lundi 16 avril 2012

Périgordins et Creusois dans la Poche de La Rochelle

Le 26e régiment d'infanterie est un corps traditionnellement lorrain. Mais les accords de l'armistice de juin 1940 ont voulu qu'il stationne, jusqu'en 1942, en Dordogne (à Périgueux, Bergerac et Brantôme). Ce qui explique qu'il soit recréé, officiellement le 15 novembre 1944, à Périgueux, Bergerac et Creysse... et, parallèlement, en Meurthe-et-Moselle.

Le 26e RI « périgordin», confié au lieutenant-colonel Henry Mingasson, 45 ans, un officier d'artillerie (chef d'escadron d'active au 35e RA, devenu chef d'état-major des FFI de la Dordogne), renaît en incorporant des formations FFI dont la plupart viennent de servir devant les Poches de l'Atlantique.

Il a pour commandant en second le lieutenant-colonel Albert Fossey, alias François, 35 ans, sergent-chef en 1939, chef départemental FFI de la Creuse, futur Compagnon de la Libération et lieutenant-colonel de parachutistes. Le commandant Edouard Hemmerlé est chef d'état-major, le commandant Prosper-Jean Rizza adjoint au chef de corps.

Le régiment incorpore notamment les FFI périgordins du maquis Mercedes, du groupe Marianne, du groupe Bugeaud, des maquis Eric, Chastaing, du bataillon Lila (revenu à Sarlat fin octobre), des compagnies FTP Carrère et de Concha, du bataillon Joseph...


Le 1er bataillon (commandant Jean Poumarède puis commandant Victor Vallade, venu du groupe Mercedes, ayant pour adjoints les capitaines Ellies Lacoste et Louis Laval), se compose des 1ère (capitaine Charles Reinhard), 2e (lieutenant Durand), 3e (lieutenant Traveau), 4e (capitaine Jean Despreaux) et 5e (capitaine Rey) compagnies, ainsi que d'une compagnie de commandement (capitaine Beaucourt).
Le 2e bataillon est sous les ordres du commandant Raymond Carrère, issu des FTPF. Ses compagnies sont aux ordres des capitaines Thomas Gimeno (5e), Guy Raloux (6e), Mathieu de Concha (7e), Ellies Lacoste (10e) et Picot (11e), du lieutenant Jean-Paul Claria (9e).

Le 3e bataillon, à Bergerac, reçoit des éléments du 32e bataillon CFL (groupe Cerisier), du 33e bataillon CFL (groupe François-Ier), du bataillon Marcel... Il est sous les ordres du commandant Joseph Saintraille (lieutenant d'active, membre de l'ORA), avec le capitaine Roland Fouquet pour adjoint. Ses compagnies : la 11e (capitaine Robert de Muizon, ancien lieutenant de la compagnie Boby du bataillon Joseph), la 12e (lieutenant Michel Pupat, ancien chef de la compagnie Michel du bataillon Joseph), la 13e (capitaine Mathieu de Concha), la 14e (lieutenant Jean-Paul Claira), la 15e (capitaine Marceau Feyry, ancien chef du groupe François-Ier), et la CC 3 (capitaine Roland Merlet).

A noter qu'au sein du régiment, servent 29 officiers, 54 sous-officiers et une centaine d'hommes issus du 26e RI de l'armée d'armistice.


Le 21 décembre 1944, il voit partir un détachement de 800 hommes (dont la compagnie du lieutenant Forie), confiés au commandant Poumarède, qui s'en vont former, à Brive-la-Gaillarde, le 1er bataillon du 126e RI.
Son 2e bataillon est alors reconstitué par les FFI de la Creuse, emmenés par le commandant Fossey. Le groupe François, les compagnies Daniel (capitaine Picaud), Robert (capitaine Undriener), Louis (capitaine Beney), Biton (capitaine Biton) et le bataillon FTP Martin (commandant Belmont) l'intègrent, le II/26e RI passant sous les ordres de Raymond Belmont, 26 ans, sous-lieutenant en 1940, chef FTP du département. Il se compose des 6e (capitaine Roger Biton), 7e (capitaine Marcel Picaud), 8e (capitaine Robert Undriener), 9e (capitaine Louis Herry) et 10e (lieutenant Kuntz) compagnies, d'une CC (capitaine Daoudal), les capitaines Le Guillou et Roithring étant adjoints au chef de bataillon.


Destiné à opérer dans l'Est de la France (comme le 131e RI de l'Aube et de l'Eure-et-Loir, d'ailleurs), le 26e RI fait finalement mouvement vers La Rochelle. L'ordre parvient à Mingasson le 18 janvier 1945, l'embarquement à destination de La Roche-sur-Yon (Vendée) intervient le 22, et la montée en ligne (en relevant le 125e RI de la Vienne et le I/15e RI du Tarn) à partir du 30.

Le 1er avril 1945, le 26e RI (de Dordogne) devient officiellement 13e RI, en raison de l'existence d'un autre 26e RI en Lorraine. Le lendemain, le lieutenant-colonel Mingasson reçoit, à Paris, le drapeau de son régiment.

En position devant La Rochelle, le 13e RI constitue l'ossature du groupement Mingasson, avec un bataillon du 6e RI, un autre du 4e zouaves, un escadron du 1er spahis marocains et un autre du 13e dragons. Ce groupement participe à l'offensive des 30 avril et 1er mai 1945 dans la poche de La Rochelle, enlevant la côte 33, les communes de Thairé, La Gravelle et La Gigone.


Le régiment déplore, sur le front de La Rochelle, 19 tués, cinq disparus, et 56 blessés. Le site « Mémoires des hommes » du ministère de la Défense nous permet d'identifier les victimes suivantes :

. René Bonnefort, né en 1922 dans la Somme, tué le 16 avril 1945 à Ardillières.
. Jean Chemin, né en 1925 dans la Marne, le 10 avril à Marans.
. sergent Pierre Claude, né en 1913, le 3 mai à Rochefort.
. Jean Demaret, né en 1924 à Paris, mort le 26 mars à La Rochelle des suites de blessures.
. André Dumonteil, né en 1921 en Dordogne, tué le 1er mai près de Thairé.
. Jean Gambaud, né en 1925 dans la Creuse, tué le 16 avril à Ardillières.
. Bernard Gouas, né en 1922 en Indre-et-Loire, tué le 13 mars à Landrais.
. Charles Henninger, né en 1910 à Strasbourg, tué le 11 avril par balle à Charneuil.
. Joachim Jehanno, né en 1922 dans le Morbihan, tué le 30 avril à Thairé.
. Ernest Joubert-Pinet, né en 1912 en Dordogne, tué le 30 avril à Thairé.
. Raymond Maysonnier, né en 1918 dans le Lot-et-Garonne, tué le 1er mai à Thairé.
. Angelo Meccenero, né en 1918 en Italie, le 3 avril à Poléon.
. Albert Medan, né en 1926 dans les Deux-Sèvres, mort le 2 avril de maladie à Rochefort.
. Georges Moreaud, né en 1924 dans la Creuse, le 16 avril à Rochefort-sur-Mer.
. le sergent Alfred Sauvanet, né en 1921 dans la Creuse, tué le 30 avril à La Gravelle.
. Clément Souverain, né en 1923 dans la Creuse, tué le 30 avril à La Gravelle.
. Lucien Toumazou, né en 1906 à Sarlat, tué le 11 avril à Charneuil.

mardi 13 mars 2012

Le 3e dragons FFI (1944-1945)


(Photo aimablement communiquée par M. Olivier Heral).



C'est après la reddition de la garnison allemande de Castres que le chef d'escadrons Pierre Dunoyer de Segonzac, alias Hugues, 38 ans, ancien directeur de l'école des cadres d'Uriage, et alors chef des maquis de l'Est du Tarn (dans le Vabre), met sur pied un groupement FFI, d'abord baptisé Corps franc du Sidobre.

Ce groupement est en premier lieu articulé autour du 3e régiment de dragons. Recréé le 31 août 1944, commandé par le chef d'escadrons Paul d'Audibert de Lussan, officier d'active de 49 ans, ce régiment réunit deux groupes d'escadrons mis sur pied au quartier Fayolle à Castres après la libération de la cité, l'un constitué par d'Audibert, l'autre par le chef d'escadrons Antoine de Gastines. 

Il comprend aussi les « commandos », confiés au capitaine Jean Dunoyer de Segonzac, alias Martin, le frère cadet du commandant. Il y a enfin la batterie anti-chars du capitaine Jean Bonnet. 

Ce groupement, appelé à devenir Corps-franc Bayard le 24 septembre 1944 (selon le commandant de Segonzac), quitte Castres à partir du 6 septembre 1944, dans le cadre de la Division légère de Toulouse. Il opère d'abord à Etang-sur-Arroux, en Saône-et-Loire (9-10 septembre 1944). Passé en revue par le général de Lattre, commandant la 1ère armée française, le 15 septembre 1944, il gagne, neuf jours plus tard, la région de Vesoul. 

Baptême du feu en Haute-Saône

Le 25 septembre 1944, le Corps franc connaît son « baptême du feu », selon les mots du capitaine Odon de Saint-Blanquat, adjoint au chef d'escadrons Dunoyer de Segonzac. Il a pour mission d'épauler les zouaves portés du 2e bataillon de la 1ère division blindée (DB) dans la conquête des bois du Mont de Vannes, au-delà de Lure, sur la route du Thillot. Ce sont les commandos du capitaine Martin qui sont engagés. Les volontaires du Tarn avaient quitté Pomoy (Haute-Saône) à 1 h pour se mettre en place à Malbouhans et entreprendre le nettoyage des bois. Les combats dans ces fourrés dureront jusqu'au 26 septembre 1944 en fin de journée, quand les Français atteindront les lisières Nord du bois, à environ un kilomètre de la route Mélisey - Plancher-les-Mines. Le capitaine de Saint-Blanquat parle d'« un sévère et sanglant baptême du feu ». Bilan : quatre tués et quatre blessés. Les quatre victimes : Paul Ortega, 20 ans, et Pierre Barraud, 18 ans, vétérans du Corps franc de la Libération 10 du maquis de Vabre, le jeune cavalier Guy Marmier, 17 ans et demi, du 3e commando, tué le 26 septembre 1944, Emile Iche, 25 ans, mort le lendemain.

29 septembre 1944 : le Corps franc Bayard est rattaché à la 1ère division de marche d'infanterie, après les combats du Mont de Vannes et deux jours de repos à Belonchamp. Le groupe d'escadrons d'Audibert relève ainsi les cuirassiers du commandant Geyer au point d'appui de Mignavillers puis, le 2 octobre 1944, les hommes du groupe de Gastines au bois le Bœuf, près de La Vacheresse. Enfin, après avoir laissé ses positions aux « commandos » du capitaine Martin (ceux-ci formeront le 3e groupe d'escadrons de l'unité, composé de trois commandos comprenant notamment la compagnie Marc-Haguenau, composée de volontaires juifs), il relève de nouveau le 2e groupe d'escadrons le 5 octobre 1944 au bois des Guyottes, jusqu'à l'arrivée, cinq jours plus tard, de tirailleurs marocains. Deux des cadres du 2e groupe d'escadrons ont été blessés le 30 septembre 1944 dans le bois Saint-Georges, près de La Vacheresse, le lieutenant Paul de la Taille et l'adjudant André Viguier, ce dernier au cours d'une patrouille.

9 octobre 1944 : création dans les Vosges d'un groupement tactique destiné à couvrir la gauche du 2e corps du général Monsabert et relever des soldats américains. Il est constitué autour du 2e RSAR et commandé par le lieutenant-colonel Roger Lecoq. Le Corps franc Bayard lui est rattaché.

12 octobre 1944 : le Corps franc arrive dans le secteur des spahis. Premiers à monter en ligne : les trois « commandos » du capitaine Jean Dunoyer de Segonzac, qui relèvent les Américains à Sapois, et qui y seront à leur tour remplacés par le groupe du commandant d'Audibert le 16 octobre 1944 (deux FFI, Parda et Lerouge, sont blessés le lendemain).

14 octobre 1944 : une action visant Rochesson est menée à partir de 7 h 30. L'attaque permet d'obtenir quelques progrès, avant d'être stoppée. Côté français, il y a deux tués et trois blindés perdus. Le Corps franc Bayard déplore, près de Menaurupt, la mort d'Heindrich Kiel, 35 ans, appartenant à la section polonaise du corps franc, de Simon Weil, 20 ans, du 2e commando (la compagnie Marc-Haguenau), et de Julien Gonzales, du 3e commando. Un officier, le sous-lieutenant Jacques Desazars de Montgailhard, est blessé "alors qu'il se penchait pour secourir un de ses hommes" (témoignage du lieutenant Jean-Pierre Rouchié). Ces combats vaudront à leur chef de groupe une citation.  

