. Cdt Jean Deniel
. 2e btn. Cdt Gilbert Lavrat.
. 3e btn. Cdt Delacroy

68e RI

86e RI.
. 1er btn. Cdt Albert Cohalion
. 2e btn. Cdt Alix Hoareau 

90e RI. 

123e RI. Lcl A. Bouvron - forces françaises de l'Aunis (devient III/6e RI)
. 1er btn. Cdt Pierre Cottu
. 2e btn. Cne Louis de Fombelle puis Cdt Wagner

135e RI. Cdt puis Lucien Blanche - forces françaises de Loire-Inférieure (versé 1er RH)
. 1er btn. Cne Donald de Rochecouste
. 2e btn. Cdt Legrand 

138e RI. Cdt Paul Vergnenaigre, 35 ans - 12e région militaire

278e RI. Lcl Boussin - 12e région militaire



vendredi 22 juillet 2011

Le 5e BCP dans la bataille de Colmar

Unité d’origine FFI, le 5e bataillon de chasseurs à pied (BCP) n’a été affecté que durant deux mois à la 1ère Armée française. Ce qui ne l’a pas empêché de prendre sa part dans les opérations de la réduction de la Poche de Colmar, et de la payer de son sang. La brève évocation qui va suivre repose sur un récit, semble-t-il inédit, que nous a communiqué il y a 20 ans Maurice Vincent, président des anciens du 5e BCP.
C’est le 7 janvier 1945 que le 5e BCP, formé au Blanc (Indre) avec des volontaires du 68e régiment d’infanterie dissous (mis sur pied avec les anciens FFI du Groupe Indre-Est), s’embarque par voie ferrée en direction de l’Est de la France. Il est aux ordres du commandant Stabler, assisté du commandant Olivier Dupleix. Ses unités sont placées sous les ordres respectifs des capitaines Olivier (compagnie d’accompagnement), Pretet (compagnie de commandement), Gaubert (1ère compagnie), Raffaldi (2e) et Affret (3e).
Le 10 janvier, le bataillon arrive à Saint-Nabord (Vosges). «… Un paysage féerique. La montagne vosgienne aux innombrables sapins chargés de blanc s’offre aux yeux émerveillés des petits gars du Berry. » Trente kilomètres de marche sont à affronter pour rejoindre Le Thillot. Le 5e BCP fait alors partie de la 4e demi-brigade de chasseurs du commandant Petit, comprenant également le 1er BCP (autre unité formée de FFI berrichons) du commandant Paoli et rattachée au Ier corps, plus particulièrement à la 4e division marocaine de montagne.
Les chasseurs gagnent rapidement l’Alsace, et c’est dans la nuit du 16 au 17 janvier qu’ils montent en ligne : ils relèvent en effet le 2e bataillon du 8e régiment de tirailleurs marocains autour de Willer-sur-Thur (Haut-Rhin), notamment sur l’Oberfeld. Le 5e BCP est en liaison au nord avec le 1er régiment du Morvan (à Moosch), à l’est avec le 1er BCP.
Le 18, il déplore son premier mort en opération : le chasseur Rechel, tué à son poste. Dans la nuit du 18 au 19, la 1ère compagnie du capitaine Gaubert vient remplacer les tirailleurs sur une position.

