![]() |
| Lors de la visite à Valdahon (Doubs) de Winston Churchill, dont la fille est la marraine de la brigade. (Photo ECPA-D parue sur le site Chemins de mémoire). |
La colonne R3 est formée par la réunion de FFI de la Région 3 (Montpellier). Elle est sous les ordres du lieutenant-colonel Maurice David, alias Thomas (avocat venu des FFI de Haute-Lozère), à compter du 7 septembre 1944. Cet officier aura pour adjoint le commandant Bernard Bonnafous (Richard), ex-chef des FFI de l’Aveyron.
Cette colonne est composée des unités suivantes :
. le 1er bataillon de l’Aude est aux ordres du commandant Roger Monpezat (Roger), 45 ans, ancien chef du Corps franc de la Montagne Noire, corps franc dont ce bataillon est issu en partie (avec la compagnie du capitaine Marius Olive, dit Simon, du maquis de Picaussel). Une fraction du bataillon, sous les ordres du capitaine Bernard Jouan de Kervanoael, formera le 1er escadron du 8e régiment de dragons. D’autres éléments constituent la compagnie Olive (7e du II/80e RI).
. le 1er Bataillon de l’Hérault du commandant Jean Boudet. Il reçoit notamment des éléments (deux compagnies) du maquis Bir-Hakeim, la compagnie du capitaine Grandidier… Le capitaine François Rouan (Montaigne) en fait également partie. Comptant 662 hommes en septembre 1944, il quitte l’Hérault le 14 septembre 1944. Cantonné la semaine suivante à Longeault (Côte-d’Or), il est versé dans le bataillon Hérault-Lozère de la brigade, puis au III/80e RI.
. le Bataillon des Cévennes ou 2e bataillon du Gard ou Bataillon Bombyx du commandant Dominique Magnant (Bombyx), polytechnicien, chef d’état-major des FFI du Gard. Unité CFL formée à Nîmes, forte de 570 hommes, on y retrouve le commandant Gomez, adjoint, les capitaines Ferdinand Gaillard, Louis Brochard, Régné (2e compagnie), Jacques Dürlemann alias Cavalier (3e compagnie), Louis Debroas (4e compagnie), le lieutenant Desveaux (CHR). Il est versé dans le groupe de commandos du Languedoc (futur I/80e) le 15 octobre 1944 avec le 3e bataillon ORA de l'Aveyron.
. le 3e bataillon de l’Aveyron du commandant Eugène Brugié (capitaine en 1939, futur lieutenant-colonel) – à ne pas confondre avec Michel Bruguier, alias commandant Audibert, chef du bataillon du Gard. Unité ORA mise sur pied à Rodez, le bataillon part le 30 septembre 1944 pour Dijon. Versé au groupe de commandos du Languedoc (il forme le 4e commando le 15 octobre 1944), il devient 1er bataillon (Brugié) de la BLL (puis I/80e).
. le 2e bataillon de l’Aveyron du commandant Yves Testor (1908-2004), médecin à Séverac, chef du maquis Arête-Saules. Il devient II/BLL le 15 octobre 1944 puis est versé au II/80e.
. le Bataillon de Haute-Lozère du lieutenant-colonel David alias Thomas (puis chef de la colonne le 7 septembre 1944), puis du commandant Louis Ackermann (Petit-Louis). Formera le bataillon hors-rang de la BLL.
. le 1er bataillon de l’Aveyron du capitaine Pierre Monteil (Jean-Pierre), chef du maquis Jean-Pierre. Quittant Rodez mi-septembre 1944, avec le 2e bataillon Testor, pour Lapalisse (Allier), il est versé au II/80e.
. le 1er bataillon du Gard du commandant Vergne (Tigre). Unité FTP.
14 septembre 1944 : le 1er bataillon de l'Hérault fait mouvement vers la Bourgogne. Les FFI du maquis Jean-Pierre (1er bataillon de l'Aveyron) gagnent Clermont-Ferrand, transportés par trois camions. Le lendemain, ils se dirigent vers la Côte-d'Or, cantonnant à Remilly-sur-Tille et Is-sur-Tille.