17 octobre 1944 : ayant enfin relevé les Américains, le Corps franc Bayard participe à une attaque ayant pour but de prendre le bois d'Orimont puis, à nouveau, Rochesson. Mais seul le premier objectif est atteint. Pour le corps Monsabert, les pertes et la fatigue sont telles que le général de Lattre décide, le 17 octobre 1944 à midi, de suspendre l'offensive. Le Corps franc reste attaché au groupement Lecoq pour rester en position devant Le Tholy. 

24 octobre 1944 : aux environs de cette date, le Corps franc Bayard devient 3e régiment de dragons. Le commandant d'Audibert apprend ce changement de dénomination le 2 novembre 1944.

29 octobre 1944 : le maréchal des logis Hervé Amalric est grièvement blessé par des éclats à l'épaule, au ventre et à la cuisse par un obus de mortier à Moyenmont (il décédera le 12 novembre 1944).

A l'assaut du Haut du Tôt 

31 octobre 1944 : une action en direction de Rochesson – toujours – et de Menaumont, entre les routes Remiremont – Le Tholy - Gérardmer et Remiremont – La Bresse – Gérardmer, est programmée pour vérifier si les Allemands ont décroché. Le débouché se fait à 6 h 30, après une préparation d'artillerie. Le 1er bataillon de l'Aveyron et le 3e régiment de dragons sont engagés dans cette opération. Les dragons progressent en direction du Haut du Tôt (827 m), au sud de Bouvacôte, et de la ferme Perrin, mais ils se heurtent à la réaction ennemie. Le peloton du lieutenant Jean Le Vavasseur (1er escadron) parvient toutefois à occuper la lisière Nord du boqueteau situé au sud du Haut du Tôt, également atteint par le 2e RSAR. Cependant, près de la ferme Perrin, si le peloton du lieutenant Louis Aussenac - qui a pris la veille une mitrailleuse et deux prisonniers lors d'une patrouille - et un groupe du peloton du sous-lieutenant Edouard Bonhoure parviennent à faire six prisonniers, le cavalier Marcel Maurel, 19 ans, est tué d'une balle dans la tête, l'aspirant Gaubert, les cavaliers François Cabrol, René Cabrol et Seguy sont blessés. A 9 h, c'est le maréchal des logis-chef Marc Bellegy, du peloton Le Vavasseur, qui est grièvement touché à la tête, et qui est ramené sous le feu ennemi par le cavalier Hiraille. La résistance allemande est telle qu'à 15 h, l'ordre est donné par le chef d'escadrons de spahis de Chabot de se replier sur les positions de départ. Les dragons sont de retour dans leurs points d'appui à 15 h 45.

3 novembre 1944 : nouvelle tentative au matin en direction de Rochesson. Y prennent encore part le 1er bataillon de l'Aveyron (II/51e RI) et les dragons tarnais. Les opérations exécutées par la 3e DIA et les unités qui lui sont rattachées vont se dérouler dans la zone boisée située entre les routes Remiremont - Le Tholy – Gérardmer et Remiremont – Vagney - Gérardmer. Les FTP agiront, à gauche, sur les bois Sud de Bouvacôte, le groupe d'escadrons de dragons d'Audibert en direction de 821 et de Plainchifaing (commune de Sapois, juste au sud du Tholy). Cette action, visant à enlever les observatoires ayant vue sur Vagney, est destinée à favoriser le lancement d'une offensive de la 7e armée américaine en direction de Strasbourg, depuis les hauteurs à l'est de Gérardmer. Envisagée depuis le 28 octobre 1944, l'opération française est lancée à 8 h 15, après des « tirs d'une puissance sensationnelle et très spectaculaire » (historique du groupe d'Audibert), mais sans les blindés du 2e RSAR qui, pris dans un embouteillage, ne peuvent quitter le col du Haut du Tôt. Une demi-heure plus tard, note l'historique des dragons, « le groupe prend pied au Haut du Tôt, dont il s'empare, le dépasse et se porte à sa lisière Nord pour effectuer son deuxième bond ». Ces mouvements ne se font pas sans perte : après l'arrivée des Commandos de France, un tir d'artillerie blesse le maréchal des logis Lucien Baraille, du 2e escadron, puis l'adjudant-chef André Chenot, chef du PC du groupe, et le maréchal des logis Lucien Floret, chef des transmissions. A 9 h 20, le 2e escadron du lieutenant Hubert Bergeron de Charron atteint la cote 843,3, un de ses objectifs, mais perd à nouveau deux blessés (Eygonnet et François Cabrol). 
Les difficultés de mouvement des chars et des fantassins, pour ces derniers en raison des tirs d'artillerie, compliquent le déroulement de l'opération. Si, à 12 h 45, d'Audibert rend compte que le bataillon de l'Aveyron, qui progressait par le Grisard, a atteint la cote 650 avant d'aller occuper 821, il a connaissance aussi des multiples difficultés rencontrées par les spahis : un escadron toujours stoppé au carrefour à 800 m à l'est du Haut du Tôt, la présence d'Allemands dans les bois de part et d'autre de la route qu'emprunte l'escadron Oster... Les cavaliers ont besoin d'un appui pour progresser sur Plainchifaing. D'Audibert missionne pour cela le peloton d'engins du sous-lieutenant Bernard Heran. Il est 14 h 35. Mais l'officier sera grièvement blessé en sautant sur une mine, laissant son peloton à l'adjudant-chef Adrien Cauquil. « La nuit tombe, il commence à neiger », note l'historique du groupe. « A 16 h 15, rapporte le JMO du 2e RSAR, le Bataillon Marc ayant réussi à pousser un élément jusqu'à 300 m au sud du Haut de Bouvacôte, le lieutenant-colonel Trioche [commandant le 51e RI] reçoit l'ordre de reconnaître et d'occuper avant la tombée de la nuit la cote 733. Il y parviendra sans difficultés. » De même, à 16 h 20, poursuit ce JMO, « le groupe d'escadrons d'Audibert atteint 821 et les Breulleux pendant que l'escadron Oster pousse sur Plainchifaing et Cens Genet [sic]... » A 18 h, enfin, précise l'historique des dragons, « Plainchifaing, que l'ennemi vient d'évacuer peu avant, est occupé par le 1er escadron » ainsi que par un peloton d'Oster, le 2e escadron occupant la cote 821. L'attaque est alors stoppée. Les FFI du front des Vosges sont exténués. Pendant les jours qui vont suivre, le groupe d'escadrons de Gastines descend se reposer à Vagney avec l'escadron de spahis Ronot, Décès de Pierre Latger, né en 1925 à Castres, tué au Haut-du-Tot par éclat d'obus.

16 novembre 1944 : progression de la 3e DIA en direction de Gérardmer. Des éléments du 3e dragons (groupe d'escadrons de Gastines) atteignent, vers 14 h, la clairière des Ormes. Une position qu'ils devront toutefois abandonner le soir.

19 novembre 1944 : libération de Gérardmer. Le 2e groupe d'escadrons du 3e dragons est retiré du secteur et envoyé au repos dans la région de Remiremont, et le sous-groupement qu'il formait avec le 1er bataillon de l'Aveyron est dissous.

20 novembre 1944 : un groupe d'escadrons remplace le 1er bataillon de Toulouse au sein du groupement Lecoq. Les dragons vont à leur tour découvrir le « visage affreusement brûlé de Gérardmer, témoigne le lieutenant Rouchié. Plus de toits, plus de fenêtres, plus de portes, plus de montants en bois. Seuls des murs noircis où l'on peut voir la torsade des flammes. Puis le dernier croisement. Le café s'appelle «café du Théâtre»... Toute sa pauvre face et ses contrevents verts sont éclaboussés, déchirés par l'acier. Il pleut à l'intérieur dans toutes les pièces. Au sol traînent les affreux prospectus allemands «Tombeau des Vosges»... »

22 novembre 1944 : dans la région de Gérardmer, le JMO du 2e RSAR rapporte que « dans la matinée, des patrouilles du groupe d'escadrons Martin(3e RD) et du groupe d'escadrons Patoor (Franche-Comté) sont poussées sur les Hautes Royes et Saint-Jacques-de-Gérardmer. En cours de progression, le 3e dragons tue un Allemand, en blesse deux qu'il fera prisonniers le lendemain et en ramène cinq autres ». En début d'après-midi, c'est en raison de tirs allemands sur la région Les Aulnes – Le Roussel que les dragons perdent un tué [sans doute Abraham Lifchitz] et un blessé. Le soir, ils sont à Blanc Ruxel.

24 novembre 1944 : après avoir, la veille, au sud de la route de Colmar, poussé des reconnaissances sur les Plombes, où ils ont laissé un poste, et vers le Collet de la Mine, les dragons du commandant de Segonzac réussissent, « au cours de la journée et malgré une opposition assez forte de l'ennemi, à s'installer solidement à Blanc Ruxel et sur la Roche du Page. Par contre, une patrouille envoyée en direction du bois des Broches atteint la maison forestière de l'Envers des Fies sans pouvoir progresser plus loin » (JMO du 2e RSAR).

26 novembre 1944 : engagement meurtrier à l'Envers des Fies (cinq tués, dont le capitaine Henry Périé). Le récit détaillé de ce combat à lire ici

30 novembre 1944 : un aspirant de l'escadron de dragons du capitaine Jean de Buttler (groupe d'escadrons de Gastines), Pierre Chauchard, 24 ans, est tué à la ferme des Plombes.

2 décembre 1944 : le sous-groupement Lecoq, dont des patrouilles à pied n'ont rencontré aucune réaction en poussant vers les maisons forestières des Fies et de la Brochotte, est prêt à repartir en avant, en trois détachements, notamment en direction du Valtin et de La Schlucht. Des reconnaissances du 3e dragons ne constatent aucune réaction lorsqu'elles atteignent, avant 17 h, le col de Surceneux et le lac de Retournemer.

3 décembre 1944 : le groupe d'escadrons d'Audibert retourne au combat après deux jours de repos à Gérardmer. On suppose en effet que les Allemands ont décroché de leurs positions de l'Envers des Fies, du bois de Brochotte et de Retournemer, lieux de l'engagement du 26 novembre 1944. Une heure de marche conduit les dragons jusqu'aux Plombes, à 8 h 30. Mission leur est alors donnée de suivre leurs camarades du 3e groupe d'escadrons jusqu'au Parigoutte, de le dépasser, d'occuper Retournemer et de reconnaître Le Collet et la route des crêtes, enfin éventuellement la cote 1258. Le départ est donné à 8 h 45. Rapidement, le lac de Longemer est atteint. A 10 h 45, Retournemer est occupé. A 14 h 30, le commandant d'Audibert, accompagné des pelotons Cormouls et Barras, parvient au Collet. « A 15 h, la route des crêtes est atteinte à l'ouest de 1258 », précise le JMO du groupe. Mais un dragon est grièvement blessé : le brigadier Jean-Emile Bernard, 21 ans, de Mazamet, atteint de quatre balles dans le ventre, décédé le 5 décembre 1944 à Remiremont. Les Allemands étant toujours là, les dragons se replient sur le Collet avant de regagner Retournemer. Au cours du mouvement, le cavalier Gillet est porté disparu (André Gilet, 20 ans, considéré comme tué le 3 décembre 1944 selon le ministère des Armées).
D'autres éléments du 3e dragons et les spahis, qui ont atteint par ailleurs la ferme de Balveurche (le peloton du lieutenant Guy Alquier-Bouffard, du 3e groupe d'escadrons, y est rejoint pour la nuit par l'escadron du capitaine Marc Vène), sont arrêtés par des mines et une barricade battue par les feux ennemis devant Le Valtin. Le journal de marche du 2e RSAR parle d'un sous-lieutenant de dragons tué. Sans doute Gabriel Mahou, 37 ans, du groupe de Gastines, effectivement victime d'un obus au Grand Valtin (cet officier était issu à l'origine du groupe Saucet). Le maréchal des logis-chef Pierre Assemat, 21 ans, du 3e groupe d'escadrons, est mortellement atteint. Il décède le 7 décembre à Remiremont. La fatigue est telle que le JMO des spahis signale que les deux escadrons de dragons qui ont marché vers Le Grand Valtin doivent être regroupés en fin de journée.
Le ministère recense, toujours à la date du 3 décembre 1944, la mort du cavalier André Gau, 22 ans, au Grand Valtin, de Henri Chaput, 23 ans, au Grand Valtin.