Le 20, c’est la grande offensive contre la Poche de Colmar. La 4e DMM a pour objectifs Vieux-Thann et Cernay. Le 5e BCP n’est pas directement engagé, mais mène une action de reconnaissance en direction de la cote 681, le 1er BCP faisant de même vers la cote 581. La journée se solde par trois blessés sur l’Oberfeld, en raison des mines.
Le 24, un coup de main est décidé sur les crêtes de l’Oberfeld. « Confection de capuches en mousseline blanche recouvrant le haut du corps afin de suppléer l’absence de cagoules », précise le récit communiqué par M. Vincent. De nombreuses difficultés se présentent devant les Berrichons : les Allemands veillent et ouvrent le feu, n’hésitant pas à contre-attaquer, les armes automatiques des chasseurs s’enrayent... Le bataillon déplore une perte : celle du chasseur Virolle, semble-t-il exécuté par l’ennemi (selon le site Mémoire des hommes, Roger Virolle, né à Vierzon en 1925, a plutôt trouvé la mort le 8 février).
Dans la nuit du 24 au 25, la 1ère compagnie relève la 3e sur l’Oberfeld, et le 25, le bataillon reçoit l’ordre de s’établir dans les faubourgs de Vieux-Thann, où il relèvera le II/1er RTA, lui-même étant remplacé sur ses positions par le 24e RI (FFI parisiens). Il faudra toutefois attendre la nuit du 26 au 27 pour que cette opération de relève soit entièrement réalisée.
Sur la route de Cernay
C’est alors que le bataillon se porte en avant. « A 4 h du matin dans la nuit du 27 au 28, peut-on lire dans le récit de Maurice Vincent, l’observatoire du PC signale un grand incendie à l’extrémité de Vieux-Thann, près de l’église, ainsi que de nombreuses fumées. De son côté, le capitaine Gaubert, commandant la compagnie avancée, téléphone et prévient que tout indique un repli allemand. Le commandant Dupleix, qui assure à ce moment le service de quart du bataillon, lui donne l’ordre de poursuivre le « boche » et de maintenir le contact à tout prix. La section du sous-lieutenant Degura commence aussitôt à progresser dans Vieux-Thann parmi les jardins et les ruines.» La progression est ralentie par les mines, mais à 10 h, les éléments de tête du bataillon atteignent l’église et signalent que le pont sur la Thur est détruit. Cette journée a été éprouvante pour le bataillon, dont la 2e compagnie Raffaldi a reçu l’ordre de poursuivre la progression par la route de Cernay : ainsi, le groupe du sergent Dognoton est-il porté disparu. A cette date, le site « Mémoire des hommes » recense la mort de Roger Penneroux et d’Alphonse Perrin (tué par balle).

Dans la nuit du 28 au 29, malgré les mines, le 5e BCP atteint les premières maisons des faubourgs de Cernay. Au vu de la réaction ennemie, qui lui cause des pertes, il s’avère que la commune est bel et bien défendue. Les éléments avancés sont contraints de se replier.
Le 29 janvier, une patrouille de la compagnie Gaubert est envoyée vers la cote 425, mais son chef, l’adjudant-chef Robert Latin, est pris et tué d’une balle dans la tête. Parmi les pertes enregistrées ce jour, figurent celles de Marcel Hamann, né en 1920 en Moselle, de Pierre Maubert, né en 1920 à Paris, de Roger Pion, tous tués par balle.
Le 30, c’est l’attaque de Cernay par des actions convergentes, le 5e BCP faisant partie du groupement Bondis. L’action commence par une préparation d’artillerie (mortiers, canons de 105, chars). Les conditions d’exécution sont très difficiles : les FM et PM s’enrayent, les lignes téléphoniques sont constamment coupées, l’ennemi défend solidement la cote 425 attaquée par le 1er RTA. A 10 h 30, le capitaine Gaubert signale l’occupation de la cote 356 par la section du lieutenant Kayser, une mitrailleuse allemande est prise. A 11 h, le général de Hesdin, commandant la 4e DMM, est blessé. A 11 h 45, la 3e compagnie est à 100 m du sommet de 425, subissant de violents tirs. Le sergent Joseph Bernard (né en 1924 dans le Finistère) est tué. A 13 h 45, une action du 1er RTA est lancée pour soulager le 5e BCP. Enfin, à 19 h, ordre est donné à la 2e compagnie de relever la 3e, « harassée », qui descend se reposer près de l’hôpital de Vieux-Thann.
Au matin du 31, le 5e BCP tient toute la ligne de crête, sauf le point 424.9 qui est occupé par le 1er RTA. En fin de soirée, le bataillon est relevé par 1er RTA. Il a « perdu durant ces deux jours de combat près de 20 % de son effectif dont un adjudant, deux sergents-chefs et dix sergents sans compter les pieds gelés ». Parmi les victimes de ces combats : Henri Esteves, né en 1924 dans l’Indre, tué par balles sur la cote 425, Joseph Lavenu, né en 1925 dans l’Indre, Jean Lozinski, Raymond Mery, né en 1926 dans l’Indre.
La fin de la bataille de Colmar
Le 2 février, le 5e BCP remonte en ligne, relevant le II/1er RTA sur les hauteurs du nord de Thann. Des tirs de mortier lui causent trois blessés dans la journée. Puis cinq le lendemain, dont l’aspirant Ramon, chef de section dans la 2e compagnie. Dans la nuit du 3 au 4, la CA s’en vient occuper l’Erzenbachkopf (791 m), tandis que l’aspirant Josse, de la 3, s’établit sur le Becherkopf (922 m). La liaison sera prise avec le 24e RI à l’auberge Ostein et avec le 1er BCP au Molentrain ( ?).
Le 5, le bataillon prend ses cantonnements à Bitschwiller-lès-Thann, perdant toutefois encore trois blessés. Une section accompagnée par le commandant Stabler profite de cette journée pour aller découvrir l’Hartmannwillerkopf, où tant de chasseurs ont péri durant la Première Guerre mondiale. Pour le bataillon, la bataille de Colmar est terminée. Selon le Service historique de la Défense, elle lui aura coûté douze tués, quinze disparus et 56 blessés. A signaler, le 3 février, le décès, à Héricourt (Haute-Saône), de Marcel Rebodeau, né en 1923 dans l’Indre, des suites de blessures.
Le 3 mars, le 5e BCP quitte Rupt-sur-Moselle pour l’Ille-et-Vilaine, afin de prendre part aux opérations d’une autre poche : celle de Saint-Nazaire. Mais ceci est une autre histoire.