17 septembre 1944 : le 1er bataillon de l'Aude part pour la Bourgogne.
30 septembre 1944 : le 3e bataillon de l'Aveyron, formé à Rodez, prend la direction de Dijon.
3 octobre 1944 : le Bataillon des Cévennes quitte Nîmes pour Dijon dans les wagons de deux trains. Il arrive en Côte-d’Or le lendemain.
15 octobre 1944 : la colonne se transforme en Brigade légère du Languedoc, qui doit initialement être composée d'un groupe de reconnaissance, un groupe de commandos (GC), trois bataillons et une compagnie de transport. Le GC, fort de 1 203 hommes, est confié au commandant (puis lieutenant-colonel) Brugié, Magnant étant son second, le capitaine Gaillard son adjoint, Gomez le chef du commando d’accompagnement, assisté par Dürlemann, le capitaine Debroas commande un des trois commandos. Les effectifs de la BLL sont de 2 500 à 2 800 hommes selon le Service historique de la Défense.
21 octobre 1944 : les ex-FFI du maquis Jean-Pierre sont instruits à compter de ce jour, jusqu'au 30 novembre 1944, au camp de Valdahon (Doubs).
23 octobre 1944 : le groupe de commandos est transféré à Valdahon pour instruction.
13 novembre 1944 : la BLL, qui a pour marraine Mary Churchill, est passée en revue par le général de Gaulle, accompagné du général de Lattre et de Winston Churchill.
Au combat
24 novembre 1944 : la BLL est rattachée à la 9e division d’infanterie coloniale. Ce jour-là, elle épaule le II/6e RIC lors du dégagement de la RD 24, entre la route Réchesy-Pfetterhouse et la frontière suisse. Le
JMO du groupe de commandos raconte : « L'attaque commence
à 9 h par une préparation d'artillerie. Départ de l'attaque […] des lisières
de Réchésy. Traversée sans difficulté de la prairie entre le village et le bois. Le
1er commando longe la route, le 3e longe la frontière, le 2e entre eux. Le 4e
commando établit une base de feux à la lisière du village. Le 1er commando
progresse sans difficulté jusqu'à [Pfetterhouse]. Les 2e et 3e rencontrent une
forte résistance appuyée à la frontière suisse, avec FM et fusils anti-chars. A
midi, le 3e commando se replie afin d'éviter un bombardement par la fenêtre
suisse. A 14 h, l'opération étant terminée par ailleurs, le 3e commando reçoit
l'ordre d'attaquer de nouveau, appuyé à droite par le 4e commando qui n'a
pas encore été engagé. A 14 h 30, la frontière suisse est atteinte sans
résistance dans toute sa longueur. On apprend des garde-frontières suisses que
120 Allemands ont été internés dans la matinée et 150 vers 12 h. Pertes :
cinq blessés. Le groupe de commandos cantonne de nouveau à Réchésy. »
25 novembre 1944 : la Brigade légère du Languedoc
se porte sur Hésingue. Elle est rattachée au 6e RIC dont la mission est de tenir le
secteur de Saint-Louis à Kembs. Son PC est à la mairie de Hésingue, celui du groupe de commandos à la gendarmerie de Hésingue.
26 novembre 1944 : le 3e commando du commandant Louis
Debroas, qui est à Blotzheim-La Chaussée, est relevé par le
II/BLL. Il retrouve le groupe de commandos à Saint-Louis,
commune libérée le 20 novembre 1944. La journée est aussi marquée par une attaque des points d'appui tenus par les 1er et 2e commandos. Ces mouvements sont stoppés par des tirs d'arrêt, mais le sous-lieutenant Saillard reçoit une blessure par balle à la poitrine. Une autre victime est enregistrée à la brigade : Marceau Dubois, né à Carcassonne en 1905.