4 décembre 1944 : le 2e escadron (lieutenant Aussenac) du 3e dragons, parti de Retournemer, réoccupe le Collet, d'où le sous-lieutenant Delsol et le lieutenant de Boussac conduisent des patrouilles vers la Route des crêtes en début d'après-midi. Mais ils se heurtent à des tirs d'armes automatiques « d'une intensité supérieure » qui les obligent à se replier, à nouveau, sur le Collet. Sur la foi de renseignements apportés par des prisonniers, deux soldats allemands capturés par le sous-lieutenant Roucher, une attaque de La Schlucht sera programmée le lendemain, le 3e groupe d'escadrons agissant par le nord, le 2e faisant diversion depuis le Collet et essayant d'occuper la cote 1258.

5 décembre 1944 : le sous-groupement Lecoq tente toujours, malgré la neige, malgré les mines, malgré les abattis truffés de pièges, malgré les résistances ennemies, de coiffer le col de La Schlucht. Les groupes d'escadrons d'Audibert, de Gastines et de Segonzac "cadet", du 3e régiment de dragons, tendent vers cet objectif, le 5 décembre 1944. Rien ne sera simple, en témoigne d'abord le JMO du 2e RSAR : « Au début de la matinée, le groupe de Gastines signale qu'il a deux hommes tués par l'artillerie au Grand Valtin. Une reconnaissance de l'escadron Buttler arrive au col des Trois Places et y prend le contact vers 11 h. » 
C'est à midi que le 3e groupe du capitaine J. Dunoyer de Segonzac doit attaquer La Schlucht, en même temps que le 1er escadron du 1er groupe, emmené par le lieutenant Georges Barbas, quittera le Collet pour se porter sur la Route des crêtes. Des coups de feu l'y accueillent, à 13 h. « C'est immédiatement un engagement très vif, tout le long de la route face au front de l'escadron, sur plus de 100 m, note l'historique du groupe d'Audibert. L'ennemi tire de trois casemates enterrées à une quinzaine de mètres de la route. » Un homme est tué d'une balle dans la tête : le brigadier Paul de Lavelle de Choulot de Chabaud-Latour, 23 ans. Le cavalier Claude Jan sera également blessé dans les mêmes circonstances. Comme le calme qui semble régner vers La Schlucht amène le commandant d'Audibert à penser que le 3e groupe n'a pas attaqué, et comme les tirs des trois casemates bloquent le mouvement des hommes de Barbas, ordre est donné à celui-ci de décrocher à 14 h 30. A cet instant, « le feu ennemi semble faiblir. Au lieu de décrocher, le lieutenant Barbas, entraîné par son élan, poursuit le combat. A 14 h 35, interpellée en allemand par le maréchal des logis Dotzler, la garnison d'une casemate […] demande à se rendre, ayant plusieurs hommes hors de combat. Le lieutenant Barbas, au lieu de faire cesser le feu, se lève alors, fait hisser une mitrailleuse par deux hommes pour mieux viser, et la servant lui-même, debout, se met à tirer ses rafales et s'abat tué d'une balle en pleine tête... » Le jeune officier avait 27 ans. Autre mort de cette unité : le cavalier Georges Cabrol, 20 ans. 
Les dragons décrochent à 14 h 50, et dix minutes plus tard, tout le groupe est rassemblé au Collet. Informé discrètement de la mort de Barbas par le brigadier-chef de Taye, d'Audibert en réfère au commandant de Segonzac, lequel demande au 1er escadron de revenir à Retournemer et au 2e de rester au Collet. Devant l'état de fatigue de ses hommes, « impressionnés » par la mort de leurs deux chefs successifs, d'Audibert plaidera pour la relève, dès le lendemain, de son groupe... Ce qu'il apprendra, c'est que le groupe Dunoyer de Segonzac "cadet" n'a pu attaquer « comme prévu, l'ennemi ayant opposé une résistance sur laquelle on ne s'attendait pas ». Il y a eu des pertes. On sait que, ce jour-là, sont morts l'adjudant-chef Albert Benoit, 42 ans, fauché par une rafale d'arme automatique au col du Collet, et Fernand Bourguet, 19 ans, du 1er commando, blessé à mort au col de La Schlucht. Blessé durant ces opérations (tout comme Palao), le brigadier Paul Monod, du 5e escadron, recevra la médaille militaire... Le lendemain, tandis que le capitaine René Mazens prend le commandement du 1er escadron, le 1er groupe est relevé par le 2e et redescend à Gérardmer, où les obsèques de ses quatre morts et celles des trois dragons des deux autres groupes seront célébrées le 7 décembre 1944.

8 décembre 1944 : opération de déminage et de déblayage de l'itinéraire menant au col de La Schlucht depuis Le Collet. Un « déminage long et difficile » compliqué par la couche de neige, note le JMO du 2e RSAR, rejoint par son 2e escadron venu de Gérardmer – il n'a pu, la veille, approcher du col du Louschbach. Le brigadier de dragons Lucien Martin perd une jambe et la vue sur une mine. Ces opérations de dégagement de la route dureront jusqu'au 10 décembre 1944, jour où le général Guillaume, commandant la 3e DIA, ordonne aux spahis du lieutenant-colonel Lecoq de pousser également sur le col du Bonhomme, c'est-à-dire sur l'itinéraire au nord-est de Gérardmer menant, comme par La Schlucht, à Colmar, objectif espéré de ce nouveau mouvement.

12 décembre 1944 : devant La Schlucht, l'état d'épuisement des dragons est tel qu'ils sont relevés, au Collet, par le peloton Buzonnière, tandis qu'à l'inverse, un élément du 3e RD relève le peloton Sauveboeuf à la ferme de Balveurche. 

14 décembre 1944 : c'est le jour où les dragons tarnais du commandant Dunoyer de Segonzac sont chargés d'appuyer l'attaque du I/4e RTT (et du I/7e RTA) pour venir en aide à la compagnie de tirailleurs Lartigau qui, encerclée depuis plusieurs jours, repousse tous les assauts contre l'hôtel du Hohneck. Tandis que les Tunisiens visent et prennent le carrefour du Haut de Falimont, l'escadron Mazens parvient à atteindre à 14 h 30 la Route des crêtes, à 200 m au nord-est du carrefour. Mais il doit bientôt se replier sur la route du Collet à cause du tir de « nombreuses armes automatiques ». Non pas celles des Allemands, mais plutôt celles des tirailleurs, selon le commandant d'Audibert, qui ordonne au capitaine Mazens de remonter sur la route. Trop tard : l'ennemi y est bien installé. La nuit sera donc passée, dans un « froid glacial », dans un bois près du carrefour et dans une baraque du Collet. Le lendemain, « le froid est si intense que les éléments en ligne doivent être relevés toutes les deux heures ». 

Deuxième quinzaine de décembre 1944 : au 3e dragons, dont sept hommes ont été blessés le 17 décembre 1944 en raison d'un tir de minen, le groupe d'Audibert reste en ligne jusqu'au 27 décembre 1944, au Collet, à la ferme de Balveurche, au Parigoutte. Durant cette période, il perd notamment deux sous-officiers blessés lors d'un combat contre une patrouille le 24 décembre 1944, le maréchal des logis-chef Charles Ledeuil et le maréchal des logis Mounet. D'autres éléments du régiment subissent des pertes, comme le cavalier Jean Sirven, grièvement blessé le 23 décembre 1944 dans une reconnaissance sur Grand Valtin (il sera amputé du pied), ou un chef de peloton, l'adjudant François Legrand, touché le 27 devant La Schlucht. Après un ultime accrochage, le 1er GE, dont le capitaine de Tauriac va prendre provisoirement le commandement, est relevé, à 6 h, par le groupe de Gastines et rejoint Plombières. La campagne des Vosges est terminée pour lui. Relevés par le Bataillon Garonne-Dupré, les dragons tarnais partiront le 1er janvier 1945 pour rejoindre Trétudans, dans le Territoire de Belfort, et ne se battront pas à Colmar...

Février 1945  : le 3e régiment de dragons se transforme en 12e régiment de dragons de reconnaissance. Selon le capitaine Guy de Rouville, officier de transmissions du régiment, le général de Lattre n'avait jamais digéré que le Corps franc Bayard se soit baptisé 3e dragons. La scène s'est passée le 26 septembre 1944, au PC de la 1ère armée à Besançon : « J'entends encore, racontera Guy de Rouville, la voix théâtrale du Général : «Comment, le 3e dragons ? Ce régiment qui m'a fait arrêter à Saint-Pons ! Je sais ce que vous avez fait dans le Tarn... Vous serez 12e dragons, mon premier régiment à Colmar». » Le chef d'escadrons puis lieutenant-colonel Dunoyer de Segonzac en conserve le commandement, avec le chef d'escadrons Antoine de Gastines comme commandant en second, et le chef d'escadrons Paul d'Audibert de Lussan, comme adjoint. Une première organisation a permis de constituer quatre escadrons (capitaine Jean de Buttler, avec pour adjoint le capitaine Pierre Hoeffner, capitaine Michel Mare, adjoint : capitaine André Richard, capitaine Henri Sautour, adjoint : capitaine Léon Godinot, capitaine Jean de Hédouville) et un escadron hors rang (capitaine René Mohy). Une seconde a donné au régiment la physionomie définitive : le 1er escadron au capitaine Jean Dunoyer de Segonzac (le frère du chef de corps), le 2e au capitaine Godinot puis au capitaine de Buttler, le 3e au capitaine Richard, le 4e au capitaine Mare, le 5e au capitaine de Hédouville et l'EHR au capitaine Mohy.

20 février 1945 : en position sur le Rhin, Jacques Ferret est tué par une mine anti-char. 

24 février 1945 : le jour où le 3e dragons apprend qu'il est devenu 12e RD, l'unité subit de lourdes pertes à Fessenheim et Blodelsheim : Gaston Drut, 33 ans, tué par mortier, José Manueco, 19 ans, victime d'un obus, André Pujol, 25 ans, et Hubert de Seynes, 21 ans, morts sur une mine. Le lieutenant Delsol est blessé par éclat d'obus. 

Endivisionné dans la 14e DI, le régiment reçoit son drapeau à Paris le 2 avril 1945, passe le Rhin à Kehl fin avril et atteint le lac de Constance.

L'encadrement du Corps franc Bayard/3e dragons/12e dragons ici

Etat des morts du Corps franc Bayard/3e dragons/12e dragons
Capitaine Henry Périé (1er GE), 29 ans, le 26 novembre 1944 ; aspirant Pierre Chauchard (2e GE), 24 ans, le 30 novembre ; sous-lieutenant Gabriel Mahou (2e GE), 37 ans, le 3 décembre ; lieutenant Georges Barbas (1er GE), 27 ans, le 5 décembre. 

Maréchal des logis Hervé Amalric (2e GE), le 3 novembre 1944 ; adjudant-chef Albert Benoit, 42 ans, le 5 décembre ; maréchal des logis-chef Pierre Assemat (2e GE), 21 ans, le 7 décembre ; maréchal des logis André Pujol, 25 ans, le 24 février 1945 ; maréchal des logis Raymond Burais, 28 ans, le 24 avril (accident). 

Paul Ortega, 20 ans, le 25 septembre 1944 ; Pierre Barraud (3e GE), 18 ans, le 26 septembre (blessures) ; Guy Marmier (3e GE), 17 ans, le 26 septembre ; Emile Iche, 25 ans, le 27 septembre ; Heindrich Kiel (section polonaise), 35 ans, le 14 octobre ; Simon Weil (3e GE), 20 ans, le 14 octobre ; Julien Gonzales (3e GE), le 14 octobre ; Marcel Maurel (1er GE), 19 ans, le 31 octobre ; Jacques Bonnescuelle de Lespinois (2e GE), 21 ans, le 1er novembre ; Maurice Castagne, 45 ans, le 1er novembre ; Pierre Latger (2e GE), 18 ans, le 3 novembre ; brigadier Abraham Lifchitz (3e GE), 20 ans, le 22 novembre ; Jacques Bardière, 20 ans, le 25 novembre ; Ernest Marty, 20 ans, le 26 novembre ; Mario Barbagelata (1er GE), 21 ans, le 26 novembre ; brigadier Henri Frauenfelder (1er GE), 34 ans, le 26 novembre ; Léon Arramond (1er GE), 32 ans, le 26 novembre ; Henri Chaput, 23 ans, le 3 décembre ; André Gau, 22 ans, le 3 décembre ; brigadier Jean-Emile Bernard, 21 ans, le 5 décembre ; brigadier Paul de Lavelle de Choulot de Chabaud-Latour (1er GE), 23 ans, le 5 décembre ; Georges Cabrol (1er GE), 20 ans, le 5 décembre ; André Gilet (1er GE), 20 ans, le 5 décembre (selon le ministère des Armées) ; brigadier Fernand Bourguet (3e GE), 19 ans, le 5 décembre ; brigadier André Albert, 19 ans, le 11 décembre ; brigadier Fernand Cormary, 23 ans, le 19 décembre ; André Joly, 20 ans, le 20 février ; André Plouzennec, 30 ans, le 20 février ; Jacques Ferret (1er GE), 17 ans, le 20 février ; Louis Lagarde, 19 ans, le 21 février ; Gaston Drut, 33 ans, le 24 février ; José Manueco, 19 ans, le 24 février ; Hubert de Seynes, 21 ans, le 24 février ; René Ichard, 17 ans, le 27 avril. 