PS : en 2010, Maurice Vincent est venu officiellement confier le fanion des anciens du 5e BCP à la commune de Vieux-Thann, dont le cimetière accueille les sépultures d’Alphonse Perrin, de l’adjudant Latin et de Roger Bourbon, né en 1925 à Boulogne-Billancourt, mort le 30 janvier à Thann.

mardi 26 avril 2011

Les "Bara" de 1944



Ci-contre : Dans cette page publiée par la Ville de Paris, la fameuse photo montrant la rencontre entre le général de Lattre et Serge Gras, mort en héros en Allemagne à l'âge de 16 ans.

Il est peu de dire que la période post-Libération fut des plus confuses. Les exemples qui en témoignent et qui concernent notamment les unités FFI ne manquent pas. Ce sont deux régiments portant le même écusson qui sont mis sur pied au même moment dans des régions différentes (ainsi, le 51e RI, constitué à la fois dans le Nord-Pas-de-Calais et dans le Tarn et l’Aveyron, ou le 26e RI, en Meurthe-et-Moselle et en Dordogne)… Ce sont des individus au passé obscur qui parviennent à prendre la tête d’unités FFI – avant d’être rapidement démasqués… Des FFI d’origine italienne ou polonaise, mais venus très jeunes en France, qui servent durant plusieurs mois aux côtés de leurs camarades, avant que l’état-major ne se rende compte qu’ils ne sont pas Français et qu’ils doivent rejoindre la Légion étrangère… Et puis il y a ces dizaines de volontaires qui peuvent s’enrôler pour la durée de la guerre – les fameux EVDG – sans avoir l’âge requis.

A une époque où la majorité était fixée à 21 ans, il était possible de s’engager à moins de 18 ans révolus, à condition de justifier d’une autorisation parentale – mais, quoi qu’il en soit, en ayant au moins 17 ans. Toutefois, cette condition ne sera pas toujours respectée – c’est un euphémisme - dans cette atmosphère de Libération où des adolescents souhaiteront, coûte que coûte, et pour diverses raisons (le patriotisme, bien sûr, mais également, pour certains, des problèmes familiaux), suivre au combat leurs copains du maquis. Ce qui explique la présence de soldats de 16 voire 15 ans dans ces unités.

Parmi ces «Bara» de l’an 1944, dont l’histoire sera portée à l’écran par le metteur en scène Claude Pinoteau (lui-même ancien FFI) dans «La neige et le feu», il est un nom, pour peu que l’on s’intéresse à cette période, un peu plus connu que les autres : celui de Serge Gras. Né à Lyon le 10 février 1929, il n’a donc pas 16 ans lorsqu’il sert au 151e régiment d’infanterie (ex-Brigade Fabien). S’il est devenu fameux, c’est grâce à une célèbre photo immortalisant, lors d’une prise d’armes, la rencontre de l’adolescent avec le général de Lattre (dont le fils Bernard a été autorisé lui-même à servir au 2e dragons à l'âge de 16 ans). Quelques jours plus tard, le 12 avril 1945, Serge Gras tombera lors des combats en Allemagne…