29 novembre 1944 : préparatifs de l'attaque de Village-Neuf par le I/6e RIC et la BLL. Dans la nuit du 29 au 30, le 2e bataillon (Testor) occupe Rosenau. Les commandos sont disposés à Michelfelden et Saint-Louis.
30 novembre 1944 ; attaque du pont de Village-Neuf qui est défendu. JMO du Groupe de commandos : "Après deux tentatives infructueuses, et avec l'appui de deux tanks destroyers, la section Cailholl réussit à franchir le pont vers midi. Le 2e
commando fait la jonction avec le II/6e RIC venu de Rosenau sur Village-Neuf. Combat très dur dans le village, où l'ennemi est retranché dans de nombreuses maisons. Le village est nettoyé vers 15 h. Certains éléments
atteignent le Rhin et avancent en direction de Huningue". Au II/BLL, un chef de section, le sous-lieutenant Jean
Pierre Douzou, de Millau (Aveyron), et le jeune soldat Manuel
Soller, âgé de 16 ans (il est originaire de Salmiech), ont été tués, le
premier vers une usine, le second sur le canal. Au total, 100 prisonniers sont à mettre au crédit de la brigade, au prix de quatre ou cinq tués (dont Robert Bourdoncle, 18 ans), une vingtaine de blessés.
1er décembre 1944 : au matin, le 2e commando (commandant Lucien Bénézit) et le II/6e RIC occupent par le nord Huningue
évacué, le groupement du lieutenant-colonel Alfred Silbert (commmandant en second de la brigade) par le sud, le 1er commando (commandant Michel Goudinoux) par
l'ouest. Durant ces deux jours de combats, la brigade a perdu huit
tués, selon le sous-lieutenant André Souyris-Rolland (du 2e
bataillon), parmi lesquels le soldat Roger Bichindaritz (né à Biarritz en 1920, décédé à Blotzheim).
Pour la BLL, c'est le début d'une longue période de
position sur le Rhin. Elle a son PC en mairie d'Hésingue, le
service de santé du médecin-commandant Manquené (Denis),
un officier issu du Corps franc de la Montagne Noire, est à
Hégenheim, le PC du groupe de commandos – qui deviendra 1er
bataillon de la BLL le 4 décembre 1944 – est à Saint-Louis. Le I/BLL
est chargé de défendre le quartier de Huningue, le II/BLL celui
de Village-Neuf - Rosenau. Ce temps de faction sera marqué,
pour l'unité, par de nombreuses pertes, dues aux tirs ennemis
(artillerie, mortiers, armes automatiques) venant de l'autre rive.
2 décembre 1944 : le lieutenant Jacques (1er commando) est
blessé.
12 décembre 1944 : c'est au tour du sous-lieutenant Petit (3e
compagnie) d'être touché à la jambe.
Décembre 1944 : le chef de bataillon Goudinoux, chef de commando, prend la tête du groupe de commandos, à la place du lieutenant-colonel Brugié, et le 26 décembre 1944, Magnant quitte la BLL pour l’état-major de la 1ère armée française.
14 décembre 1944 : Paul Lourdon, né en 1925 dans l'Aveyron, meurt en service commandé à Schlierbach.
17 décembre 1944 : le III/BLL (Bataillon Hérault-Lozère) relève le II/BLL en forêt de la Hardt, entre Kembs et Nieffer exclus. Les points d'appui sont commandés par le capitaine Emile Perez, le lieutenant Paul Peyfaure, le sous-lieutenant Deparis...
17 décembre 1944 : le III/BLL (Bataillon Hérault-Lozère) relève le II/BLL en forêt de la Hardt, entre Kembs et Nieffer exclus. Les points d'appui sont commandés par le capitaine Emile Perez, le lieutenant Paul Peyfaure, le sous-lieutenant Deparis...
25 décembre 1944 : André Baudasset, né en 1926 à Clermont-l’Herault, caporal au 3e bataillon, est tué en forêt de la Hardt par balle, ainsi que le lieutenant Emile Lavigne.
30 décembre 1944 : le soldat Jean Frontère, du III/BLL, est tué par balle.