Sources principales : archives du 3e RD et du12e RD. GR 12 P 109. SHD - Les Nouvelles compagnies franches du Tarn (Les). Récit de Robinson. Dessins de Michel Mare. Carnet de route du 12e dragons, 1946 - site Internet sur les maquis de Vabre - site Internet Mémoire des Hommes - JMO du 2e RSAR



samedi 3 mars 2012

Contre-attaque allemande dans la Poche de Dunkerque, 9 avril 1945

Le 9 avril 1945, le II/51e RI du commandant Charevebière de Sal – ex-I/110e RI ou bataillon de marche du 43e RI -, formé à Lille, subissait de lourdes pertes dans la Poche de Dunkerque, à l'occasion d'une contre-offensive ennemie.

Selon Jacques Mordal (« Les poches de l'Atlantique »), ce bataillon est alors en position sur le canal de la Haute-Colme, hormis la 8e compagnie qui renforce le I/51e RI dans la région de Mardyck. L'action du 9 avril s'inscrit dans le cadre de l'opération Blücher menée par les Allemands, qui attaquent sur le canal de Bourbourg, à 1 h 30. La 8e compagnie est capturée presque entièrement, seuls une demi-douzaine d'hommes pouvant rejoindre nos lignes, et la 6e est réduite à la valeur d'une section.
Les victimes du régiment (lieutenant-colonel Le Hagre), recréé le 24 janvier (ou, plus officiellement, le 1er février) par changement de dénomination du 110e RI, que nous avons pu identifier, grâce au site Mémoire des hommes, sont les suivantes :
. le 9 avril, Pierre Albagnac, né à Herin (59), « non mort pour la France » à Cassel, de suite de blessures ;
. le 10, Moise Arco, né en 1923 à Roubaix (59), tué au moulin de Spycker ;
. Pierre Mazereuw, né en 1925 à Lille (59), tué au moulin de Spycker ;
. Edmond Demaret, né en 1924 à Calais (62), tué à Spycker ;
. Roger Peinremboom, né en 1925 à Lille (59), tué à Spycker ;
. Robert Six, né en 1923 dans le Nord, tué à Dunkerque ;
. Albert Steenkiste, né en 1919 dans le Nord, tué à Spycker ;
. Jean Vincent, né en 1927 dans le Nord, tué le 10 mai (sic) 1945, à Spycker…

Un autre régiment intervient lors de ce combat : c'est le 33e RI du colonel Gros. Selon plusieurs articles de presse, ce corps contre-attaque, à 17 h, les Allemands occupant la distillerie et la ferme de Stévenot, au pont de Spycker, y perdant, au cours d’une bataille qui a duré cinq heures, 33 tués.
Qui sont les victimes du 33e ? L’aumônier Jean de Beco, né en 1913 dans le Nord, ancien FTPF, mort le 11 avril à Dunkerque ; mais aussi : 
. Badora Wladislaw, né en 1923 en Pologne, du II/33e, mort le 11 avril à Spyecker ;
. Bailleul Cyrille, né en 1925 à Lille, FFI (sic – pas de numéro d’unité), le 10 avril à Dunkerque ;
. Callewaert Roger, né en 1905 dans le Nord, du II/33e, le 15 avril à Bronkerque ;
. Casteur Jean, né en 1922 dans le Nord, du II/33e, le 15 avril à Dunkerque ;
. Cateau Emile, né en 1920 à Marcq-en-Bareuil, du II/33e, le 16 avril à Dunkerque ;
. Claessens Alphonse, né le 18 décembre 1929 à Orchies (59), le 30 avril à Spycher (il avait donc 15 ans et cinq mois) ;
. Decottignies Pierre, né en 1925 à Lille, le 16 avril à Spycker des suites de blessures ;
. Delaliau Léon, né en 1920 à Neux-les-Mines, le 11 avril à Spycker .
. Delbar Henri, né en 1925 à Tourcoing, mort le 16 avril  de blessures ;
. Deleglise Pierre, né en 1922 dans le Nord, le 14 avril à Mardyck ;
. Duhamel Albertin, né en 1910 dans le Nord, le 15 avril des suites de blessures ;
. Dujardin Gilbert, né en 1926 à Lille, le 11 avril ;
. Hendrick Gilbert, né en 1926 à Lille, le 11 avril à Spycker ;
. Letot René, né en 1924, le 11 avril dans le Nord ;
. Liard Jules, né en 1923 à Merville (59), le 11 avril à la ferme Vanherseck, des suites de blessures ;
. Marechal Georges, né en 1926 à Lille, le 12 avril à Rosendaël ;
. Motte Gilbert, né en 1925 à Marcq-en-Bareuil, le 10 avril à Loon Plage des suites de blessures ;
. Sinsoillier Robert, né en 1921, le 11 avril ;
. Watras Stanislas, né en 1927 dans le Nord, le 11 avril des suites de blessures.

samedi 14 janvier 2012

Les hussards FFI

Parmi les maquis, il s'en est trouvé certains qui ont repris les traditions d'unités de cavalerie. Certes, à de rares exceptions, ils n'étaient pas motorisés, mais bien souvent, l'origine de leur chef ou d'une partie de son encadrement les a rangés dans cette arme. C'est ainsi parce que Narcisse Geyer, alias commandant « Thivollet », était jusqu'en 1942 maréchal des logis dans le 11e cuirassiers, que les FFI du Vercors placés sous ses ordres ont été embrigadés dans un 11e régiment de cuirassiers FFI... D'ailleurs, ceux-ci étaient organisés, non pas en compagnies, mais en escadrons, à compter du 13 juillet 1944. Des escadrons dont les hommes ont combattu en fait comme fantassins. Nous allons ouvrir un tour d'horizon des régiments de cavalerie métropolitaine reconstitués à partir des unités FFI en nous intéressant aux régiments de hussards. Le 1er hussards (lieutenant-colonel Goetz) est le régiment de cavalerie de la 25e DI du général Chomel (formée à partir de la Brigade Charles-Martel). Il existe officiellement depuis le 1er avril 1945 et s'articule autour de deux groupes d'escadrons :

. le 1er du chef d'escadrons Raoul de Praingy est issu du bataillon Patriarche ou 4e bataillon FFI de la Haute-Vienne. Avant son intégration dans le régiment, ce groupe a perdu quatre tués et sept blessés.

. le 2e, aux ordres du capitaine puis commandant de Rochecouste, provient du II/135e RI FFI (7e bataillon du Maine-et-Loire).

Au total, le 1er RH, dont le chef d'escadrons de Praingy est le commandant en second, et le chef d'escadrons de Rochecouste chef du train régimentaire, compte 902 hommes originaires de Haute-Vienne, de Loire-Inférieure et du Maine-et-Loire. Il a également accueilli en son sein l'escadron du lieutenant Delong, du 1er régiment de France, passé au 8e cuirs (Delong commandera le 1er escadron du 1er RH).

Le 2e hussards (lieutenant-colonel Marc O'Neil) renaît officiellement le 1er février 1945 (mais en fait dès le 19 décembre 1944) par changement d'appellation du 1er régiment de cavalerie de Bigorre, formé à Tarbes à partir de l'escadron Roussat du Corps-franc de la Montagne noire. En garnison au quartier Larrey à Tarbes, le 2e RH reçoit également des cavaliers du Charolais (Saône-et-Loire) et du maquis de Lorris (Loiret). Il sera en occupation dans le Pays de Bade à l'automne 1945. L'écrivain Roger Nimier a servi dans ses rangs. Parmi ses officiers, citons les capitaines de Kerautren, de Boisfleury, de Pimodan, le lieutenant de Séze.

Le 3e hussards (lieutenant-colonel Henri de Montferrand puis colonel Paul Nérot, dit « Aubusson ») est recréé le 20 janvier 1945 à Nancy. Il accueille en son sein des volontaires de la 20e région militaire, notamment du bataillon de marche III/20 (issu du maquis de Ranzey, Meurthe-et-Moselle) du chef d'escadrons Hurstel, qui devient chef d'état-major du régiment (ce bataillon, qui a pris part à la défense de Strasbourg, forme les 1er et 2e escadrons). On signale également la présence de Vosgiens (issus du bataillon de marche 22/20) et de 135 Alsaciens-Lorrains déserteurs de la Wehrmacht et servant au 5e régiment de cuirassiers. Quant à son 4e escadron (capitaine Delplanque), il provient du 1er groupe d'escadrons du 3e hussards FFI ou escadron Marcus (FFI du Tarn-et-Garonne), qui s'est battu avec la 1ère Armée française au sein de la Division légère du Toulouse. Le 3e RH est cantonné à la caserne Donop à Nancy puis à Lunéville. Ses escadrons sont aux ordres respectifs du lieutenant Deltorbe, du capitaine Schoffit (puis du capitaine Merlivat), du lieutenant René Martin, du capitaine Delplanque (puis du capitaine Vichard) et du lieutenant Etendorf,

Le 4e hussards est placé sous les ordres du colonel Reboul. Il a été recréé le 15 février 1945 et cantonné à Rambouillet, en région parisienne.

samedi 10 décembre 2011

Les FFI dans l'offensive de l'armée de Lattre (2)

(Photo L. Fontaine). 



3-5 décembre 1944 : les opérations dans le secteur de Bourbach sont toujours particulièrement meurtrières pour les unités de l’armée française, et notamment celles issues des FFI.
On relève ainsi, parmi les victimes, au Régiment de Bourgogne, les noms de :
. Jacques Balureau, né en 1927 à Paris, le 4 décembre 1944 à Bourbach-le-Bas (présumé tué) ;
. Robert Billa, né en 1926 à Paris, le 3 à Bourbach-le-Haut (par balles) ;
. Louis Borlot, né en 1915 à Mantoche (70), le 4 à Bourbach-le-Haut ;
. Bui Van Phach (1er bataillon), le 5 à Bourbach-le-Haut (par éclats d’obus) ;
. Louis Morlot, le 4 à Bourbach-le-Haut ;
Au Commando de Cluny, ceux de :
. Claude Boutillon, né en 1908 en Saône-et-Loire, le 3 décembre 1944 à Bourbach-le-Bas (éclats de mortier) ;
. Aimé Ferry, né en 1902 au Val-d’Ajol, le 3 à Bourbach-le-Bas (mortier) ; 
. Robert Zahner, né en 1927 à Mandeure (25), le 3 à Bourbach-le-Bas ;
. Fernand Halftermeyer, né en 1922 dans le Bas-Rhin, le 3 à Bourbach-le-Bas (par obus).
. Pierre Grard, né en 1919 dans le Nord, tué le 3 à Bourbach-le-Bas.
Les autres victimes du commando durant ce mois de décembre 1944 sont : Raymond Bellesme, né en 1926 au Creusot, décédé le 16 décembre 1944 à Thann ; Jean Bouilloux, né en 1922 à Pont-de-Vaux, mort le 25 décembre 1944 à Etueffont-Bas des suites de blessures ; André Ciurletti, né en 1925 à Lyon, mort le 24 décembre 1944 à Thann ; Fernand Dutartre, né en 1924 en Saône-et-Loire, tué le 20 décembre 1944 à Thann ; Léon Fromain, né en 1920 en Saône-et-Loire, tué le 27 décembre 1944 à Thann par éclats de mortier ; Louis Igier, né en 1925 à Revigny (Meuse), tué par l’explosion d’une mine le 7 décembre 1944 à Bourbach ; Nicolas Klipfel, né en 1918 en Alsace, tué par éclat d’obus le 24 décembre 1944 à Thann ; Ernest Pfister, né en 1921 en Alsace, mort des suites de blessures le 25 décembre 1944 à Etueffont...