Des «Serge Gras», l’histoire de l’armée française issue des unités FFI en a connus d’autres. Beaucoup, d’ailleurs, n’étaient plus en vie pour fêter la Victoire. En voici une liste, non exhaustive, selon nos informations, enrichies par la consultation du site «Mémoire des hommes» du ministère de la Défense (sous réserve qu'il n'y ait pas d'erreur dans les dates de naissance) :
. comme Serge Gras, Marcel Lepage appartenait au 151e RI, et comme lui, il est tombé en Allemagne : né le 15 janvier 1929 à Genteley (Seine), il est mort en effet le 7 avril 1945 à Wiesenthal. A noter que selon une étude consacrée à la colonne Fabien, 19 % de ses hommes (un cinquième !) auraient été âgés entre 15 et 18 ans !
. Claude Berçot, né le 19 juin 1928 à Mathay (Doubs), soldat au I/152e RI, tombe le 26 novembre 1944 près de Courtelevant à 16 ans et six mois.
. Robert Creux, de Saint-Dizier (21e RIC), voit le jour le 18 janvier 1929. En s’engageant à Chaumont, il fait jurer à ses camarades de ne pas révéler son âge véritable, mentant à son père (« Je suis de la classe », osera-t-il écrire !), trompant ses chefs. Un secret qui sera éventé en décembre 1944, ce qui n’empêchera pas le brave soldat Creux de poursuivre les opérations de son bataillon et de mourir en héros à Wittenheim quelques jours après son 16e anniversaire. A noter que dans le seul 21e RIC, nombre de volontaires n’avaient pas 18 ans, ainsi Bernard Pascucci, blessé en Alsace au lendemain de ses 17 ans.
. Manuel Soler, considéré comme le benjamin de la Brigade légère du Languedoc, est tué à Village-Neuf le 30 novembre 1944. Il était né le 16 avril 1928 à Salmiech (Averyon).
. au 23e RIC, pas moins de trois soldats nés en 1929, donc âgés de 15 ans en 1944, ont trouvé la mort lors de la campagne : Jacques Blot, né à Paris le 31 janvier 1929, tué le 30 janvier 1945 en Alsace (à la veille de ses 16 ans !) ; Lucien Renaud, né le 28 août 1929 à la Cluze et Mijoux, tué le 7 avril 1945 en Allemagne ; René Gresse, né en janvier 1929 à Valence (Drôme), tué le 20 janvier 1945 dans l’agglomération de Mulhouse ;
. Louis Legardeur, né en décembre 1926 à Souilly (Meuse), n’a pas 18 ans lorsqu’il est sergent au Bataillon (FTP) de la Meuse et qu’il tombe le 27 septembre 1944 en Lorraine.
. René Capdeville, né le 9 février 1929 à Carcassonne, soldat au 81e RI, meurt le 14 avril 1945 à Karlshruhe.
. Albert Plantier, né le 23 juin 1929 à Villette (Isère), du 11e cuirassiers, tombe le 23 octobre 1944 à Rupt-sur-Moselle à 15 ans et cinq mois !
. Maurice Deflandre, né le 2 mars 1929 à Mouzon (Ardennes), du 67e RI, décède à La Baule en septembre 1945 des suites de blessures.
. l’excellent ouvrage de Gilles Hennequin, « Le régiment de Bourgogne et ses 2 150 FFI côte-d’oriens volontaires » (2006), cite le cas de Gilbert Paquet, 16 ans, de Dijon, tué le 18 novembre 1944 – effectivement, Paquet est né le 4 août 1928 dans la capitale bourguignonne et meurt à Chagny à 16 ans et trois mois.

Citons encore, grâce à des articles parus dans la publication de l’association Rhin-et-Danube (notices nécrologiques, remises de médailles, témoignages…), les noms des volontaires suivants :
. Georges Liggi, né le 25 mars 1929, accueilli le 30 août 1944 par le groupe des Commandos d’Afrique. Ce n’est qu’en août 1945, après la capitulation nazie, que son véritable état civil a été découvert ;
. Léon Nabet, né en 1929 à Constantine, engagé à 14 ans en Afrique du Nord, qui sert dans la 2e DB ;
. Maurice Plestin, né le 25 mars 1928, engagé le 1er septembre 1944 au 23e RIC à 16 ans et six mois ;
. le volontaire J. M. Grosjean, né à Belfort, engagé à 16 ans au 4e bataillon de choc ;
. Maurice Blondel, enrôlé à 16 ans au 7e bataillon de marche de Normandie, passé au 23e RIC ;
. Robert Pan, du bataillon du Charollais, enrôlé à 16 ans et demi ; etc.