30 décembre 1944 : le soldat Jean Frontère, du III/BLL, est tué par balle.
1er janvier 1945 : blessé à Village-Neuf, le capitaine Henri Cailhol, né en 1919 à Aurillac, du 2e commando, meurt à Altkirch.
2 janvier 1945 : Armand Martin (III/BLL) est tué par balle.
2 janvier 1945 : Armand Martin (III/BLL) est tué par balle.
3 janvier 1945 : Joseph Rafart, né en 1923 dans l'Aude, est tué à Blotzheim-La Chaussée.
4 janvier 1945 : Alphonse Foltin, né en 1922 en Pologne, meurt à Altkirch des suites de blessures, le soldat Jean Caserivière est tué par un éclat de mortier, le jour d'une attaque allemande sur Kembs.
8 janvier 1945 : la BLL devient 80e RI FFI ou 1er régiment du Languedoc. Au sein des 1ère et 2e compagnies figurent des anciens du maquis de l'OMA de l'Aveyron.
Le régiment reste sous les ordres du lieutenant-colonel David (Thomas), puis, à partir du 21 février 1945, sous ceux du lieutenant-colonel André Barbier. Il a pour commandant en second le commandant Pierre Bichot (ancien du Groupement 23 des Chantiers de jeunesse), pour chef d'état-major le commandant L. Bénezit.
Ordre de bataille du régiment
I/80e RI, Cdt M. Goudinoux
. CCB, Ltn André Bertrand
. 1e cie, Cne Charles Delmas. Cet officier vient du maquis des Corsaires (ex-maquis de Mandagout).
. 2e cie, Cne Pierre Guignette (ex-2e cdo, auparavant commandé par le Ltn Laurens)
. 3e cie, Cne Louis Debroas puis Ltn Jacques Valenty
. 4e cie, Ltn Eugène Gravil
. 5e cie, Cne Jacques Dürlemann
II/80e, Cdt Yves Testor (ex-chef du maquis Arête-Saules puis du 2e bataillon de l’Aveyron) puis Cne Stéphane Brunet (issu du maquis Arête-Saules)
. adjoint, Cne S. Brunet
. CCB, Cne Henri Solanet (ex-chef du maquis Péguy puis versé au maquis Arête-Saules)
. 6e cie, Cne Sylvain Diet puis Ltn André Rudelle
. 6e cie, Cne Sylvain Diet puis Ltn André Rudelle
. 7e cie, Cne M. Olive dit Simon (issu du maquis de Picaussel)
. 8e cie, Cne Pierre Monteil (ex-chef du 1er bataillon de l'Aveyron après Richard)
. 9e cie, Cne René Costecalde
. 10e cie, Cne Pierre Dejean
III/80e : Cdt J. Boudet (ex-chef du 1er bataillon de l’Hérault) puis Cdt André Négrié
. CCB, Ltn Ernest Granier
. 11e cie, Ltn Pierre Peyfaure
. 12e cie, Cne Emile Perez
. 13e cie, Cne Astor Formichi puis Ltn Henri Gelly
. 14e cie, Cne Henri Grandidier (ex-chef de compagnie au 1er bataillon de l’Hérault).
Le régiment sera renforcé par 250 hommes d'un bataillon FFI de l'Aveyron et de l'Aude, par 100 hommes du bataillon de volontaires de l'Hérault.
10 janvier 1945 : Claude Folhem, né à Metz en 1925, est tué dans l'île de Niederau.
11 janvier 1945 : Paul Dvorok est porté disparu à Huningue.
13 janvier 1945 : le sergent-chef Albert Sarter, né en 1902 en Moselle, issu du maquis Jean-Pierre, est tué à Blotzheim.
14 janvier 1945 : le II/80e RI est en position dans la forêt de la Hardt.
15 janvier 1945 : le soldat Joseph Allery (ex-maquis Jean-Pierre), du II/80e RI, né en 1919 à Nantes, meurt à Altkirch des suites de blessures.