7 décembre 1944 : Georges Nicolle, né en 1922 à Auxerre, tireur au Piat au 1er Régiment de volontaires de l’Yonne, est tué en attaquant un char Tiger à l’entrée de Michelbach. Le régiment y perd en quelques heures 23 tués et 40 blessés. Parmi les morts :
. Jacques Bonnet, né en 1922 dans l’Aisne (tué par une mine),
. Marcel Bouleque, né en 1921 à Pluvault (Côte-d’Or),
. sans doute Auguste Derveloy, né en 1908 à Montbard (21),
. Julien Loyer, né en 1922 dans le Pas-de-Calais (par éclat d’obus),
. Robert Roberdeau, né en 1923 en Seine-et-Marne (par éclat d’obus),
. Robert Solmon, né en 1924 dans l’Eure (par éclat d’obus),
. et l’aspirant Victor Vautier, né en 1904 dans la Seine (par éclat d’obus).
Autre soldat du 1er RVY tué ce jour-là, Maxime Nadin, né en 1920 dans l’Yonne (tombé à Guevenheim, tout comme le commandant Maurice Charpy, né en 1891 dans l'Yonne, chef de bataillon au sein de ce régiment).

7 décembre 1944 : le Commando de Cluny se bat à Rammersmatt.

9-10 décembre 1944 : avec le 3e escadron du 3e RSM, le Commando de Cluny participe à la prise de la position fortifiée de Kurrenbourg.
Le 9, Marcel Dagneaux, du 1er régiment du Morvan, né en novembre 1926 en Côte-d’Or, est tué à Ranspach.

Mi-décembre 1944, les opérations sur le front vosgien, où l'ennemi est solidement accroché, connaissent un net ralentissement. Ce qui n'empêche pas de nouvelles pertes pour ces unités FFI. Mais ce n'est qu'un répit, car bientôt, début janvier 1945, interviendra, en Alsace, une contre-offensive allemande du côté de Strasbourg, avant le déclenchement de la bataille de la poche de Colmar. Mais ceci est une autre histoire.

mardi 8 novembre 2011

Les FFI dans l'offensive de l'armée de Lattre (1)


(Photo L. Fontaine). 



Le 14 novembre 1944, la 1ère Armée française lançait son offensive qui permettra, assez rapidement, de libérer les villes de Mulhouse, Montbéliard, Gérardmer, Belfort… Pour la majorité des unités d'origine FFI qui viennent de lui être rattachées, ce sera le réel baptême du feu. Il sera particulièrement meurtrier.
Cet article n’a d’autre ambition que de rendre hommage à ces volontaires, dont certains n’avaient que 16 ans et qui ont payé de leur sang cette victoire. Il se base sur nos recherches personnelles, complétées par les fiches des soldats morts pour la France consultables sur le site « Mémoire des hommes » (MdH) du ministère de la Défense.
Il s’arrête à la mi-décembre 1944, lorsque le front se stabilise, pour un mois, devant la Poche de Colmar, et ne tient pas compte des victimes qui, anciens FFI, servaient dans les unités dites régulières (9e division d’infanterie coloniale, 1ère division de marche d’infanterie, etc.)


15 novembre 1944: le Régiment de Bourgogne (commandant René Alizon, dit Guy), constitué de FFI de Côte-d’Or, subit de lourdes pertes en accompagnant la 2e division d’infanterie marocaine dans son attaque. Le 15, il perd notamment, dans le secteur entre Montenois et Sainte-Marie (Doubs), non loin de Montbéliard : le lieutenant André Radouan, né en 1919 à Til-Chatel (21) ; Bernard Aubrun, né en 1928 à Vougeot (21) ; Roger Blanc, né en 1921 en Isère (2e bataillon) ; Charles Boley, né en 1923 en Haute-Saône ; Georges Chaudot, né en 1918 en Saône-et-Loire ; Fioravante De Battisti, né en 1925 en Côte-d’Or, et Robert Delcourt, né en 1923 dans l’Aube ; Albert Deschamps, né en 1926 en Côte-d’Or ; Paul Kosmideck ; René Lapierre, né en 1903 en Seine-et-Marne ; Jacques Laveau, né en 1928 à Chemilly ; Jean Ducornet, né en 1924 à Til-Chatel (21) ; François Petit, né en 1919 en Côte-d’Or ; Jean Salin, né en 1923 en Côte-d’Or ; André Melh, né en 1927 à Dijon…
Au total, pour le seul mois de novembre 1944, « Mémoire des hommes » recense 51 victimes appartenant au Régiment de Bourgogne, parmi lesquels :
. le 16 novembre 1944, à Onans (Doubs) : Pierre Balivet, né en 1922 à Dijon, 1er bataillon ; Adouma Diouf, né en 1914 au Sénégal, mort des suites de blessures ; Pierre Soria, né en 1925 en Côte-d’Or  ; Roger Rousselet, né en 1925 en Côte-d’Or ; à Villersexel, Guy Marchi, né en 1925 en Côte-d’Or…
. le 17 novembre 1944 : Alexis Baratin, né en 1922 à Soulou-la-Chapelle (21), tué à Levernois (par balles à la tête et à l’épaule droite)…
. le 18, à Chagey, Antoine Lloret Carrasco, né en 1924 en Espagne, et Gilbert Paquet, né en août 1928 à Dijon (donc âgé de 16 ans et trois mois) ;
. le 19 novembre 1944, au fort du Mont-Vaudois (commune d’Héricourt, Haute-Saône) : Louis Arnout, né à Hûmes (52) en 1923 ; Hubert Baudson, né en 1924 à Dijon ; Gabriel Millot, né en 1924 à Dijon ; René Sepot, né en 1925 en Côte-d’Or ;
. le 22, meurt à Besançon Louis Charpy, né en 1923 en Côte-d’Or ; le 24, à Danjoutin, Leonce Hebert, né en 1924 à Neuilly-sur-Marne, et à Besançon (des suites de blessures), Georges Jambon, né en 1923 en Côte-d’Or.

14 novembre 1944 : le 3e bataillon (commandant Paul Cosson) du Régiment d’Auvergne appuie le 6e RIC lors de la conquête d’Ecot. Il déplore seize tués au cours de la journée. Une équipe de ravitaillement est capturée et ses hommes exécutés le 15 novembre 1944 : le sergent-chef Sotero Martin, né en 1917 en Espagne ; Faivre ; Georges Meyer, né en 1923 en Alsace ; Jean Coton, né en 1922 à Moulins ; Jan Wysocki, né en 1925 en Pologne ; le FFI François Boulon, né à Saint-Etienne en 1924. Le 17 novembre 1944, le 2e bataillon entre dans Voujeaucourt, et le 3e arrive le soir sur les hauteurs de Valentigney.
Les victimes du régiment durant ces opérations sont :
. le 14 novembre 1944, à Ecot : Jean Cardon, né en 1906 en Haute-Saône ; Gilbert Cluzel, né en 1920 dans le Puy-de-Dôme ; Maurice Jans, né en 1920 à Paris ; Pierre Pelissier, né en 1923 à Moulins ; Paul Philippe, né en 1925 à Paris ; Robert Pinaud, né en 1922 à Bichy ; Edmond Romeuf ; Charles Dozières, né en 1920 à Ay (Marne) ; Joseph Paris, né en 1915 à Jussey ; Antoine Rodier, né en 1922 à Toulon ; Jean Roussel, né en 1925 à Arcis-sur-Aube ;
. le 15 novembre 1944 : Raymond Dumont, né en 1922 en Haute-Saône, tombé dans la forêt des Grands-Bois à Dambelin, d’une balle dans le dos ; Léon Moury, né en 1911 à Clermont-Ferrand, tué par balle à Villars-sur-Ecot ;
. le 16 novembre 1944 : Pierre Bouysse, né en 1924 dans le Cantal, des suites de blessures ;
. le 18 novembre 1944 : Jean Jarrige, né en 1922 à Clermont-Ferrand, mort à Pont-de-Roide de suites de blessures ; Louis Jarre, né en 1925 dans la Nièvre, décédé à Dambelin ; Guy Luminet, né en octobre 1926 dans l’Allier, victime d'une mine à Dambelin ; Ange Sisti, tué par mine à Lomont ;
. le 19, Jean Saby, né en 1921 dans la Loire ;
. le 25, Eugène Sarron, né en 1914 à Valdahon, mort des suites de blessures…

17-22 novembre 1944 : appartenant au groupement Molle, le Commando de Cluny (commandant Bazot, dit Laurent ; FFI de Saône-et-Loire) libère Faymont le 17 ; le lendemain, il traverse Courmont, Belleverne, Etobon, Chenebier, et le 19, tandis que la 2e compagnie (lieutenant Prost) empêche le pont du canal, à Frahier, de sauter, la 4e compagnie s’empare du bassin-réservoir de la Lisaine (ainsi, selon une autre source, que du village d’Echevannes). Au 22 novembre 1944, il a perdu 19 tués, dont Jean Boisseau, né en 1905 à Tournus, et Marcel Gaillot, né en 1921 à Worms, tués le 19 à Frahier : André Burtin, né en 1924 à Lyon, Jacques Charvet, né en 1924 à Simandre-les-Ormes, Antonio Gardin, né en 1926 à Montceau-les-Mines, tués le 18 à Chenebier…

18 novembre 1944 : le 3e bataillon du 1er Régiment de volontaires de l’Yonne (commandant Jacques Adam, dit Roger) attaque la forêt de Chérimont. La 8e compagnie (capitaine Poirier, dit Jacques), issue du maquis Henri-Bourgogne, entre dans Etobon, la 9e (lieutenant Mirandel) est à Frédéric-Fontaine. Le 25, un bataillon du 1er RVY, accompagnant le 5e RTM, occupe Bourogne, Charmois et Echene-Autrage, puis le 26 Montreux-Château, et le 27 Chavanne-sur-Etangs.

19 novembre 1944 : le 2e escadron (capitaine Billet) du groupe d’escadrons du Jura (ou 1er bataillon du 1er régiment de Franche-Comté, capitaine Pierre Patoor) entre dans Gérardmer (Vosges). Selon le général de Lattre, c’est le 20 que le 3e bataillon du 1er Régiment de Franche-Comté et le bataillon Marc de l’Aveyron (II/51e RI FFI) pénètrent dans la ville martyre avec le 2e RSAR.

20 novembre 1944 : rattaché au Groupe de commandos d’Afrique, le Groupe de commandos de Provence (commandant de Courson de Villeneuve ; FFI des Bouches-du-Rhône), prenant part aux opérations de la libération de Belfort, occupe le poste de Valdoie.
Le même jour, la section de l’adjudant Jeannot (Corps franc Pommiès, commandant André Pommiès ; FFI de la Région 4), qui sera blessé le 21 novembre 1944, est accrochée à Travexin : Jean Luquet (né en 1924 dans les Basses-Pyrénées) et Jean Counil (né en 1910 en Corrèze) sont tués.

21 novembre 1944 : le 2e escadron (capitaine Jury) du 11e cuirassiers (commandant Geyer, dit Thivollet ; FFI de l’Isère) perd trois tués entre Auxelles-Bas et Giromagny : Pierre Chevallard, né en 1913 dans la Loire, aumônier (mort le 22), le sous-lieutenant Charvier et le jeune Jean Neel, 16 ans (né à Bellegarde-en-Forez, mort le 20). Le 23, le capitaine Jury est blessé à Rougegoutte, et remplacé par le capitaine Lallemand.
Durant cette période, le 11e cuirs perd également : Raymond Baudoin, né en 1924 dans la Drôme (mort le 24 dans un hôpital de campagne, des suites de blessures), François Blanchin, né en 1924 dans la Loire (tué le 23, à Roye, par éclat d’obus), Paul Calandry (2e escadron), né en 1923 à Villeurbanne (le 22 à Vescemont), Robert Chaussedent (2e escadron), né en 1925 à Lyon (le 29, à Masevaux), Louis Delbos, né en 1923 à Vienne (le 22, à Rougegoutte, d’une balle à la tête), Luc Devillon, né en 1924 à Lyon (le 22, à Vescemont, par balle), Jacques de Leeuw, né en 1925 à Paris (le 29, à Giromagny, des suites de blessures), Raymond Razaire, né en 1924 à Oullins, dans le Rhône (le 23, par éclat d’obus), Georges Rouzaud, né en 1922 en Haute-Loire (le 22 à Rougegoutte, par balle), André Thieulle, né en 1921 à Laon (le 22 à Vescemont) et André Vincent, né en 1923 dans la Drôme (le 23, par éclat d’obus).