Toute information supplémentaire au sujet de ces « Bara » de 1944 est évidemment la bienvenue.
Copyright Club Mémoires 52

samedi 16 avril 2011

Les volontaires franc-comtois

1er régiment de Franche-Comté. Chef : lieutenant-colonel Sarrazac-Soulage (« Lagarde ») puis lieutenant-colonel Albert Sarda de Caumont (« Rosette »). Organisation : 1er bataillon (1er groupe d’escadron du Jura) : capitaine Pierre Patoor, enseignant au collège de Salins-les-Bains. 2e bataillon : commandant Edouard Filarder (« Duchêne »), futur général. 3e bataillon : capitaine Puccinelli (« Ponthieu ») puis commandant Chennevier puis capitaine Ravereau ("Franck"). Mis sur pied au Valdahon (Doubs). 10 septembre 1944 : le I/RFC, de Salins-les-Bains (Jura), est rattaché à la 3e DIA avec laquelle il opère dans les Vosges. 12 octobre 1944 : le régiment est rattaché à la 5e DB, hormis le 1er bataillon qui reste attaché aux spahis algériens de reconnaissance. 19 novembre 1944 : la 2e compagnie (Billet) du I/1er RFC entre dans Gérardmer. Le 20, des éléments occupent le col de la Grosse-Pierre. 3 décembre 1944 : le I/RFC fait 43 prisonniers au Hohneck, où il a occupé l’hôtel éponyme et repoussé une contre-attaque. Au 6, relevé par le I/4e RTT, le RFC aura perdu deux tués, trois disparus, trois blessés. Compte 1 288 hommes au 31 décembre 1945. 19 février 1945 : mis à la disposition de la 2e DIM, il est intégré dans le 27e RI, formant les noyaux et I et II/27e et les unités régimentaires. Note : le 10 décembre 1944, le "bataillon de renfort de Saint-Etienne" (capitaine Ravereau) rejoint le régiment et devient III/1er RFC.

Groupement du Lomont. Importante formation FFI sous les ordres du commandant américain « Paul » qui tient le plateau et le fort du Lomont jusqu’à la liaison avec l’armée B le 6 septembre 1944. Il comprend les unités suivantes :

. 4e bataillon du Lomont. Chef : capitaine Ernest Bleyer. Rattaché à la 9e DIC. Participe à l’offensive de la boucle du Doubs : le 18 novembre 1944, il est à Mandeure.

. 5e bataillon du Lomont. Rattaché à la 5e DB.

. 6e bataillon du Lomont. Chef : commandant Victor Harnisch. Ex-3e bataillon. La 1ère compagnie occupe Courcelles le 18 novembre 1944.

Ce Régiment du Lomont, constitué de trois bataillons, totalise 1 096 hommes au 15 février 1945. Dissous le 31 mars 1945, il forme le I/121e RI le lendemain.

Les FFI du Lomont forment également la compagnie du capitaine Sartout, qui a intégré les FFI du corps-franc « Tito » (lieutenant Henri Bourlier). Cette unité donne naissance, le 14 octobre 1944, au groupe d’escadrons portés du RICM.


7e bataillon de marche du Doubs. Intègre la 16e compagnie du Lomont. Devient I/60e RI en février 1945.

1er bataillon de marche de la Haute-Saône. Chef : commandant Pierre Bertin (« Bermont »), capitaine d’active, chef départemental FFI de la Haute-Saône. Créé comme bataillon de marche n°9 le 20 octobre 1944, totalisant 670 hommes. La compagnie de commandement est aux ordres du capitaine Le Danois, les compagnies sont respectivement commandées par les capitaines Boigey, Miaille, Menigoz, Reuchet et Jarrot. Positionné le 12 novembre dans le Doubs pour assurer la garde de la ligne Paris-Besançon. A Noël, part à la chasse d’éventuels parachutistes allemands. Devient 1er bataillon de marche de la Haute-Saône le 1er janvier 1945. Part quelques jours plus tard relever le 8e bataillon de Saône-et-Loire dans ses missions de garde de la frontière suisse. Devient II/ 60e RI le 1er février.

1er bataillon du Jura. Chef : commandant Le Henry, chef de l’Armée secrète du Jura. Après la libération de Lons-le-Saunier, rejoint la 4e demi-brigade alpine. Devient I/159e RI mi-décembre 1944.