16 janvier 1945 : Léon Firmihac, né en 1923 dans l'Aveyron, issu du maquis Jean-Pierre, est tué par éclats de mortiers à Schlierbach.
17 janvier 1945 : le sergent René Pascal, issu du maquis Jean-Pierre, est tué par balle dans la Hardt.
19 janvier 1945 : le III/80e RI FFI est relevé par le II/81e RI.
19 janvier 1945 : le III/80e RI FFI est relevé par le II/81e RI.
20 janvier 1945 : le II/80e est relevé, et part au repos. Un de ses hommes issu du maquis Jean-Pierre, le soldat Marquis, a été tué lors de son séjour. Pierre Dalarun (3e compagnie), né en 1926 dans la Manche, est tué à Village-Neuf par balle. Il s'agit sans doute du sergent vers qui le sergent infirmier Jacques Heran (futur professeur à la Faculté de médecine de Strasbourg) s'est porté au secours. Le sous-lieutenant Baldi, de la 1ère compagnie, est fait prisonnier ce jour-là.
21 janvier 1945 : Marcel Grimonprez, né en 1910 en Belgique, est tué par balle. Il était lieutenant dans la 3e compagnie du régiment.
23 janvier 1945 : Antonin Rocamora, né en 1927, est tué par balle à Huningue.
25 janvier 1945 : le 80e RI subit plusieurs pertes. Le Lithuanien Victor Bukankies, né en 1924, est tué sur une mine lors d'une patrouille à Blotzheim, ainsi qu'Aimé Dedieu, né en 1925 dans le Tarn-et-Garonne. Léon Catala, né en 1924 à Rodez, meurt à Kembs, de même qu'Emilien Eychenne, né en 1917 dans le Tarn, tué par mine, et Armand Griffouliere, né en 1925 dans l'Aveyron. Bernard Epiais, né en 1923 à Blois, meurt noyé dans le Rhin à Rosenau.
1er février 1945 : le lieutenant Gérard Annonier, né en 1915 en Vendée, ancien chef de corps franc en Lozère et officier au I/80e, est tué par des guetteurs français à Huningue.
12 février 1945 : René Meyrueix, né en 1926 dans le Gard, est tué par balle à Huningue.
15 février 1945 : Raymond Bazin, né en 1906 dans l'Aisne, meurt des suites de blessures à Altkirch.
20 février 1945 : Alfred Lavieille, né en 1926 dans l'Aveyron, meurt de suites de blessures dans le Haut-Rhin.
23 février 1945 : Henri Anglade, né en 1923 en Haute-Loire, est tué par balle à Huningue.
25 février 1945 : Maurice Lambert, né en 1927, meurt des suites de blessures.
3 mars 1945 : Louis Querbes, né en 1924 dans l'Aveyron, est tué par balle à Huningue.
4 mars 1945 : Louis Tornero, né en 1921 dans l'Hérault, meurt des suites de blessures à Mulhouse.
5 mars 1945 : René Corredor, né en 1925 à Rodez, meurt à Rosenau, l'aspirant Fusil (1ère compagnie) est touché à l'épaule.
16 mars 1945 : Henri Michel, né en 1923 dans le Gard, est tué à Huningue par balle. Date de recréation officielle du 80e RI.
19 mars 1945 : le III/80e RI remonte en ligne, relevant des tirailleurs algériens entre Kembs et Blofzheim.
19 mars 1945 : le III/80e RI remonte en ligne, relevant des tirailleurs algériens entre Kembs et Blofzheim.
23 mars 1945 : François Soto, né en 1925 dans le Gard, meurt à Village-Neuf par accident.
25 mars 1945 : le caporal Jacques Tonnelier (ex-maquis Jean-Pierre), né en 1924 à Mirecourt, est tué par ballen Auguste Wartlolff (III/80e RI), 25 ans, est mortellement
blessé.
30 mars 1945 : Jacques Raclet, né en 1928 à Paris, meurt à Mulhouse des suites de blessures.