Le même jour, la 3e compagnie (Navarro) du I/CFP arrache la dernière portion de Ramonchamp. Le 22, la 2e compagnie (capitaine Souchet) perd deux tués à La Chapelle, dont l’aspirant Jean Leclercq, né à Creil en 1919, tué par balle à La Fontaine du Haut-de-Grandmont, et sans doute Marcel Brandely (2e bataillon), né en 1923 en Corrèze, tué le 22 par balle à La Chapelle du Haut-de-Grandmont. Le 22, le CFP attaque Le Thillot. L’action lui coûte environ 40 tués, blessés ou disparus.

22 novembre 1944 : de violents combats dans le secteur de Travexin coûtent cinq tués au Corps franc Pommiès : Pierre Bie, né en 1923 dans le Gers, Victor Guimbert, Robert Larrieu, né en 1926 à Pau, Jean Brouchin, né en 1920 à Dax, mort le 23, et Jean-Louis Taillefer, né à Pau en 1927, mort le 23 ; sept blessés et sept disparus.

23 novembre 1944 : le capitaine Jean Figuères, commandant la compagnie Verdun, bataillon Strasbourg de la Brigade Alsace-Lorraine (colonel André Malraux, dit Berger, et lieutenant-colonel Pierre Jacquot), est tué en Alsace. Les autres victimes de la brigade  durant ces opérations - marquées par sa participation, aux côtés de la 5e DB, à la prise de Dannemarie (26-27 novembre 1944) - sont : l’adjudant Albert Boullenger, né en 1915 dans l’Eure, tué le 27 à Ballersdorf ; le sergent Lucien Brisbois, né en 1922 dans le Bas-Rhin, décédé le 26 à Altkirch ; René Cosse, né en 1926 en Dordogne, mort le 25 à Altkirch ; Ahmed Douida, né en 1925 en Moselle, tué le 27 par éclats d’obus ; Albert Essner, né en 1924 à Belfort, mort le 7 décembre 1944 à Besançon des suites de blessures ; le caporal-chef Raymond Hell, né en 1919 dans le Haut-Rhin, décédé le 27 à Courtelevant-Dannemarie (par éclats d’obus) ; André Hivert, né en 1927 en Dordogne, tombé le 26 à Ballersdorf ; Paul Knoerr, né en 1925 à Nancy, tué le 27 à Ballersdorf ; Augustin Morgenthaler, né en 1921 à Strasbourg, mort le 26 à Ballersdorf ; le lieutenant Julien Streiff, né en 1914 en Moselle, décédé le 13 décembre 1944 à Obernai des suites de blessures. Parmi les autres tués de la brigade, entre le 23 et le 28 novembre 1944 : le chasseur Henri Zundel, né en 1924 à Thann, décédé le 26 dans le Haut-Rhin.

Dans la nuit, le Groupe de commandos Vigan-Braquet franchit la Savoureuse vers Dambenois (Territoire de Belfort). Une patrouille est accrochée et perd dix hommes (témoignage du sous-lieutenant Antoine Cadé). Parmi les victimes, Roger Dornier, né en 1919 à Tours, Marcel Langle, né en 1924, également en Indre-et-Loire, et Pierre-François Métivier. Tous sont des anciens du Corps-franc d’Indre-et-Loire versé au groupe Vigan-Braquet.

24 novembre 1944 : le 1er régiment du Morvan subit de lourdes pertes lors de l’attaque, par le 1er bataillon, de la Grange du Harderet, à Château-Lambert, commune du Haut-du-Them (Haute-Saône). Les pertes sont lourdes : la 2e compagnie déplore dix tués, dont le lieutenant Claude Yver de la la Bruchollerie, né en 1917 à Paris, secrétaire-général de la préfecture de l’Yonne. Le révérend-père Jean-Pierre Klein, né en 1897 à Paris, aumônier de l’école polytechnique, trouve également la mort dans ce combat (en allant cherchant des blessés), et le médecin Pierre Scherrer est blessé. Le lendemain, le lieutenant-colonel Sadoul est grièvement touché dans une embuscade.
Le régiment perd également, ce 24 novembre 1944 : Gilbert Boite, né en 1926 à Nemours, tué à la Tête des Neuf-Bois à Servance (par mine) ; André Cherbuy, né en 1921 à Auxerre, tué à Château-Lambert ; Serge Dufour, né en 1920 en Seine-et-Marne, tué à Servance ; André Guillard, né à Auxerre en 1925, mort en Haute-Saône (pas de régiment indiqué) ; Pierre Hissard, né en 1924 à Auxerre, tué à Château-Lambert ; Marcel Jolibois, né en 1921 dans l’Yonne, tué à Château-Lambert ; Jean Michault, né en 1923 dans l’Yonne, mort ce jour à Lure des suites de blessures ; Guy Pelletier, né en 1925 dans le Loiret, tué par balle à la Grande Goutte (pas de régiment indiqué).

Le même jour, le 152e RI (ex-régiment d’Auvergne depuis le 21 novembre 1944) opère aux abords de la centrale électrique de Seppois. Le lieutenant-colonel Erulin est blessé, il est remplacé par le commandant Mairal, et le capitaine Thebaut est blessé, le lieutenant Ravel lui succédant à la tête de la 3e compagnie.

Toujours le 24, la Brigade légère du Languedoc épaule le II/6e RIC lors du dégagement de la RD 24, entre Réchesy et Pfatterhouse.

25 novembre 1944 : 

. La Brigade légère du Languedoc gagne Saint-Louis. Marceau Dubois, né en 1905 à Carcassonne, est tué.

. Au Groupe mobile d'Alsace (GMA), Pierre de Bazillac, né en 1920 en Seine-et-Oise, meurt le 25 novembre 1944 de suites de blessures, et Walter Roll, né en 1915 dans le Haut-Rhin, tombe le même jour à Seppois-le-Bas.

26-28 novembre 1944 : débarqué le 25 à Vescemont, près de Belfort, le bataillon Janson de Sailly (futur 2e bataillon de choc), qui renforce la brigade de choc Gambiez, se lance de lui-même à l’assaut des résistances de Masevaux. Les combats dans la cité lui coûteront 27 tués, et au total, durant ces opérations, 45.
Les victimes connues sont : Gilbert Bouillet, né en 1925 à Paris ; Jacques Davril, né en 1924 à Paris ; Alain Evette, né en 1924 à Paris ; Raymond Lindland, né en 1925 à Paris ; Philippe Paget, né en 1923 à Paris ; Régis Perouse de Montclos, né à Amiens en 1923 ; Patrice Wacrenier, né en 1927 en Belgique ; et sans doute, toujours à Masevaux, Jean Gonthier, né en 1922 à Paris ; François Leiris, né en 1924 à Paris ; Bertrand Metzinger, né en 1926 à Paris ; Bernard Munier, né en 1921 en Guinée ; André Pasquier, né en 1926 dans la Seine ; Martin Porchaire, né en 1912 à Paris. Les anciens du 2e choc se rappellent également de Pierre Le Floch (4e compagnie) et Jacques Blindel. Quant à Jacques Barot, né en 1924 à Boulogne-sur-Seine, il meurt le 29 novembre 1944 à Giromagny, des suites de blessures.

26 novembre 1944 : le I/152e RI supporte le poids d’une contre-attaque allemande dans le secteur de Réchesy (perdue, la centrale de Seppois est finalement reconquise). Au 26, les pertes du bataillon sont lourdes : il déplore 18 tués, dont le capitaine Lucien Chainas (2e compagnie), le lieutenant André Ravel (3e compagnie), cinq disparus et 51 blessés (dont le capitaine Tardivat, de la CA, et le sous-lieutenant Fauconnier, de la CA). De son côté, la 6e compagnie du II/152e, composée de volontaires de la région de Brioude (Haute-Loire), est surprise par une action allemande dans le bois de l’Oberwald. Le capitaine Gues est tué (le capitaine Fraisse, qui est blessé, lui succède), ainsi qu’une jeune infirmière, mademoiselle Nirouet. Au total, ce jour-là, le 15-2 déplore 44 tués, 170 blessés, douze disparus. Parmi les tués, figure Claude Berçot, 16 ans et demi, de Valentigney.
Les tués du I/152e RI : sergent Léon Monteil (1ère cie), né en 1920 à Champagnac-les-Mines (15) ; 1ère classe H. Vanieras (1ère cie) ; 2e classe Jean Charrier (1ère cie) ; capitaine Léon Chainas (2e cie), né en 1907 en Algérie ; 2e classe Mohamed ben Djelloul (2e cie) (exécuté selon « Mémoire des hommes ») ; lieutenant André Ravel (3e cie), né en 1919 à Paris ; adjudant-chef Eugène Sarron (3e cie), né en 1924 à Valdahon (Doubs) ; caporal-chef Pierre Chaillet (3e cie), né en 1923 dans le Haut-Rhin ; 2e classe Adrien Leottier (3e cie) – ou Lioter, né en 1925 dans le Puy-de-Dôme ; Julien Chrzanowsky (3e cie), né en 1926 à Perignat-lès-Sarlière ; Hippolyte Antoine (3e cie), né en 1925 en Lozère ; Robert Galmiche (3e cie), né en 1925 à Nancy ; Jean Ceyroux (3e cie) ; sergent Georges Pinault (CA), né en 1922 à Bourges ; 2e classe Marcel Marchand (CA), né le 6 juillet 1927 à Mathay (Doubs) ; 2e classe Jean Girard (CA), né en 1925 à Clermont-Ferrand ; Claude Berçot (CA), 16 ans et demi, de Valentigney ; Fernand Frugier (CB).
Les tués du II/152e RI : Etienne Ety, par éclat d’obus (c'est le capitaine Gues) ; André Hertz, né en 1912 dans le Bas-Rhin ; Ginette Nirouet, née en 1926 à Paris.
Les autres victimes du régiment sont les suivantes, une partie devant appartenir à la 6e compagnie qui a perdu onze tués : Alamigeon Pierre, né en 1920 en Charente, par éclat d’obus au côté droit ; Argiolas Louis, né en 1925 dans l’Hérault, à Guerchwiller ; Berault Roger, né en 1919 dans le Loiret, par EO (sic) au genou et balle dans la tête ; Bonnet Jean, né en 1918 dans l’Aude, par éclat d’obus ; Bresson Baptiste, né en 1925 à Saint-Julien-des-Chazes (43) ; Capelli Pierre, né en 1922 en Italie ; Duponteilh Henri, né en 1906 à Paris ; Fontgarnand Albert, né en 1924 à Vaumas (03) ; Forestier Jean ; Fourneyron Marcel, né en 1922 à Aurec-sur-Loire ; Laborde Lucien, né en 1920 à Seuillet (03) ; Longris Jules, né en 1921 en Belgique ; Lyon Roger, né en 1924 à Monistrol d’Allier ; Misson Yves, né en 1921 à Paris ; Mohamed ben Ali, né en 1914 au Maroc ; Moignoux Jean, né en 1924 à Roanne ; Monticone André, né en 1919 à Paris ; Pinault Georges, né en 1922 à Bourges ; Perrichon Roger  ; Peyron Jean, né en 1923 ; Souillat Emile, né en 1910 à Neuilly-le-Real (03). Ce sont donc 42 victimes qui ont pu être identifiées. La liste réactualisée des fantassins du 15-2 tombés le 26 novembre 1944 est à lire ici


28 novembre 1944 : dans la nuit du 28 au 29, dans le froid et sur la neige, le groupe de commandos du Corps franc Pommiès prend le sommet du Petit-Drumont (1 208 m). Les 1er et 2e bataillons conserveront la position, malgré une contre-attaque allemande (le 30).
Originaire du Thillot, Jean-Paul Sac, né le 14 décembre 1927 à Mulhouse, est tué en guidant une patrouille du CFP
Le 29, au Drumont, un tir de 88 tue le capitaine Louis Françot, né en Côte-d’Or en 1911, et le lieutenant Raslovleff.


29 et 30 novembre 1944 : le 2e bataillon de la Brigade légère du Languedoc attaque Village-Neuf avec le I/6e RIC. Le 1er décembre 1944, il occupe Huningue et atteint le Rhin. Durant ces combats, la brigade a perdu huit tués dont le sous-lieutenant Jean-Pierre Douzou, né à Millau (Aveyron) en 1919, chef de section du II/80e, et le soldat Manuel Soller, âgé de 17 ans. Dès lors, la brigade, qui devient 80e RI ou 1er régiment du Languedoc le 8 janvier 1945, assure la garde du fleuve dans le secteur de Saint-Louis.

30 novembre - 1er décembre 1944 : le 2e bataillon (commandant Gustave Lhermite) du Régiment de marche Corrèze-Limousin (rattaché à la 2e DIM), bataillon formé en Haute-Vienne, se bat au corps à corps à Bourbach-le-Bas et sur la côte 475. Il y laisse 23 tués ; la section Delage, qui s’est battue jusqu’aux dernières munitions, est faite prisonnière. Au total, le II/RMCL aurait déploré, durant quatre jours, 153 tués, blessés et disparus. Les morts identifiés : Armand Barrière, né en 1923 en Haute-Vienne ; Auguste Bernhard, né en 1918 en Allemagne ; Marcel Bertrand, né en 1922 en Mosellee ; Jean Frugier, né en 1924 en Haute-Vienne ; Robert Jannicot, né en 1923 Ambazac ; Roger Lamonge  ; Edmond Legrand ; Charles Lelorrain, né en 1923 en Moselle ; René Lelorrain, né en 1925 en Moselle ; Maurice Marbach ; Marcel Perichon, né en 1923 à Ambazac ; Joseph Roulhac, né en 1924 en Haute-Vienne ; Abel Teulier, né en 1922 à Ambazac.

Le 30, la 4e compagnie (dite compagnie de Sens, capitaine Jean Ferry) du bataillon Bayard (commandant Guiller, alias « Robert », composé de FFI de Côte-d’Or) progresse depuis Masevaux puis Bourbach-le-Haut le long de la route Joffre. La section Delhoste est accrochée à hauteur de la ferme de la Boutique (source : Jean Peretti, Rhin-et-Danube). Trois hommes sont tués : le caporal Albert Monneret, né en 1921 à Paris, le caporal Gaston Bernard, né en 1926 à Sens et Robert Fougereux, né en 1925 à Auxerre, tous trois par balle.

Toujours le 30, toujours dans ce secteur de Sentheim, Bourbach-le-Bas, forêt d’Aichwald, le Régiment de Bourgogne est particulièrement éprouvé. Meurent ce jour-là : le sergent Roger Bergeron (7e compagnie), né en 1914 dans l’Ain, à Senthein ; Guy Boffy (7e compagnie), né en 1928 à Conchey (21), à Sentheim Bourbach ; Jean Briot, né en 1924 à Crenay (52), à Sentheim Bourbach ; Theophile Bytowski, à Aichwald ; Bernard Corneaux, né en 1926 en Côte-d’Or, à Sentheim ; Roland Coudrier (CA 2), né en 1923 à Auxonne (21), à Aichwald ; Georges Devot (CA 2), né en 1922 à Pontailler (21), à Bourbach-le-Bas ; Pierre Gaillard (CA 2), né en 1927 à Dijon, à Bourbach, forêt d’Aichwald ; Maurice Garnier (7e compagnie), né en 1922 en Côte-d’Or ; le lieutenant Robert Heltrich (7e compagnie), à Sentheim Bourbach ; le sous-lieutenant Pierre Jeanson (7e compagnie), né à Roches-sur-Marne (52) en 1920, à Seintheim Bourbach ; le lieutenant René Mazzolini (7e compagnie), né en 1907 en Saône-et-Loire, à Sentheim Bourbach ; le capitaine Scipion Nasica (1ère compagnie), né en Corse en 1906, à Bourbach-le-Bas ; Etienne Noirot (7e compagnie), né en 1924 en Côte-d’Or, à Bourbach ; le caporal René Ramaget (CA 2), né en 1926 à Dijon, à Sentheim Bourbach ; Henri Reigney (7e compagnie), né en 1899 en Haute-Saône, à Sentheim Bourbach ; Jacques Robert (CA 1), né en 1923 au Tonkin, à Bourbach-le-Bas ; le sergent Robert Sommet (CA 1), né en 1924 en Côte-d’Or, à Giromagny (des suites de blessures à Bourbach-le-Bas) ; Martin Uldry, à Aichwald ; mais aussi Jean Silvestre, né en 1915 dans les Vosges, le 29 novembre 1944 ; Lucien Moity, né en Côte-d’Or, le 1er décembre 1944 à Bourbach-le-Bas…
Ont également pu être identifiés, grâce à l’inestimable ouvrage de Gilles Hennequin : Stanislas Szurley (corps franc), né en 1926 en Pologne, décédé à Belfort ; André Machin (CA 1), né en 1920 en Saône-et-Loire, mort le 24 mai 1945 à Saulieu (il avait été blessé à Bourbach) ; le capitaine Bernard Giraud (CA 1), né à Talant (21) en 1916, tué à Bourbach-le-Bas ; André Dureuil (CA 1), né en 1925 à Troyes ; Pierre Reynal (CA 2), né en 1923 en Côte-d’Or, tombé en forêt d’Aichwald ; Maurice Gicquel (CA 2), né en 1923 en Eure-et-Loir, tué à Sentheim ; Marceau Garnier (CA 2) ; Raoul Tonnet (7e compagnie), né en 1925 en Haute-Saône, décédés des suites de leurs blessures ; Paul Voituret (7e compagnie), né à Saint-Maurice-sur-Vingeanne (21), tué à Sentheim… Le régiment a donc perdu, ce jour-là, au moins 23 tués, dont cinq officiers !

2 décembre 1944 : la compagnie Ferry, du bataillon de choc Bayard (portant également l'appellation de "3e bataillon de choc") poursuit sa progression sur le col du Hundsruck entamée la veille. Le capitaine Jean Ferry, né en 1910 à Epinal, y est tué d’une balle au cou. Sa compagnie perd également André Brulé, né en 1923 dans l’Yonne (mort le 7 décembre 1944 à Besançon). Elle sera relevée le 6 par des tirailleurs marocains.

2-6 décembre : le bataillon Janson de Sailly opère, jusqu’à sa relève, dans le secteur de Bourbach – Bitschwiller. Il perd, durant cette période, à Bourbach-le-Haut : Pierre Cayol, né en 1921 à Paris (6 décembre 1944), René Chambon, né en 1925 en Seine-et-Oise (le 5), Jean Fromentot (1ère compagnie), né en 1924 dans l’Oise (le 5), Patrick Hussenot Desenonges, né en 1926 à Paris (le 6), Olivier de Lalande, né en 1924 à Paris (le 5)… Parmi les blessés, figure le lieutenant d’Harambure.

3 décembre 1944 : le 1er bataillon/Groupe d’escadrons du Jura (capitaine Pierre Pator) du 1er Régiment de Franche-Comté perd trois tués lors des combats du Hohneck : le lieutenant Marcel Aubert (né en 1922 à Paris), l’adjudant-chef Robert Commarmont, né en 1913 à Lyon, et le soldat André Gros (né en 1924 dans le Doubs, mort le 5 à La Bresse). Le bataillon avait attaqué sous la neige, occupant les casemates du Collet de la Mine, le 3e escadron l’hôtel du Hohneck et repoussant une contre-attaque dans la nuit. Il sera relevé le 6 décembre par le 4e RTT.

Le lieutenant Georges Barbas, né à Paris en 1917, du 3e dragons (FFI du Tarn), est tué le même jour au col du Collet, d’une balle à la tête, ainsi qu’André Gilet, 20 ans, Paul de Lavelle de Choulot de Chabaud-Latour, né en 1921 à Paris, et Gabriel Mahou, né en 1907 en Moselle. Toujours ce même jour, et toujours du même régiment, meurent Georges Cabrol, né en 1924 à Saint-Ornans (sic), tombé au col du Collet, Henri Chaput, né en 1921 à Epinal, mort au Grand-Valtin, André Gau, né en 1922 dans le Tarn, tombé également au Grand-Valtin (tué par éclat d’obus). Par ailleurs, Albert Benoit, né en 1902 dans la Seine, est tué par une rafale d’arme automatique au col de Collet, le 5 décembre 1944, et Jean Bernard, né en 1923 à Mazamet, meurt le même jour à Remiremont, de suites de blessures.
Henri Page, né en 1926 en Haute-Loire, du 8e dragons, tombe bar balle à Heimsbrunn.

Novembre-décembre 1944 : durant toutes ces opérations, nombreux sont les FFI, particulièrement issus de la Division légère de Toulouse, à mourir sur le front des Vosges.
Citons, pour le 3e dragons : Mario Barbagelata, né en 1923 dans l’Hérault, tué par balle le 26 novembre 1944 à Longemer ; pour le 1er bataillon de Toulouse : le 16 novembre 1944, René Auguste, né dans l’Aveyron en 1925, au Tholy ; Roland Thomas, né en 1912 Paris, le 14 novembre 1944 à Bercegoutte ; pour le 51e RI, Georges Bassot, né à Paris en 1922, tué dans la région de Cornimont le 27 novembre 1944 ; pour le 1er régiment de Franche-Comté, Raymond Martin, né en 1921 dans le Doubs, tué le 17 novembre 1944 à Cornimont par obus.

(A suivre)

mardi 13 septembre 2011

Les régiments d'infanterie, 1944-1945

Les régiments de la 20e région militaire reçoivent leurs drapeaux à Nancy, en avril 1945.



Cet article se présente comme un essai de présentation, à l'échelle du bataillon, de l'ordre de bataille de chaque régiment d'infanterie métropolitaine mis sur pied à la Libération. Il sera corrigé et enrichi régulièrement, en fonction des renseignements qui auront été recueillis.




1er RI. Lcl Jean Ribaud, 51 ans, puis Col Maurice Rudloff, 48 ans - 1ère DI, 1ère armée française
. 1er btn. Cdt Pierre Roy. 
. 2e btn. Cdt André d'Aramon.
. 3e btn. Cne Jacques Mazin puis Cdt Paul Vachet. 

3e RIA. Col Joseph Lelaquet, 49 ans - Groupement alpin sud 
. 1er btn. Cdt Rebattet.
. 2e btn. Cdt Pierre de Lestang-Labrousse.
. 3e btn. Cdt Lombard.

4e RI. Col Robert Audry
. 1er btn.
. 2e btn. Cdt Dupin
. 3e btn.

5e RI. Lcl Joseph Emblanc, 46 ans - 10e DI 
. 1er btn. Lcl Huchet
. 2e btn. Cdt Marie Devillars
. 3e btn. Cdt R. Carlot.

6e RI. Lcl Pierre Chambre, 37 ans, puis Col Jean-Marie Reymond - forces françaises de l'Aunis 
. 1er btn. Cne Bernard Tandonnet.
. 2e btn. Cne Pierre Gagnaire.  
. 3e btn. Lcl Auguste Beuvron (Auger).

8e RI. Lcl Robert Noireau (Georges), 32 ans - forces françaises de la Pointe de Grave
. 1er btn. Cne André de Gaudusson.
. 2e btn. Cne Parrot. 
. 3e btn. Cne Roger Sol. 

13e RI. Lcl Sylvain Mingasson, 46 ans - forces françaises de l'Aunis 
. 1er btn. Cdt Victor Vallade. 
. 2e btn. Cdt Raymond Belmont (Martin). 
. 3e btn. Cdt Joseph Santraille. 

14e RI. Lcl Joseph Lique puis Lcl Harry (février 1945) - 36e DI
. 1er btn. Cne Marcel Travers.
. 2e btn. Cdt de Bentzmann.
. 3e btn. Cdt Alfred Tripet.

18e RI. Lcl Durix - 36e DI
. 1er btn. Cne Fausse puis Cne Magne.
. 2e btn. Cdt Henri Pugnaire.
. 3e btn. Cdts Morachini et Noutary.

21e RI. Lcl Charles Fox, 39 ans, puis Lcl Louis Gaultier - 25e DI, forces françaises de Loire-Inférieure
. 1er btn. Cne Louis Rogez.
. 2e btn. Cdt Jean Husband.
. 3e btn. Cdt Robert Lebrun.

23e RI. Col Jean Lacroix puis col Lalande - 10e région militaire, 1ère armée française
. 1er btn. Cdt Marcel Schmidt puis Cne Jean Schlumberger.
. 2e btn. Cdt Maurice Perrino puis Cdt Toussaint Bartoli.
. 3e btn. Cdt Lucien Lang puis Cdt Georges Ledis.

24e RI. Lcl Gabriel Bablon, 40 ans - 10e DI
. Cdt Claveau (bataillon de commandement).
. 1er btn. Cne Jean Lhuillier.
. 2e btn. Cdt Albert Schweitzer.
. 3e btn. Cdt Georges Deynoux.

26e RI. Lcl Louis Bourdillat, 52 ans, puis Col Nicol - 20e région militaire 
. 1er btn. Cne Burlureaux. 
. 2e btn. Cne Thouvenot. 
. 3e btn. Cdt Damance. 