1er avril 1945 : le sous-lieutenant Jean Burgin (4e compagnie du I/80e
RI) est blessé.
3 avril 1945 : Angelo Lentini, né en 1924 en Algérie, est tué à Niederau-Woerth. Le sergent Roger Puech, né en 1923 dans l'Aveyron, est tué.
7 avril 1945 : Maurice Fournie, né en 1921 dans l'Hérault, meurt à Kembs.
8 avril 1945 : Italo Bruzzechesse, né en 1925 dans le Tarn, est tué par éclat de mortier dans l'île de Niederau.
9 avril 1945 : André Cabrolier, né en 1923 dans l'Aveyron, et Maurice Garrigues, né en 1921 à Paris, issus du maquis Jean-Pierre, sont tués dans l'île de Niederau-Woerth.
18 avril 1945 : l'aspirant Bernard Delpech, 29 ans, est tué par balle à Zillisheim.
19 avril 1945 : Joachim Loupias, né en 1925 dans l'Aveyron, est tué par balle à Blodesheim.
23 avril 1945 : André Passet, né en 1926 dans l'Hérault, meurt à Village-Neuf. Depuis la mi-novembre 1944, la BLL/80e RI a donc perdu au moins une cinquantaine de tués. Quinze reposent dans le cimetière d'Hésingue.
24 avril 1945 : le I/80e RI franchit le Rhin à Kembs, avant de regagner Mulhouse. La 14e compagnie (capitaine Grandidier) réalise une opération de franchissement en un autre lieu du fleuve.
1er mai 1945 : le régiment retourne en Allemagne, pousse jusqu'à Pforzheim puis Stuttgart.
Sources principales : SHD : archives de la Brigade légère du Languedoc/80e RI. GR 12 P 16 - Archives départementales de l'Hérault : journal de marche du 1er bataillon de la Brigade légère du
Languedoc/80e RI, 228 J 40 - SOUYRIS-ROLLAND (André), Les Forces françaises de l'intérieur du
Languedoc-Roussillon, 1997 - Mémoire des hommes.

Recherche renseignements sur mon père le capitaine "Dicky" Richard Misson qui a du faire partie de cette brigade à sa création. Merci
RépondreSupprimerRecherche renseignements sur mon grand père le Michel Orloff qui a du faire partie de cette brigade à sa création. Merci
RépondreSupprimerRecherche renseignements sur mon grand père le Michel Orloff qui a du faire partie de cette brigade à sa création. Merci
RépondreSupprimerBonjour,
RépondreSupprimerdocument intéressant, mon grand père Raoul VIELZEUF a appartenu au 1/80 venant du bataillon des Cévennes.
Son meilleur ami est mort au combat après le 14/09 (photo de celui-ci datée), je n'ai hélas que son nom de guerre (Fredy)
Je ne connais pas vos sources, a priori il n'y a pas de JMO.
Si vous avez des informations je suis preneur.
cordialement
Bonjour. Le Service historique de la Défense à Vincennes conserve le JMO du 3e bataillon, mais effectivement pas celui du 1er. Ce document est complet mais ne précise pas les surnoms ou noms de guerre des FFI. Cordialement.
SupprimerBonjour à tous
RépondreSupprimerJe recherche des informations sur mon grand père Doulaud Fernand né le 04/05/19 a Vallabrègues FFI ALIAS PONTIS
Ayant intégré la BLL le 1/11/44
Affecté au 80 RI 1er bataillon le 10/01/45
Possible de m’envoyer mail sur : laurentsimon7@aol.com
Merci d’avance pour vos réponses
AVEZ VOUS DES INFOS SUR LE GROUPE SAMSON (Séte) Intégré à la DLL ?Merci
RépondreSupprimerbonjour à tous, recherche plus d'informations sur mon père: Noël GAYMAY? ouvriers des mines, décédé à ce jour , ayant fait partie du 3 ème bataillon. j'ai son petit journal mensuel de marche, mais succint. On ne sait jamais ! Merci beaucoup.
RépondreSupprimer