27e RI. Lcl Alfred Sarda de Caumont (Rosette) - 4e DMM, 1ère armée française
. 1er btn. Cdt Deleu 
. 2e btn. Cne Edouard Filarder
. 3e btn. Cne Jacques Lintilhac

32e RI. Lcl René Costantini, 41 ans, puis Lcl Langlet - 25e DI, forces françaises de Loire-Inférieure
. 1er btn. Cdt Raoul Vialle
. 2e btn. Cdt Gabriel Robillard
. 3e btn. Cdt André Demenois

33e RI. Col Léon Gros - 1ère région militaire, Dunkerque 
. 1er btn. Cdt Heduy
 . 2e btn. Cdt Gauthier de Sainte-Marie
 . 3e btn. Cdt Léon Pecqueur puis Cne Helme-Guizon.

34e RI. Lcl Léonce Dussarat (Léon des Landes), 40 ans - forces françaises de la Pointe de Grave

. 1er btn. Cdt Louis Claverie
 . 2e btn. Cdt Tramond puis Cdt Robert Duchez
 . 3e btn. Cdt Maurice Baril puis Cdt Jean Barret

35e RI. Col Henri Manhès puis Col René Coué, 50 ans - 14e DI, 1ère armée française
. 1er btn. Cne Paul Loquin.
. 2e btn. Cdt Olivier Ziegel puis Cne Lucien Rebouillat.
. 3e btn. Cdt Marcel Perreault.

38e RI. Cdt Gauthier - forces françaises de la Pointe de Grave
. 1er btn. Cdt Marcel Vellet puis Cdt Babel.
. 2e btn. Cdt Marc Cottaz
. 3e btn. Cdt Léon Ellissalde (Léon du Blayais).

39e RI. Col Richard

41e RI. Lcl Yvan Duranthon, 47 ans - 19e DI, forces françaises du Morbihan
. 1er btn. Cdt Léon Frémont
. 2e btn. Cdt Eugène Caro.
. 3e btn. Cdt Raymond Le Vigouroux 

42e RI. Lcl Jean Mouzel, 50 ans

43e RI. Lcl Paul Trousseau puis Col Lajouanie - 1ère DI 
. 1er btn. Cdt Moïse Rabineau (Vermot) puis Cdt André Tabouis
. 2e btn. Cdt Jean-Marie Bernard 
. 3e btn. 

46e RI. Lcl Georges Bertrand (mort 4/3/45) puis Lcl Pierre Leroux d’Esneval.
. Btn hors rang. Cdt André Ribault
. 1er btn. Cdt Marie Baylon
. 2e btn. Cdt puis Lcl Charles Gobillard puis Cdt Maximilien Arnoux de Pirey
. 3e btn. Cdt Paul Cheutin

48e RI. Lcl Reymond
. 1er btn. Cne Alcide Cazes
. 2e btn. Cne Fernand Legrain


49e RI. Lcl André Pommiès, 40 ans - 3e DIA, 1ère armée française
. 1er btn. Cdt Gabriel Ballade puis Cdt Lacapelle. 
. 2e btn. Cdt Henri Viard.
. 3e btn. Cdt Dangoumau puis Cne Dazet.

50e RI. Lcl Rodolphe Cézard (Rac), 28 ans - 23e DI, forces françaises de Royan
. 1er btn. Cdt Robert-Pol Dupuy puis Cdt Théophile Plassart. 
. 2e btn. Cdt Roland Clée (Roland). 
. 3e btn. Cdt René Tallet (Violette). 

51e RI. Lcl Raoul Lehagre, 41 ans - Dunkerque 
. 1er btn. Cdt Pierre Bienassis puis Cne Georges Jacquin.
. 2e btn. Cdt André Chaverebière de Sal.
. 4e btn. Cdt Edouard Dewulf puis Cdt François Obin 

57e RI. Cdt Bernard.

60e RI. Lcl Clément Jarry - 1ère armée française
. 1er btn. Cdt Vuillemin puis Cdt Paul Grenier.
. 2e btn. Cdt Pierre Bertin. 
. 3e btn. Cdt Charles Boixeda. 

65e RI. Lcl François Desideri
. 1er btn. Cdt Vacquier

67e RI. Lcl Auguste Bern, 46 ans.
. 1er btn. Cdt Amédée Bouquerel
. 2e btn. Cne Louis Pruvost puis Cdt Cécil Goiran.
. 3e btn. Cne Auguste Le Pape.

71e RI. Lcl Gaston Languillaire, 50 ans - 19e DI
. 1er btn. Cdt Pierre Herault puis Cdt Antonin Bachasse
. 2e btn. Cdt Georges Maffard
. 3e btn. Cdt Joseph Joly (Corsaire)

78e RI. Cdt puis Lcl Jacques Brodhurst, 42 ans.
. 1er btn. Cdt Louis Stoquer
. 2e btn. Cne André Lagary. 
. 3e btn. Cne Jean Hipolite. 

80e RI. Lcl Maurice David (Thomas) puis Lcl André Barbier - 1ère armée française
. 1er btn (ex-Groupe de commandos). Cdt Eugène Brugié puis Cdt Michel Goudinoux. 
. 2e btn. Cdt Yves Testor puis Cne Stéphane Brunet. 
. 3e btn. Cdt Jean Boudet puis Cdt André Négrié. 

81e RI. Col Gilbert de Chambrun (Carrel), 35 ans, puis Lcl Pierre Gauvin.
. 1er btn. Cne Lucien Maury (Franck) puis Cdt Christian Ducrest de Villeneuve.
. 2e btn. Cdt Maurice Allaux. 
. 3e btn. Cdt Victor Meyer puis Cdt Raymond Fournier puis Cdt Louis Lemagny. 

91e RI. Lcl André Germain (Laroche), 36 ans
. 3e btn. Cdt Michel Caillaud 
. 4e btn. Cdt Lebois

92e RI. Col Coulaudon
. 1er btn. Cdt Stéphane Luc-Belmont, 26 ans.

94e RI.

95e RI. Lcl d'Aboville puis Lcl Sausseau

99e RIA. Cdt Hubert de Sury d’Aspremont - détachement d'armée des Alpes
. 1er btn. Cne Maurice Colin 
. 2e btn. Cne Gérard Maury 
. 3e btn. Cne Noël Perrotot 

106e RI. Cdt Emile Alagiraude puis Lcl Raymond Enet
. 1er btn. Cdt Pierre Bouchez puis Cdt Marcel Koch (tué 17/4/45) puis Cne Charmet
. 2e btn. Cdt Robert Zaigue
. 3e btn. Cne Auguste Begey puis Cdt Alfred Hummel (mort 31/10/44)

107e RI. Lcl Charles Frugier - forces françaises de Royan (note : pas de 3e bataillon)
. 1er btn. Cne André Servais.
. 2e btn. Cne Jean-Marcel Lafitte.

108e RI. Lcl Paul Bousquet (Demorny) - 23e DI, forces françaises de l'Aunis
. 1er btn. Cdt Fernand Lesoin.
. 2e btn. Cne Simon Baetz puis Arsène Dumain.
. 3e btn. Cdt René Coustellier (Soleil). 

110e RI. Lcl Reymond puis Lcl Lorillot - 1ère DI, 1ère armée française 
. 1er btn. Cdt de Rincquensen.
. 2e btn. Cdt Cambien
. 3e btn. Cne Courtois.

114e RI. Col Pierre Proust (Chaumette) - forces françaises de l'Aunis
. 1er btn. Cdt Paul Pairault.
. 2e btn. Cdt Roland Biaujou.
. 3e btn. Cdt Aristide Antonin puis Cne André Tollet.

117e RI. Cdt Paul Courtois puis Lcl Geromini.
. 2e btn. Cdt Charles Ballanger.
. 3e btn. Cdt Charles Bernard. 

118e RI. Lcl Baptiste Faucher, 55 ans, puis Col Georges-Régis Jouteau, 51 ans -19e DI
. 1er btn. Cne Louis Le Cléach.
. 2e btn. Cdt Maxime Rideau puis Cdt Robert Geoffroy.
. 3e btn. Cdt Jean Muller.

121e RI. Lcl Bacque.

125e RI. Cdt Ranger puis Cne G. Thiant (Noël)
. 2e btn. Cne Lucien  Barbault
. 3e btn. Cdt Gabriel Thiant puis Cne Robert Tabourdeau

126e RI. Cdt Maurice Passemard (Luzège) puis Lcl Louis Godefroy - 1ère armée
. 1er btn. Cdt Jean Poumarède.
. 2e btn. Cdt A. Mansuy puis Cdt Serge Asher (Ravanel) puis Cdt H. Brochet.
. 3e btn. Cdt G. Besse puis Cdt R. Berenguer.

129e RI. Cdt Fromager puis Lcl Schmuckel.

131e RI. Col René Cohendet, 51 ans, puis Lcl Norbert Durand, 48 ans.
. 1er btn. Cdt Lucien Vel.
. 2e btn. Cdt Jean Poirier.
. 3e btn. Cne Antoine de Layre puis Cdt Raoul Raynaud.

134e RI. Col André Demonet. 
. 1er btn. Cdt Poirel
. 2e btn. Lcl Roland Despains.
. 3e btn. Cdt François Cotti.

137e RI. Col Rauscher.

141e RIA. Lcl Carrias puis Lcl Dusseau.
. 1er btn. Cdt Claude Bonfils.
. 2e btn. Cdt A. Ollier (Ravel)

146e RI. Lcl Joseph Barthelet (Boulaya), 43 ans
. 1er btn. Cdt François Gastaud.
. 2e btn. Cne puis Cdt Raymond Martin.
. 3e btn. Cne René Schneider puis Cne Armilhon. 

150e RI. Cdt (puis Lcl) Elie Laure, 44 ans, puis Lcl Paul Turbet-Delof, 46 ans.
. 1er btn. Cdt Frédéric Remélius (Noël) puis Cdt Cyrille Blangenois puis Cne Félix Mennegand. 
. 2e btn. Cdt Laure puis Cne Geslin.
. 3e btn. Cdt Léon Schott.

151e RI. Col Jaeger (Michelin) puis Col Paul Gandoet.
. 1er btn. Cne Chevallier puis Cdt René Cuenoud
. 2e btn. Cdt Vidal puis Cdt Bernard Cunin. 
. 3e btn. Cdt B. Cunin puis Cdt François Vittori puis Cne de Linarès puis Cne Quincy puis Cdt E. Alix. 

152e RI. Lcl Marcel Colliou.
. 1er btn. Lcl Anselme Erulin puis Cdt Emile Mairal. 
. 2e btn. Cdt Georges Biarez puis Cne J. Kretz. 
. 3e btn. Cdt Paul Cosson puis Cdt Henri Le Monies de Sagazan. 

153e RIA. Lcl Constans

158e RI. Lcl Henri Monnet.
. 1er btn : Cdt Adrien Capin. 
. 2e btn : Cdt Messin puis Cdt Jean Gave. 
. 3e btn : Cdt J. Lambret puis Cdt Louis Dorbes. 

159e RIA. Lcl Lucien Marielle-Tréhouart - 27e DIA
. 1er btn. Cdt André Le Henry.
. 2e btn. Cdt Robert Fauveau.
. 3e btn. Cdt Jean de Lassus Saint-Geniès. 

170e RI. Col Macé
. 1er btn. Cdt Lahourcade
. 2e btn. Cdt Richards
. 3e btn. Cdt Pierre Laborie (Pierrot)

173e RIA. Cdt Arbola


Régiments d'infanterie reconstitués et dissous avant le 8 mai 1945

52e RI. Cdt Henri Lathière 

63e RI. Cdt puis Lcl Clément Bossard, 41 ans - forces françaises de Loire-Inférieure
. 1er btn. Cdt Jean Deniel
. 2e btn. Cdt Gilbert Lavrat.
. 3e btn. Cdt Delacroy

68e RI

86e RI.
. 1er btn. Cdt Albert Cohalion
. 2e btn. Cdt Alix Hoareau 

90e RI. 

123e RI. Lcl A. Bouvron - forces françaises de l'Aunis (devient III/6e RI)
. 1er btn. Cdt Pierre Cottu
. 2e btn. Cne Louis de Fombelle puis Cdt Wagner

135e RI. Cdt puis Lucien Blanche - forces françaises de Loire-Inférieure (versé 1er RH)
. 1er btn. Cne Donald de Rochecouste
. 2e btn. Cdt Legrand 

138e RI. Cdt Paul Vergnenaigre, 35 ans - 12e région militaire

278e RI. Lcl Boussin - 12e région militaire